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Première Communion 2015

 

26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 15:27

DSCF0009.JPG Liberté, indissolubilité, fidélité et ouverture au don de la vie : les piliers du mariage chrétien, par Mgr Thomazeau, évêque émérite de Beauvais, ancien président de la Commission épiscopale de la famille. 

Liberté, indissolubilité, fidélité et ouverture au don de la vie doivent figurer dans la déclaration d'intention des futurs époux.

Liberté

Un mot qui surprend. L'idée que l'Eglise défende la liberté ne correspond pas à l'image que les médias véhiculent. Qui surprend aussi parce que l'on pense volontiers qu'aujourd'hui, où les contraintes sociales ne pèsent plus sur le mariage, les jeunes sont tout à fait libres.

Erreur ! Au cours de l'histoire, l’Église a toujours défendu la liberté d'engagement des époux, et notamment des femmes. Le respect de la liberté est important car l'homme est à l'image de Dieu, et Dieu nous aime en nous laissant libres. Jésus propose au jeune homme riche de le suivre, il ne l'oblige pas. "Tout homme est une histoire sacrée", parce que c'est une histoire d'amour. Si nous essayons de nous aimer à la manière de Jésus-Christ, ce sera avec un infini respect de l'autre et de sa liberté.

Cette liberté comporte une exigence de vérité. "La vérité vous rendra libre", dit saint Jean. Il m'est arrivé de conseiller à une jeune fille de confier à son futur époux qu'elle avait subi une IVG. Cela a été dur mais fructueux ; ils ne sont pas partis ensemble sur un non-dit.

La liberté n'est pas toujours bien éclaircie chez ceux qui demandent le sacrement de mariage. Le manque de liberté - le plus souvent par immaturité - est le motif le plus fréquent de déclaration de nullité par les tribunaux ecclésiastiques. Des jeunes peuvent avoir des sentiments mais être incapables de réaliser ce qu'est un engagement.

La formule d'échange des consentements n'est pas "M'aimes-tu ?", mais "Veux-tu me prendre pour époux ?" Il y a échange d'un vouloir libre. Il ne s'agit pas de beaux sentiments mais d'une volonté. Bismark écrivait à sa jeune épouse : "Je ne vous ai pas épousée parce que je vous aimais, mais pour vous aimer".

Pour vérifier que cette liberté existe, je reçois toujours le garçon et la jeune fille séparément, une ou deux fois. Si, par exemple, ils attendent un enfant, je dois vérifier si la fille n'est pas contrainte à se marier parce qu'elle se sent en situation de détresse, et si le garçon ne prend pas sa décision uniquement par devoir. Si c'était le cas, je lui conseillerais de reconnaître l'enfant mais pas le sacrement de mariage.

Au cours de la préparation au mariage, on perçoit aussi des peurs : celle de rester seul, ou celle de se tromper.

Indissolubilité

Un mot qui pèse lourd quand on pense que l'on s'est trompé et que l'on divorce car on ne peut pas se remarier à l'Eglise. Un mot pourtant porteur de sens. L'indissolubilité va de pair avec la fidélité. C'est un terme juridique, mais il dit aussi que l'homme, à l'image de Dieu, est capable de s'engager pour toujours. On ne se donne pas en pièces détachées et pour un temps.

Ce n'est pas un contrat, mais un pacte d'alliance, à l'image de l'union de Dieu avec son Peuple et du Christ avec l’Église. A l'image de Jésus qui a aimé jusqu'au bout, jusqu'à donner sa vie.

Fidélité

Un mot qui ne rime pas avec immobilité mais avec créativité. Fidélité vient de confiance. La fidélité n'est pas craintive. Il ne s'agit pas de préserver une flamme fragile. Elle est créativité. La fidélité n'est pas figée. La meilleure preuve, je l'ai souvent observée chez des jeunes : dès qu'ils s'aiment, ils se transforment et se font grandir l'un l'autre. Il y a éclosion d'une nouvelle fraîcheur, jaillissement créateur. La fidélité, ce n'est pas camper sur place mais avancer ensemble jusqu'au soir de la vie. "Être saint, c'est avoir beaucoup changé", l'un avec l'autre, l'un par l'autre. 

La fidélité n'est pas crainte du péché mais désir créateur de rendre l'autre heureux. La fidélité que propose l’Église, loin d'être un carcan, signifie une espérance de bonheur durable. Mais la fidélité passera inévitablement par le pardon, signe de résurrection.

Que de fois ai-je été témoin des merveilles du pardon ! Ma mission de prêtre et d'évêque, ce n'est pas de dénoncer, mais d'annoncer la bonne nouvelle du mariage. Jésus nous montre l'étoile et il ne faut pas la perdre parce que c'est le signe de ce pour quoi nous sommes faits, au-delà de nos erreurs.

Je me souviens d'une femme qui avait eu beaucoup d'aventures éprouvantes et destructrices et qui tenait à se marier en robe blanche. C'est beau, car cela signifie : "J'ai été blessée, mais j'ai une autre vocation". Ce n'est pas parce que vous avez un lourd passé que vous n'avez pas d'avenir. Il faut savoir se pardonner à soi-même, et le fait que l'autre croit en vous, par amour, y aide.

Ouverture au don de la vie

Des mots qui ne signifient pas que l'Eglise est nataliste. On se marie d'abord pour être heureux, mais au cœur de cette union, il y a le mystère de transmission du don de la vie. J'y retrouve encore l'idée de l'homme créé à l'image de Dieu et appelé à être créateur.

Sauf des cas très rares, un garçon et une fille qui s'aiment désirent se donner ce bonheur de l'enfant. A condition de ne pas s'habituer à l'égoïsme à deux. Il m'est arrivé de ne pas pouvoir célébrer le mariage religieux d'un couple car le garçon, encore marqué par la mort brutale de son père dans un accident, refusait l'enfant ; mais j'ai tenu à aller à leur mariage civil.

Par contre, il n'y a pas d'obstacle au mariage d'un couple où l'un des deux sait qu'il ne pourra pas avoir d'enfant, s'ils sont d'accord l'un et l'autre pour assumer ce handicap. L'adoption leur est ouverte. On voit beaucoup de belles choses au milieu des épreuves, et le prêtre que je suis aime en rendre grâce.

Mgr Guy Thomazeau, évêque émérite de Beauvais, ancien président de la Commission épiscopale de la famille ; juillet 2003

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 15:16

obseques-sans-pretre.jpgDes laïcs conduisent des funérailles. Certaines familles perçoivent alors la cérémonie comme un enterrement "au rabais". Est-ce juste ? Que dire pour les rassurer ? La réponse du P. Sébastien Antoni, assomptionniste, avec Béatrice de Marignan - PSL de Lyon.

Beaucoup de familles en deuil pensent que la célébration de l’enterrement de leur proche faite sans prêtre aurait moins de valeur faite par un laïc. Qu’en est-il ?

La pastorale des funérailles est un service, une mission qui appartient à toute l’Eglise. A ce titre, c’est toute la communauté ecclésiale qui est concernée. Tous les membres de la communauté, prêtres et laïcs, sont qualifiés pour témoigner de la compassion de l’Eglise et de son espérance. 

Ce n’est pas la pénurie de prêtres disponibles pour cette pastorale qui oblige l’implication des laïcs, diacres permanents ou religieuses. Leur engagement n’est pas une suppléance, mais se fonde sur leur baptême ! 

Le concile Vatican II précise dans Lumen Gentium, n°10 : "Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, qui ont entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre : l’un et l’autre, en effet, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ".

Des laïcs dans les "équipes funérailles" des paroisses

Les membres des équipes funérailles délégués à la conduite de funérailles n’interviennent pas dans cette pastorale comme des voisins ou des amis, mais comme des membres de la communauté chrétienne, mandatés par elle pour ce service.

Toute la communauté chrétienne porte le souci d’une vraie compassion humaine et chrétienne et de l’annonce de l’espérance chrétienne. Certains laïcs sont tout spécialement chargés de cette mission auprès des familles. Cette mission ne remplace pas celle du prêtre, mais elle la complète avantageusement.

On entend dire que la présence d’un prêtre est importante lors des funérailles considérées comme un moment privilégié, pour les personnes loin de l’Eglise, pour prendre ou reprendre contact avec des chrétiens, et ainsi de faire un pas vers le Christ.

Cet argument est à prendre en compte, mais il pourrait laisser entendre que la parole et le témoignage du prêtre ont plus de poids que celles d’un laïc. Ce n’est pas juste. Le témoignage du laïc n’est pas de moindre importance que celui du prêtre, surtout quand le laïc se présente comme délégué, envoyé en mission pour ce service d’Eglise par son curé.

Dans son Exhortation Apostolique Les fidèles laïcs, Jean-Paul II écrit : "La mission salvifique de l’Eglise dans le monde est réalisée non seulement par les ministres qui ont reçu le sacrement de l’ordre, mais aussi par tous les fidèles laïcs : ceux-ci en vertu de leur condition de baptisés et de leur vocation spécifique participent dans la mesure propre à chacun, à la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ." Le pape continue : "Les pasteurs, en conséquence doivent reconnaître et promouvoir les ministères, offices et fonctions des fidèles laïcs, offices et fonctions qui ont leur fondement sacramentelle dans le baptême, la confirmation et de plus pour beaucoup d’entre eux dans le mariage."

On peut dire ainsi que les laïcs qui conduisent des funérailles participent, au nom de leur baptême et de leur confirmation au ministère du prêtre, mais n’agissent pas de la même manière.

Principes pour la conduite des célébrations

Même en l’absence de ministre ordonné, les célébrations de funérailles sont toujours reliées au sacerdoce ministériel.  La délégation de laïcs signifie que le ministère exercé, la conduite de funérailles, n’a pas d’existence autonome, mais qu’il n’existe que relié à celui du ministre ordinaire, le prêtre.

Il est nécessaire de clarifier le langage : Seul un ministre ordonné préside une célébration. Ordonné pour représenter le véritable "chef" de l’Eglise : Christ lui- même. Seul le ministre ordonné a reçu la charge de présider in persona Christi, c'est-à-dire au nom du Christ.

Nous ne pouvons donc pas parler de "présidence" pour un laïc, mais de "conduite". Délégués par le curé, les laïcs qui conduisent les célébrations des funérailles sont des baptisés, membres de l’assemblée chrétienne. C’est pourquoi ils ne se substituent pas à leur pasteur mais sont en lien étroit avec lui.

Il est très souhaitable qu’ils aient suivi une formation spécifique pour la conduite des funérailles et qu’ils participent autant que possible à la rencontre avec la famille en deuil.

La célébration

Au début de la célébration, il est recommandé de prévoir quelques mots tels que : "Au nom de la communauté chrétienne de X., en union avec le prêtre qui a la charge de l'accompagner, et qui n'a pu être présent aujourd'hui, nous nous rassemblons dans cette église pour un temps de recueillement et de prière." C’est une manière de bien signifier le lien à la paroisse, à la communauté chrétienne et au curé. C’est dire que l’on n’intervient pas en son nom propre mais au nom de cette communauté chrétienne.

Les laïcs qui conduisent les célébrations ont un rôle particulier et irremplaçable dans l’ordre de l’appel universel à la sainteté (cf. Lumen Gentium n°39-42). Après la proclamation de la Parole de Dieu, ils font un commentaire de cette Parole : une petite catéchèse – qui n’est pas une homélie ni un panégyrique du défunt, ni une exhortation – sur la finalité de la vie chrétienne, le sens de la vie sacramentelle (et spécialement du baptême et de l’eucharistie, le sens de la prière pour les défunts, l’espérance de la résurrection des morts et de la vie du monde à venir…)

A l’intérieur même de la célébration, chaque étape permet une progression de l’assemblée, une sorte de pèlerinage du lieu où repose le défunt au lieu de sa sépulture, en passant par le lieu de la célébration, pour parvenir à l’espérance de revoir celui que le Père conduit jusqu’à lui.

La célébration possède ainsi une dynamique dont il est nécessaire de maintenir l’unité. Le garant de cette unité est le laïc qui conduit la célébration. Il est donc important que sa place soit visible et qu’il soit le seul à conduire la prière de l’assemblée. Cela n’empêche nullement d’autres membres de l’équipe funérailles ou la famille de lire la Parole de Dieu (sauf l’évangile), la prière universelle, le mot d’accueil.

Il évoluera dans le chœur, mais ne s’installera pas au siège de présidence, ne parlera jamais depuis l’autel et à l’ambon s’en tiendra à la proclamation de la parole. Pour qu’il n’y ait pas de confusion, les laïcs interviennent depuis un pupitre d’animateurs.

N’hésitez pas à prendre contact avec votre curé ou le Service de pastorale liturgique et sacramentelle de votre diocèse pour suivre une formation, vous renseigner et peut-être vous aussi rendre ce service d’Eglise du témoignage de l’espérance chrétienne auprès des familles en deuil.

www.croire.com

Sébastien Antoni, croire.com, avec Béatrice de Marignan - PSL de Lyon ; septembre 2012

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 12:47

Interview du Père René-Luc dans l'émission sur KTO "un cœur qui écoute" du 16 novembre 2009 sur le thème : "Capables de percevoir le Présence de Dieu"

Ktotv.com

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 19:34

 

confirmation SankaléConfirmation

La confirmation est un sacrement. Recevoir la confirmation, c’est recevoir le don de l'Esprit Saint, promesse d’une vie enracinée en Christ. En recevant ce sacrement, le chrétien répond à l’amour que Dieu lui porte et s’engage à en être le témoin.

La célébration de la confirmation

Lors de la confirmation, le baptisé reçoit la marque de l'Esprit du Père et du Fils : l'évêque lui impose la main et applique sur son front la marque de l'huile. 

"Sois marqué de l'Esprit saint, le don de Dieu", telle est la parole prononcée par celui qui confirme et impose la main pour l'onction d'huile. Une parole très forte. Par la confirmation, le baptisé reçoit la marque de l'Esprit du Père et du Fils. Il l'a déjà reçue quand il plongeait dans l'eau du baptême, il continue de la recevoir par l'onction de la confirmation. Cette marque est comme une trace indélébile qui exprime un don de Dieu, le don qu'il fait au baptisé de sa propre vie, de son propre esprit, de sa puissance d'amour et de vie.

Dans la confirmation, nous sommes marqués par un geste d'onction, avec de l'huile parfumée, qu'on appelle "saint-chrême", un geste plein de douceur. Les mots "christ" et "chrême" ont la même racine. Est "christ" celui qui a reçu l'onction d'huile.

L'huile assouplit les sportifs et les rend forts.

Le parfum a ceci de particulier qu'il se diffuse quasiment à notre insu. On dit souvent que certaines personnes respirent la joie, la bonté, à travers ce qu'elles disent et ce qu'elles font, mais aussi à travers ce qu'elles sont.

Nous portons des marques sur nos traits, sur notre corps qui rappellent nos parents. De même, le baptême et la confirmation nous marquent à jamais : nous sommes les fils et les filles de Dieu, habités par son Esprit.

Quels sont les dons de l'Esprit Saint ?

On parle des "sept dons de l'Esprit" qu'on reçoit lors de la confirmation : don de sagesse, d'intelligence, de conseil, de force, de connaissance, d'affection filiale et de crainte de Dieu.

La sagesse : pour discerner ce que Dieu attend de nous et avoir le désir de la sagesse de Dieu qui est amour infini.

L'intelligence : pour nous aider à approfondir et à comprendre la Parole de Dieu, bien sûr par notre intelligence, mais davantage par le cœur.

Le conseil : c'est se mettre à l'écoute de Dieu pour se laisser guider par lui. Il faut accepter dans la prière les "conseils" de Dieu, afin de discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

La force : pour rester fidèles à l'Evangile et pour oser témoigner du Christ aux autres.
La connaissance : pour nous aider à mieux saisir le vrai sens de la vie, pour nous-mêmes et pour les autres.

L'affection filiale : c'est aimer Dieu comme un enfant; ce don est aussi appelé "crainte" de Dieu. Ce n'est pas en avoir peur, mais c'est se rendre compte que nous devons toujours l'aimer de plus en plus.

La Crainte de Dieu : il ne s'agit pas d'une quelconque terreur. Il s'agit d'une juste distance à vivre pour s'ajuster à Dieu. Abandonner toute idée de "toute puissance" personnelle pour entrer dans l'humilité libérant de l’Évangile

Tous ces dons sont étroitement liés les uns aux autres.

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 17:37

Elle est blanche, majestueuse, élégante et elle est le symbole universel de la paix : c'est bien sûr la colombe ! Le Pourquoi du Comment s'intéresse aujourd'hui à cet oiseau qui porte un rameaux d'olivier dans son bec. Pourquoi une colombe et pas un albatros ou un aigle ? Comment s'est-elle retrouvée à symboliser la paix partout dans le monde ? Direction la Genèse et plus précisément l'épisode du déluge. Noé a construit son arche et attend que la pluie cesse pour accoster. C'est à ce moment précis que la colombe apparaît...

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 12:29

sacres-sacrements.jpgProclamer sa foi en public, dire "Je crois..." est une pratique qui remonte aux premiers temps de l'Eglise. Mais quel en est le sens ?

La proclamation de foi, écrivait le théologien Henri de Lubac, "suppose toujours un acte dont elle rend compte, et qui est l'acte de foi proprement dit. C'est la réponse au Dieu qui m'appelle, mon adhésion au Dieu qui se révèle, mon engagement de retour envers le Dieu qui se donne." Dès les premiers siècles, l'Église a ainsi considéré la confession de foi – ou profession, c'est-à-dire l'affirmation publique de la foi – comme essentielle. Parce que l'Église elle-même est née de la profession de foi (du latin profiteor, je reconnais devant quelqu'un) des disciples, qui ont reconnu le Christ. Pour l'Église, une foi qui ne s'exprimerait pas risquerait au contraire de mourir.

Dans l'Église antique, les chrétiens ont donc élaboré des textes résumant en quelques phrases le contenu de la foi, un moyen simple pour l'enseigner et réfuter les interprétations inexactes. Ces textes ont puisé leur source dans le kérygme (du grec kêrugma, proclamation à voix haute), un type de formulations brèves issu directement du témoignage des apôtres, récapitulant l'essentiel de ce que croient les chrétiens : Jésus, Messie et Fils de Dieu, est mort et ressuscité pour le pardon des péchés et le salut des hommes.

La confession de foi, qui a existé d'abord sous une forme dialoguée, est intimement liée aux pratiques baptismales. Avant la nuit de Pâques, où ils devaient être baptisés, les catéchumènes recevaient le texte du Notre Père et du Symbole de la foi. "Voici pour vous le moment de recevoir le Symbole qui contient en résumé tout ce que l'on croit pour le salut éternel. Croyez pour comprendre. Sous cette forme résumée, le Symbole vous servira, quand vous serez devenu fidèles, pour votre profession de foi et votre progression dans la foi", indique le rituel, selon les mots de saint Augustin. Cette tradition a été reprise dans le rituel du baptême des adultes publié après Vatican II.

Aujourd'hui, la profession de foi est toujours très présente dans la liturgie : lors de la profession de foi, de la confirmation, de la veillée pascale, et chaque dimanche, à la fin de la liturgie de la Parole. Cette place dans la liturgie dominicale fait dire au théologien Maurice Bellet que "réciter le Credo, c'est répondre à une Parole qui m'est adressée". Le Credo n'est pas "le catalogue d'articles de foi auquel le croyant doit apposer sa signature", mais plutôt "l'explosion de questions majeures qui se posent à l'être humain, quand il est confronté à ce qui s'annonce en notre temps présent".

Adrien Bail, La Croix, 9 février 2013

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:21

la-messe.jpg 1. Sens du geste de paix La paix du Christ

Le sens du geste de paix n'est pas toujours bien compris. Au cours de la messe après le Notre Père, le prêtre ou le diacre dit à l'assemblée : "Dans la charité du Christ, donnez-vous la paix". On échange un geste de paix en disant "La paix du Christ". On souhaiterait, pour que ce geste soit distinct d’un simple "bonjour" accompagnant une poignée de main, qu'elle soit donnée des deux mains, et non d’une seule. Cela signifie que c'est la paix du Christ qui est la source de notre union fraternelle. C'est le sens du geste de paix : la paix du Christ. Il ne s’agit pas d’une sorte de bonjour que l'on devrait plutôt faire au début de la messe, mais du don du Seigneur que nous partageons. Ce n'est pas le moment d'aller saluer celles et ceux que l'on n'aurait pas salués avant la messe.

2. Moment du geste de paix

 Habituellement le moment du geste de paix est avant la communion. Echanger le geste de paix après l'homélie avant l’offertoire pourrait être adoptée prochainement par le rite romain, comme Benoît XVI lui-même l’a laissé présager dans son exhortation post-synodale sur l’Eucharistie. Ce serait pour favoriser le recueillement de la communion. C'est le moment du geste de paix dans certaines messes d'enfants.

3. Formes du rite de la paix

Les formes du rite de la paix sont diverses selon les coutumes locales. C'est souvent par une poignée de main. S'il y a un diacre, c'est lui qui invite l'assemblée en exprimant le sens du geste. - En cas d'épidémie, comme celle de la grippe A il est préférable de ne pas faire ce geste de paix  par une poignée de main ou un baiser à cause des risques de contagion. Il y a beaucoup de formes possibles du rite de la paix. On peut le faire par un signe de tête et un sourire amical. On peut aussi s’incliner comme en Asie, se saluer les mains jointes, se donner une petite tape sur l'épaule, ou se saluer verbalement sans contact physique.    

http://92.catholique.fr/faq/messe_celebration_suite.htm#Sens

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 13:13

couleurs-liturgiques.jpgDans la vie de tous les jours, les couleurs soutiennent un message : "rouge" : je m’arrête ; "vert" : je peux passer… Qu'en est-il en liturgie ? La réponse du Père Sébastien, assomptionniste. 

Toute une palette de couleurs est utilisée dans la liturgie. Ce sont des signaux qui nous permettent au premier coup d’œil de nous situer : aujourd’hui nous fêtons un martyre… ou c’est l’avent… ou encore c’est le temps ordinaire. Rouge, blanc, violet, vert, mais aussi or, rose et cendrée, mais aussi naguère dans les rites gallicans : le brun ou le noir a orfroi rouge….

Les couleurs principales de la liturgie d’aujourd’hui

Blanc : Le blanc c’est la couleur de Dieu : pureté sans tache. C’est aussi la couleur des baptisés qui portent l’habit blanc… c’est le couleur de la fête. C’une couleur de lumière qui tout en illuminant exprime aussi une certaine simplicité une innocence et en même temps une certaine force qui mélangée a tout autre couleur l’éclaircira l’attirera vers la lumière.

On se sert du blanc dans l'Église romaine, aux fêtes de notre Seigneur Jésus-Christ comme Noël, l'Épiphanie, Pâques, l'Ascension, la solennité du corps et du sang du Christ, la solennité du Sacré-Cœur et aux fêtes de la Vierge Marie, de la Toussaint, des anges, ainsi qu'à celles des Pontifes, Docteurs, Confesseurs, Vierges et en général de tous les saints et saintes qui ont exprimé leur foi sans donner leur vie par le martyre et donc le sang versé.

Rouge : couleur de force et même de fougue. Le rouge par son éclat rappelle fortement la puissance du feu et de l’amour et par sa couleur : le sang. Le rouge exprime quelque chose d’une passion peut être aussi d’un certain danger. Le rouge est aussi la couleur de l’amour du courage du don de soi jusqu’au don du sang comme celui des martyrs qui a la suite du Seigneur lui-même révèlent qu’"Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime" (Jn 15, 13).

Cette couleur éclatante est utilisée principalement aux fêtes des Martyrs (y compris celles des Apôtres) mais aussi du Saint Esprit à la Pentecôte ou au messe votives à l’Esprit. Le rouge est encore utilisé le Dimanche des Rameaux, le vendredi Saint ainsi que pour l'élection du souverain pontife.

Violet : couleur de l'attente de la rencontre avec le Christ. Le violet, se compose du mélange des couleurs rouge et bleu qui manifestent pour le rouge dans l’iconographie de l’église orientale l’humanité du Christ et le bleu sa divinité. C’est ce que nous révèlent notamment les icônes du Christ Pentocrator. Le violet est utilisé pendant le temps de l’avent qui prépare l’Eglise à l’Incarnation, la venue de Dieu dans le monde. Le violet est également utilisé pour le temps du carême qui invite à préparer l’humanité à entrer dans le passage de Pâques. A Noël : Dieu entre dans le temps de l’homme. A Pâques l’homme entre au plus intime de la vie de Dieu.

Le violet est donc la couleur de la préparation aux deux mystères essentiels de la foi : l’Incarnation et la Rédemption. Le violet est utilisé aussi pour le sacrement de la réconciliation qui restaure l’homme par l’amour de Jésus Christ. Il est aussi utilisé au moment des funérailles chrétiennes pour dire le passage du baptisé auprès de Dieu.

Vert : couleur de l'espérance et de la croissance, le vert, symbolise le calme, la paix, l'espérance, Cette couleur évoque aussi la nature, la création de Dieu, le monde que Dieu aime et ou nous sommes plantés. C’est une douce invitation non seulement à aimer notre monde voulu et aimer par Dieu lui même, mais aussi à y déployer tous les trésors de l’Evangile dont nous sommes les intendants… C’est notre route personnelle, mais aussi notre route communautaire en Eglise au cœur de la famille humaine.

C’est une manière de dire l’œuvre de dieu au cœur du monde et de la création, par la réponse de ceux qui prennent au sérieux l’évangile : qui aiment, pardonnent, consolent, relèvent, encouragent… au jour le jour… C’est l’ordinaire des jours du chrétien… aimer et faire circuler l’amour… Un temps ordinaire qui l’est par l’extraordinaire de l’Evangile. C’est le couleur naturelle de la liturgie et de la prière qui travaille le monde et transforme le monde en commençant par le cœur des croyants eux-mêmes.

Rose : le violet éclaircie… il manifeste la douceur et en même temps l’impatience pour la fête que le violet prépare. Le rose est utilisé deux jours par an : le dimanche de gaudete le troisième dimanche de l’avent et le quatrième dimanche de carême que l’on appelle le dimanche de laetare

Le noir est peu utilisé. Il est réservé au deuil.

Le gris cendré : utilisée à Lyon cette couleur est typique du rite lyonnais. Elle est utilisée pendant le carême en semaine.

Le bleu : une couleur normalement interdite, mais autorisée dans les seuls Espagne et Amérique latine pour la fête de l’immaculée conception. Certains y voient une couleur mariale, pourtant dans la liturgie eucharistique c’est uniquement le Christ que l’on célèbre.

L’or : enfin qui peut être utilisé particulièrement pour les deux sommets liturgiques de l’année : Pâques et Noël en remplacement du blanc.

Les couleurs qui accompagnent le temps de l’année liturgique constituent quelque chose de l’arc en ciel de l’alliance.

Père Sébastien, assomptionniste

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 12:28

Ils ont 15, 16 ans et peinent parfois à vivre leur foi et a fortiori en famille. La paroisse ou un mouvement peut alors prendre le relais et venir soutenir le travail de transmission de la foi initié dans la famille. Comment la famille peut-elle continuer d'accompagner un grand adolescent dans la foi ? Quelle est la juste distance à établir dans la relation pour continuer d'encourager la pratique chrétienne tout en préservant sa liberté ? Comment lui laisser prendre son envol dans la foi ? Comment l'Eglise peut-elle être un appui à la famille ? C'est le troisième épisode de " La famille, berceau de l'évangélisation ".

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 15:27

 

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