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Secrétariat paroissial
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Le Curé

Abbé Ildephonse NIYONGABO

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric REBUFFEL

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

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Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 06:43

les-nom-des-enfants.jpgCombien de fois par jour appelons-nous nos enfants par leur prénom ? Combien de fois dans leur vie vont-ils l’entendre ? Décider d’un prénom peut relever d’un choix, mais aussi d’un don.

L’explosion des prénoms possibles à notre époque marque sans doute la volonté pour les parents de rechercher la perle rare, le prénom unique. Donner un prénom, d’une certaine manière, c’est faire exister l’enfant.

Avant la naissance, le père et la mère sont dans l’attente, mais lorsque l’enfant paraît, il est impérieux de le nommer rapidement. De fait, la loi française demande que l’enfant soit inscrit dans les trois jours (on peut d’ailleurs déplorer que les services médicaux remplissent directement cette tâche administrative qui revenait auparavant au père).

Pas de Titeuf... ni d'Adolphe

La loi pose certains interdits pour protéger l’enfant : la cour de Cassation a ainsi récemment interdit le prénom « Titeuf », car jugé contraire aux intérêts de l’enfant. Sont ainsi exclus les prénoms « à consonance ridicule, péjorative, grossière, ceux difficiles à porter en raison de leur complexité ou lié à un personnage déconsidéré dans l’Histoire, ou ceux de pure fantaisie ».

En tout cas, les prénoms dégagent une charge émotionnelle forte et peuvent déchaîner les passions, comme le montre le film hilarant Le Prénom.
L’Église, quant à elle, demande aux familles chrétiennes qui choisissent un prénom de mettre leur enfant sous la protection d’un saint patron.

Dans la Bible, il est intéressant de noter que les circonstances de la naissance sont annonciatrices de la mission future à travers le sens du prénom donné : 
– Abram signifie « le Père est grand » et il deviendra Abraham, « Père de la multitude » ;

– Moïse, « sauvé des eaux », deviendra le libérateur d’Israël à travers le passage de la mer Rouge ;

– David, qui signifie « bien-aimé de Dieu », sera choisi pour recevoir l’onction royale ;
– Jean (« Dieu fait grâce »), le baptiste, sera prophète de la joie qui vient.
On pourrait multiplier les exemples.

Pour Benoit XVI, avoir un nom, c’est avoir la possibilité d’être appelé. Ce qui signifie la possibilité d’entrer en relation. « Le Bon Pasteur connaît ses brebis, Il les appelle chacune par son nom » (Jn 10, 3).

Recevoir un prénom plutôt que le choisir

Dans nos sociétés, les pauvres n’ont pas de nom. Il faut déjà être quelqu’un pour avoir un nom ! Dans l’Évangile, Jésus renverse ces valeurs : le pauvre Lazare a un nom, alors que le riche est anonyme (Lc 16, 19). De même, on ignore le prénom du « jeune homme riche » (Mc 10, 17).

Or, depuis toujours, nous le savons, Dieu nous connaît, nous aime et nous appelle à vivre avec Lui dans l’éternité : « Dès le sein maternel, le Seigneur m’a appelé. Il a prononcé mon nom ». (Is 49, 1) et nous pouvons nous réjouir de ce que « vos noms sont inscrits pour toujours dans les Cieux » (Lc 10, 20).

C’est là une invitation à se mettre à l’écoute de ce que le Seigneur voudrait pour notre enfant. À recevoir son prénom, comme nous recevons cet enfant, plutôt qu’à le choisir ou à le donner avec nos seules références. Il est possible de le demander dans la prière, et c’est une grâce de le recevoir.

Raphaëlle Simon

http://www.famillechretienne.fr/famille/maternite-paternite/dis-moi-ton-prenom-je-te-dirai-qui-tu-es_t5_s16_d69783.html

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 07:50
 homme-et-femme1.jpgA. La différence hétérosexuelle est structurante

Si chaque être humain porte en lui-même l’image de son créateur à travers sa capacité d’aimer vraiment, il faut aussitôt dire que la relation humaine qui porte le mieux l’image de Dieu est celle du couple humain hétérosexuel.

Il faut avoir le courage d’affirmer la non-équivalence des relations hétérosexuelles par rapport aux relations homosexuelles.

Dans le couple hétérosexuel, chacun éprouve la différence des sexes comme la différence qui tranche sur les différences. Cette différence est telle qu’elle oblige toujours le conjoint à sortir de lui-même pour comprendre l’autre. Cette différence provoque à la générosité, à l’accueil du conjoint, à l’accueil de vies nouvelles. C’est en cela qu’elle est vraiment structurante et humanisante.


B. La sexualité : un cadeau formidable et exigeant.

Les chrétiens sont de plus en plus attentifs à reconnaître dans le mystère de la sexualité une richesse source d’épanouissement à condition que les hommes ne perdent pas de vue son lien avec l’ensemble des valeurs humaines. La sexualité comporte toujours en elle-même les dimensions de légèreté et de gravité, de jeu et de sérieux. Vouloir supprimer l’une ou l’autre, survaloriser l’un ou l’autre, c’est entrer sur le chemin du non-sens.

C’est bien la grandeur des hommes et des femmes que de savoir donner du sens à leurs actes et de refuser de se considérer comme des animaux pour qui la sexualité n’est que génitale et instinctive.

 

Les chrétiens cherchent à éclairer le sens de leurs actes aux deux sources de la raison et de la foi. L’Église catholique est très attachée à reconnaître combien l’homme à l’aide de sa raison et de sa sagesse est capable de gouverner sa vie. Pour elle, honorer les capacités de l’homme à prendre en charge la conduite de sa vie, c’est honorer son Créateur. C’est pourquoi elle fait volontiers appel aux sciences humaines. Cependant, cette autonomie ne trouve pleinement son sens qu’en maintenant vivant un lien avec Celui qui la lui a donnée. Autonomie oui ! Autarcie non !

2e partie.

P. Bruno Feillet 

http://www.discernement.com/EthiquesParticulieres/EthiqueFamilleSexualite/

conferencesprincipal/mariagecatholique.htm

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 07:34
I. L’homme est créé pour aimer.

Avant de parler de mariage, commençons par parler des personnes. L’anthropologie chrétienne catholique comprend la personne humaine en la référant à son origine telle que la Bible la présente. Au moyen des images et des références de leur époque, les croyants juifs d’alors ont essayé d’exprimer leur foi en un Dieu qui a voulu chaque être humain pour lui-même, comme un partenaire libre. A la suite de Jésus-Christ, les chrétiens ont approfondi cette relation si originale qui demeure quelque soit l’état de vie choisi et en particulier celui du mariage.


A. A l’image de Dieu amour et par le moyen de l’amour.

Dans son exhortation apostolique sur la famille, Les tâches de la famille chrétienne dans le monde d’aujourd’hui (Familiaris Consortio), publiée en 1981, Jean-Paul II a cette très belle expression : « Dieu a créé l'homme à son image et à sa ressemblance: en l'appelant à l'existence par amour, il l'a appelé en même temps à l'amour. » (N°11).
Pour les chrétiens, si chacun de nous est capable d’aimer, c’est parce qu’à l’origine il y a un « Dieu qui n’est pas solitaire » mais qui est Trinité. Dieu est amour en lui-même. Être créé à l’image de ce Dieu, c’est être capable d’aimer à son tour. 
Ensuite, l’acte de création est motivé par l’amour. Chaque être humain, homme ou femme, est voulu pour lui-même. Dieu, s’il est vraiment Dieu, ne peut pas avoir d’intérêt à la création des hommes. Son acte créateur relève donc d’un mystère qu’aucune théologie n’a pu percé mais seulement approché via l’expérience de l’amour.
C’est ainsi que dans l’Eglise catholique, nous affirmons que la vocation fondamentale de chaque homme et de chaque femme est d’aimer. Reste à le réaliser concrètement et ne pas se contenter de belles paroles.


B. Chaque personne est capable d’aimer.

Il y a plusieurs lois inscrites dans le cœur de l’homme : 

• vouloir le bien et de s’éloigner du mal ; 

• être capable d’aimer comme celui à l’image de qui nous avons été créé. 
Les chrétiens pensent que tous, nous sommes capables de donner de nous-mêmes pour que d’autres vivent (conjoint et enfants). C’est alors que l’homme comprend sa manière de vivre comme une réponse à la création de Dieu. Jean-Paul II n’hésitera pas à dire que lorsque l’homme aime, « il participe à la sagesse créatrice de Dieu ».


1. Ce que présuppose l’acte d’aimer.


Pour les catholiques, il ne peut y avoir d’amour authentique que si la personne s’investit dans son intégralité. Entendons par là avec son corps, son intelligence et son âme. Nous déplorons toutes ces théorisations qui, après avoir séparé les unions de la fécondité, ont conduit à disjoindre le corps de l’esprit. Les couples fissionnels qui disent s’aimer tout en s’autorisant des écarts de conduite sexuelle se mentent à eux-mêmes.
Aimer, ce n’est pas seulement s’investir intégralement dans le temps présent mais aussi totalement, pour toute la vie. Que serait un amour qui ne s’engagerait que pour huit jours ou dix ans ? « Amour toujours » se répètent les amoureux.

Cependant, une chose est de le dire, une autre de le vivre concrètement et dans la durée.


2. Aimer, c’est vouloir aimer.


En régime chrétien, l’amour ne se résume pas au sentiment amoureux, à la passion. Les sentiments ne forment pas un projet de vie. Si éros est tout à fait compatible avec l’agapè, c’est l’agapè qui oriente éros et lui donne tout son sens : 

« L’amour est longanime ; l’amour est serviable ; l’amour n'est pas envieux ; l’amour ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; il ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal ; il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il met sa joie dans la vérité. Il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. L’amour ne passe jamais. » 1 Co 13.

 

Il s’agit du texte le plus souvent choisi par les époux qui se marient dans l’Église catholique. 
Cela dit, ils ne peuvent célébrer leur mariage que s’ils se sont réellement engagés à le faire en signant un projet de mariage qu’on appelle aussi une déclaration d’intention. S’aimer ne suffit pas pour se marier. En réalité, il faut aussi la volonté de s’aimer. 
Cela suppose de longues discussions pour élaborer un projet de couple et de famille et une vraie décision. C’est la grandeur et la dignité de l’être humain que de pouvoir cela dire un Oui qui engage sa vie, toute sa vie.

1ère partie

P. Bruno Feillet 

http://www.discernement.com/EthiquesParticulieres/EthiqueFamilleSexualite/

conferencesprincipal/mariagecatholique.htm

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 15:48

calendrier-liturgique.jpgLe calendrier liturgique s'est élaboré progressivement au fil des siècles. Son dernier remaniement date de 1969, dans le prolongement de la réforme liturgique décidée au concile Vatican II.

Dans ce calendrier, le temps dit ordinaire désigne les périodes autres que les deux temps forts célébrés par l'Église : d'une part, l'Avent et le temps de Noël ; d'autre part, le Carême, la fête de Pâques et le temps pascal jusqu'à la Pentecôte.

Le "temps ordinaire" n'a d'ordinaire que le nom. En dehors de Noël et du temps pascal, c'est l'ensemble du temps liturgique qui permet aux fidèles de vivre sur une année complète tout le mystère du salut accompli par Jésus-Christ. Le temps ordinaire (tempus per annum, en latin, ou le temps le long de l'année) comprend donc les 33 ou 34 semaines couvrant le reste de l'année : la première période va du lundi suivant la fête du Baptême de Jésus (célébré le dimanche après l'Épiphanie) au mercredi des Cendres (non compris) ; la seconde période s'étend de la Pentecôte au premier dimanche de l'Avent (non compris), qui ouvre la nouvelle année liturgique. Ainsi, le 25 septembre 2011 est le 26e dimanche du temps ordinaire. Petite curiosité : les semaines du temps ordinaire sont toujours numérotées de 1 à 34, même si l'on ne compte que 33 semaines cette année-là ; on saute dans ce cas une unité entre les deux périodes.

À quoi sert ce temps ?

Dès les origines, l'Église a voulu que les fidèles revivent sur une année entière les événements de l'histoire du salut accomplis par Jésus-Christ. Pendant le temps ordinaire, lorsqu'on ne commémore pas un fait précis de la vie du Christ, de la Vierge Marie ou d'un saint, c'est le dimanche lui-même, "Pâque hebdomadaire", qui est valorisé comme "jour de fête primordial qu'il faut proposer et inculquer à la piété des fidèles". Le temps ordinaire donne aussi aux fidèles l'occasion de progresser dans leur connaissance et leur compréhension des grands textes bibliques. Pendant les dimanches "ordinaires", en effet, à l'inverse des temps forts de l'année où les lectures sont choisies de façon thématique, on fait une lecture continue des textes (Épîtres et Évangile) de l'année en cours, selon un parcours conçu sur trois années A, B et C (on est actuellement dans l'année A, consacrée à l'Évangile de saint Matthieu). En semaine, on lit les quatre Évangiles en une année et des passages importants d'autres livres de la Bible en deux ans.

Comment fonctionne-t-il ?

L'année liturgique comprend en fait deux cycles qui se superposent. Le temps ordinaire s'insère dans le cycle liturgique de base, dit "temporal". Axé sur les événements de la vie du Christ, ce cycle a prééminence sur le cycle "sanctoral", consacré aux fêtes des principaux saints. La mobilité de la fête de Pâques et du temps liturgique qui en dépend, le fait que d'autres fêtes à date fixe tombent parfois le dimanche ont conduit à fixer des règles précises qui permettent de combiner ces deux cycles. Au fil des siècles, on avait ajouté dans l'année de très nombreuses fêtes de saints qui finissaient par éclipser la célébration du mystère pascal lui-même. Pour éviter cette dérive, Vatican II a largement revalorisé la célébration du dimanche, et a par ailleurs réduit le nombre des saints devant être fêtés par l'Église universelle, en confiant à chaque Église locale, nation ou ordre religieux la liberté de fêter les autres.

Aujourd'hui, pendant le temps ordinaire, les dimanches sont toujours célébrés, sauf s'ils coïncident avec une grande fête dite "solennité" du Seigneur, de la Vierge ou des saints (leur nombre est limité à onze dans l'année). En semaine, on célèbre toujours les fêtes et les mémoires "obligatoires" des saints ; les autres jours de la semaine, on a le choix entre les messes du temps ordinaire, les mémoires "facultatives" et les messes consacrées à des dévotions diverses (dites "votives").

Les protestants, les orthodoxes ont-ils un temps ordinaire ?

Chez les protestants, l'année liturgique est rythmée d'une façon proche de celle des catholiques, hors les fêtes de la Vierge Marie et des saints. Comme les autres temps de l'année, le temps ordinaire a des "spontanés" spécifiques ; ce sont les courts chants ou "répons" que l'assemblée reprend avec l'orgue et qui ponctuent les différentes parties du culte. Les lectures bibliques des dimanches sont désormais communes aux protestants et aux catholiques, avec toutefois une certaine liberté laissée au pasteur protestant pour choisir les textes sur lesquels il fera sa prédication. Quant aux couleurs liturgiques, l'Église luthérienne et quelques Églises réformées utilisent les mêmes que les catholiques, en plaçant par exemple une bande de tissu de couleur sur la Bible ouverte. Mais cette pratique n'est pas majoritaire dans le monde réformé.

Pour les orthodoxes, "le temps de l'Église n'est jamais ordinaire !", affirme avec conviction l'archiprêtre Serge Sollogoub. "On ne vit pas le temps d'une manière banale, confirme le théologien Michel Evdokimov, il y a toujours quelque chose à dire, on est toujours en chemin vers une fête du Christ, de la Vierge Marie, d'un saint…"

Le monde orthodoxe compte en effet de très nombreuses fêtes de saints, quatre temps de Carême : le Carême de Noël, le Grand Carême de Pâques, le Carême précédant la fête de saint Pierre et saint Paul et le Carême de la Dormition (Assomption). La notion de temps ordinaire est donc peu employée. Dans la liturgie orthodoxe, deux cycles se chevauchent : le premier, qui comprend notamment les fêtes fixes, s'ouvre le 1er septembre sur la fête de l'"Indiction" ou Nouvel An ecclésiastique (le patriarche Bartholomée Ier de Constantinople en a fait une fête de la protection de l'environnement). Le second cycle commence après le dimanche de Pentecôte, il ouvre le temps eschatologique, le temps du Royaume.

On compte les semaines à partir du dimanche de Pentecôte. Les couleurs des vêtements et ornements liturgiques sont plus variées que chez les catholiques. Leur emploi est relativement codifié dans les Églises dépendant du Patriarcat de Moscou. En revanche, dans le reste du monde orthodoxe, deux directives seulement prévalent : utiliser des couleurs sombres pendant le grand Carême pascal et des vêtements lumineux le jour de Pâques.

Béatrice Bazil. Article paru dans la Croix 24 septembre 2011 (supplément Religion et Spiritualité)

www.croire.com

calendrier-liturgique-2.jpg

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 15:37

Dans sa chronique bimensuelle pour l'émission d'actualité "A la source" sur KTO, Mgr Jean-Michel di Falco, évêque de Gap et d'Embrun, nous parle des robots. L'occasion pour lui de nous rappeler que Dieu nous a donné "cette part de Lui-même, ce souffle, cette âme qui fait de l'homme un être unique".

www.ktotv.com

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 14:49

Lourdes 2013 Le vent

Le 11 février, les Apparitions sont précédées par un coup de vent.

Bernadette entend un souffle mais les branches des peupliers ne remuent pas. Cela commence à l’intriguer. Le vent s’était fait entendre, le jour de la Pentecôte, à Jérusalem, quand les disciples reçurent le Saint-Esprit. L’air est un symbole de Dieu puisqu’il est invisible mais  que, comme Dieu, il peut être à la fois doux et dérangeant.

Le rocher

Le cœur de Lourdes bat dans la Grotte. La Grotte est creusée dans le rocher, synonyme de solidité. La Bible n’hésite pas à dire : « Le Seigneur est mon rocher. » Je peux m’appuyer sur lui : il ne me fera pas défaut. Il ne faut pas s’étonner si, en passant dans la Grotte, beaucoup de personnes, non contentes d’embrasser le rocher, s’arrêtent un instant pour appuyer sur lui leurs mains ou leur front.

L’eau

L’eau est omniprésente à Lourdes. Elle coule dans le Gave. Elle tombe du ciel : il paraît qu’il ne pleut que 130 jours par an mais les habitués de Lourdes ont de la peine à le croire. L’eau, c’est surtout celle de la source que la Vierge a fait découvrir à Bernadette le 25 février. Cette source a été mise en évidence dans la Grotte.

Mais, comment répondre à l’appel de la Vierge : « Allez boire à la fontaine et vous y laver » ?

Les fontaines sont situées juste après les arcades.

Le chemin de l’eau se trouve de l’autre côté du Gave. Chaque étape sur le chemin porte un nom biblique, car l’eau tient une grande place dans l’Écriture.

Les Piscines : même si la priorité est réservée aux malades, les Piscines ne leur sont pas réservées. Le bain dans les Piscines a une signification très forte pour toutes les personnes qui vivent cette expérience.

Bernadette a toujours dit que l’eau de la source n’avait aucune efficacité sans la prière. Cette eau n’a ni pouvoir magique, ni qualité minérale exceptionnelle. Mais, elle rappelle les eaux primordiales, l’eau baptismale, les larmes de la pénitence, l’eau qui coule du côté transpercé du Christ, symbole de l’Esprit Saint.

La lumière

Pendant la quinzaine des Apparitions, Bernadette apportait le plus souvent un cierge quand elle venait à la Grotte. Le cierge lui permettait de s’éclairer puisqu’elle arrivait toujours quand il faisait encore nuit. Mais, le cierge était aussi un signe religieux : le fidèle offre un cierge pour le représenter lui-même. C’est ainsi que l’offrande d’un cierge a sa place dans les cérémonies où quelqu’un se consacre à Dieu.

- La procession aux flambeaux. Un cierge spécial, avec les couplets de l’Ave Maria de Lourdes, est disponible dans les Sanctuaires. Il permet de mieux suivre la procession.

- Le buisson de cierges à la Grotte.

- Offrir ou rapporter un cierge, pour soi-même ou pour une personne qui l’a demandé. Aux périodes de pointe, tous les cierges ne peuvent pas brûler en même temps. Les pèlerins peuvent les déposer à la sortie de la Grotte, près du buisson de cierges. Ils seront allumés et formeront une couronne de lumière, une permanence de prière près de la Grotte, même dans les nuits d’hiver.

Le Christ a dit de lui-même qu’il était la « lumière du monde » et il a appelé ses disciples à être « lumière du monde ». Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi le cierge tient une place si importante dans les sanctuaires chrétiens.

Les symboles mentionnés ici sont universels. Mais, ils sont aussi bibliques et liturgiques. C’est pourquoi Lourdes est aussi universelle, tout en étant aussi fortement catholique. Ces signes parlent à tout le monde.

http://fr.lourdes-france.org/sites/default/files/lourdes_fr_fiche_2010_lessignesdelourdes.pdf

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 09:27

Pour avancer dans la compréhension de l'insaisissable Esprit saint, pour apprendre à le connaître, voici une catéchèse simple mais complète de Mgr Joseph Doré, archevêque émérite de Strasbourg.

Déjà, l'Ancien Testament nous parle de "l'Esprit de Dieu". Celui-ci apparaît comme une force divine qui vient s'exercer en certains hommes, les rendant capables de pensées, de paroles et d'actions qui manifestent l'intervention de Dieu lui-même. Ces envoyés sont avant tout les prophètes et les rois, dont on nous dit justement qu'ils sont "oints" de l'Esprit de Dieu. Mais cela culminera avec le Messie, "l'Oint" par excellence, qui pourra dire : "L'Esprit de Dieu repose sur moi, m'a consacré, m'a envoyé".

L'Esprit de Dieu se manifeste ainsi par des actions extérieures, mais qui sont accomplies par des êtres qu'il est venu saisir de l'intérieur. Les établissant en relation et en communion profondes avec lui, il les inspire et les anime. Les grands symboles de l'Esprit de Dieu sont alors :

- l'eau vive et pure qui lave, rafraîchit, vivifie et désaltère ;
- le feu ardent qui réchauffe mais aussi purifie, enflamme et consume ;
- le vent qui remue tout, et peut tout emporter dans sa puissance de renversement ;
- le souffle léger qui apporte l'apaisement.

L'Esprit saint, lien du Père et du Fils

Dans le Nouveau Testament, Jésus est lui-même souvent situé par rapport à un "Esprit Saint" qui paraît le relier à la fois au Dieu qui est son Père et aux hommes auxquels il a été envoyé. Quand Jésus reçoit le baptême, l'Esprit se manifeste comme une colombe qui descend sur lui depuis les cieux ouverts : cela renvoie clairement au "Père qui est aux cieux", qui dans ce cadre désigne du reste Jésus comme son Fils bien-aimé.

Né de la Vierge Marie, Jésus est dit engendré du Père par l'Esprit saint. Cela signifie qu'il n'existe finalement que du Père et que par le Père, grâce à l'Esprit saint, qui paraîtra du reste animer toute sa vie terrestre. Mis à mort, c'est "dans l'Esprit saint" que Jésus remettra son "esprit" entre les mains du Père. Et c'est encore par la puissance de l'Esprit qu'il se relèvera d'entre les morts. L'Esprit d'Amour et de Vie le fera dès lors exister jusque dans sa chair glorifiée comme le "Bien-Aimé" qui est "dans le Père, comme le Père est en lui" (saint Jean).

Se représenter l'Esprit saint ?

Ainsi l'Esprit nous est-il finalement présenté comme l'Esprit "du Père et du Fils". N'oublions cependant pas que lorsque nous parlons de Dieu, nos mots et nos idées ne peuvent être que très approximatifs ! Dans notre condition humaine déjà, pouvons-nous dire ce que signifie vraiment le fait d'être père ? Un fils peut-il mesurer sa « dette » à l'égard de son Père ? Si être père et être fils sont ainsi pour nous un grand mystère, à plus forte raison cela vaut-il en Dieu !

Un père humain et son fils existent évidemment comme des êtres différents, quel que soit le degré de leur union de cœur et de vie. Or si, en Dieu aussi, Père et Fils sont différents, nous confessons bel et bien qu'ils sont "un seul et même Dieu" ! Le Père ne peut jamais exister sans son Fils, ni le Fils sans son Père. C'est le consentement toujours réitéré du Fils à être Fils et à n'être que Fils, qui fait que le Père est réellement Père - et inversement.

Le Père et le Fils n'existent donc que l'un par l'autre, que l'un de l'autre. C'est pour cela qu'ils peuvent être un seul et même être. Et c'est justement l'Esprit saint qui lie le Père et le Fils au point de n'exister jamais l'un sans l'autre. Père et Fils existent unis et différents du fait d'être mis en rapport par une relation qui est leur Esprit commun : l'Esprit saint !

L'Esprit saint dans la vie de l'Église

L'Esprit rend possible et manifeste en Jésus le lien qu'il entretient non seulement avec Dieu son Père, mais aussi avec nous, les hommes. Jésus a promis à ses disciples qu'il leur enverrait « un autre Paraclet ». C'est bien ce que signifient ces récits où le Ressuscité, soufflant sur ses Apôtres, leur dit : "Recevez le Saint-Esprit". Et c'est ce qui éclatera à la Pentecôte.

De nouveau, cet "Esprit du Christ" se manifestera par son action. Il pousse les disciples à la parole, qui les rassemble en un peuple de croyants auquel il communique la vie de Dieu par les sacrements. Il vient habiter et animer chacun de ceux qui s'ouvrent à lui. En résultent à l'extérieur des fruits et des signes qui sont : dynamisme et élan ; assurance, annonce et engagement ; paix, sérénité, douceur et bonté ; rassemblement, reconnaissance mutuelle, unité.

Tous les croyants ne reçoivent cependant pas l'Esprit au même titre. À certains, il confère mission et grâce spéciales pour que sa diffusion ne conduise pas à la dispersion, mais les rassemble tous en un peuple unifié par la même foi et la même vie. Ces "quelques-uns" qui sont au service de "tous" seront, à la suite des Apôtres choisis et envoyés par Jésus, les "ministres ordonnés" : évêques, prêtres, diacres.

Accueillir l'Esprit saint

Accueillir vraiment l'Esprit saint suppose d'abord qu'on reçoive la Parole qui l'annonce, et qu'on ouvre son cœur à la dynamique qu'elle peut susciter dans notre vie en modelant nos comportements. Comme chez les prophètes et les Apôtres, l'Esprit de Jésus imprègne alors toute notre existence, lui donne forme, l'anime et l'arme de l'intérieur. Elle nous fait du même coup porter à l'extérieur le témoignage de sa présence et de son action dans le monde.

Mais cela supposera aussi qu'on reconnaisse ceux qui ont reçu la mission et la grâce de communiquer l'Esprit par les sacrements, puis de le discerner, et que donc on s'efforce de cultiver la communion avec eux. Quant aux "conséquences" et aux "fruits", saint Paul nous les désigne bien :

- d'une part : paix, joie, douceur, sérénité, bonheur, unité, communion ;
- et de l'autre : énergie, élan, générosité, action, service, engagement, témoignage.

Mgr Joseph Doré, théologien et archevêque-émérite de Strasbourg ; novembre 2011

www.croire.com

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 08:13

ascension.jpgQu'est-ce que l'Ascension?

"Dieu au sommet de l'Univers " : l'Ascension éclairée par le langage de la Bible. Un article de Jacques Nieuviarts, bibliste.

L'Ascension est une fête qui concerne l'identité de Jésus, et celle du croyant, transformé par son adhésion au Christ. 

Des chiffres et des dates

Quarante jours après Pâques, nous fêtons l'Ascension, puis quelque dix jours après, la Pentecôte. Deux grandes dates qui disent avant tout le temps de la foi. Quarante jours après Pâques, c'est le temps parfait de la naissance du disciple, le temps d'une révélation ! La fête de l'Ascension, comme celle de la Pentecôte, concerne l'identité profonde de Jésus, et celle du croyant, transformé par son adhésion à Jésus, par la proximité qui le gagne face au mystère.

Jésus dans les airs

Nous sommes probablement desservis par les magnifiques représentations que les peintres ont données de ce grand moment du mystère de la foi. Nous savons ainsi que les anges ont des ailes, puisque Fra Angelico les a peintes si belles, si légères et si douces. Et tout laisse à penser que l'Ascension a été un départ de Jésus dans les airs. Les peintres en effet ont montré cette ascension dans son élan, et dans le mouvement d'un corps peu à peu absorbé par le nuage. Et nous pensons, inconsciemment, que Dieu est dans ce ciel-là.

C'est ignorer le parler biblique, qui ne peut situer Dieu qu'en haut, au sommet de l'univers, tandis que le lieu de la mort, et aussi celui du mal, est en bas vers le sol (relire par exemple Genèse 4, 7), ou plus bas encore pour la mort, au Shéol. La Bible désigne ainsi le pays de la mort, lieu d'obscurité et surtout de silence, tandis que la vie est mouvement, joie, parole de louange à Dieu. Oui, telle est la plus belle figure de la vie (Isaïe 38, 10-20) !

La cosmologie juive

Pour saisir l'ensemble de ces images dans lesquelles s'exprime la foi biblique, il faut se souvenir de la représentation biblique du monde. Il faut nous représenter un grand cercle. La moitié supérieure serait la voûte céleste, à laquelle sont accrochés les astres : soleil, lune, étoiles, tous les luminaires dont parle la Bible dès son premier chapitre, tandis qu'à Babylone on les considère comme des divinités. Pour l'homme de la Bible, les astres ne sont que des créatures du Dieu unique.

Le cercle serait traversé en sa moitié par un grand axe horizontal, celui de la mer, sur laquelle est posée comme une galette la terre ferme, soutenue comme le disent certains psaumes, par les colonnes de la terre. La mer est le lieu des démons et des puissances hostiles, tel le monstre Léviathan dont parle la Bible. Et lorsque Jésus apaise la mer en tempête, il impose silence aux démons. Il exorcise la mer (cf. Matthieu 8, 23-27).

Sous la terre se trouve le shéol, ou séjour des morts, lieu du silence, de la non vie. Aucune image comme nos terribles représentations médiévales, de démons fourchus et cornus accablant les pauvres damnés. Car la mort n'est pas damnation : elle est silence, non vie, cessation de tout.

Dieu au sommet de l'univers

Dans cette représentation, Dieu est au sommet de l'univers, bien sûr. En bas, ce sont les puissances du mal et de la mort. C'est ainsi. Mais on peut dès lors relire un des grands textes du Nouveau Testament parlant du Christ, une hymne très ancienne, antérieure même à la lettre de saint Paul dans laquelle elle s'inscrit. Elle vient sous la plume de Paul comme l'illustration ou l'éclairage le plus spontané (cf. ci-dessous sa première phrase). On appelle souvent ce texte Hymne aux Philippiens :

"Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus : lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même, en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : "Jésus Christ est le Seigneur", pour la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2, 5-11).

Lire et relire la Bible 

Le texte que nous venons de lire est beaucoup plus riche qu'on ne le croit. Il dit le chemin du Christ : d'où il vient - de Dieu - et où il va : vers Dieu, à la droite de Dieu. Sur le plan théologique, ce texte est essentiel. Et il repose, on le voit, sur la représentation de l'univers dont nous venons de parler. Venu de Dieu, et prenant condition d'homme, Jésus descend. Mais Dieu l'a élevé au-dessus de tout, lui donnant le nom qui est au-dessus de tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : "Jésus Christ est le Seigneur", à la gloire de Dieu le Père.

Les mots de la foi et du Credo 

Le Credo reprend et poursuit cette affirmation de foi et ce mouvement. Dans sa version la plus simple, celle du Symbole des Apôtres, il dit en mots très simples : Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie. Et cette proclamation de la foi se poursuit : il a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers. Le troisième jour, est ressuscité des morts ; est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts….

Les mots, on le voit, sont très proches de ceux que nous avons lus dans l'Hymne aux Philippiens. Ce qui peut parfois sembler étrange, s'explique alors : Christ en sa mort et sa résurrection, va jusqu'aux tréfonds de la mort. Les icônes de la résurrection le montrent, vainqueur de la mort et du tombeau, et prenant par la main Adam, le premier homme, et Eve. Les ramenant à la vie, les touchant de sa résurrection, c'est tout le séjour des morts, c'est toute mort, c'est la création et l'humanité tout entières qu'il touche ainsi de résurrection.

Ainsi les mots de la foi s'éclairent-ils de façon simple lorsque l'on redécouvre les mots et les images, l'univers de la Bible.

Jacques Nieuviarts, bibliste, mai 2007

www.croire.com

Messe de l’Ascension : jeudi 9 mai à 18h00 à La Pointe de Contes

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 15:22

"En mai, fais ce qu'il te plaît", affirme le dicton. Effectivement, pour se reposer à l'approche de l'été, on peut profiter de tous ces jours fériés ! Mais le reste du temps, on peut évidemment compter sur les week-ends. D'ailleurs, savez-vous pourquoi le dimanche est un jour chômé ? Pour tout comprendre, il faut revenir loin en arrière, au temps où la Terre n'était qu'un astre morne et désert, puis aller à la rencontre des premiers chrétiens qui célébraient le "dies domenicus"...

www.ktotv.com

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 12:38

morale.jpgLa réponse de Michel Souchon, jésuite, à la question d'un internaute de croitre.com, enseignant, qui se plaint de la difficulté des jeunes à faire la différence entre le bien et le mal.

Votre expérience d'enseignant vous conduit à un jugement sévère. Vous dites que les jeunes sont incapables d'élaborer un jugement moral responsable et d'en suivre les décisions dans leurs comportements. Que cela leur soit difficile dans le climat actuel de confusion des valeurs et des normes, c'est bien possible. Mais j'ai tendance à penser que la voix de la conscience n'est pas facilement étouffée.

Toujours, certains agissements apparaissent comme mauvais et d'autres bons. On le voit bien lorsque, spontanément, des manifestations de jeunes s'organisent pour protester contre un viol ou une agression. Ce n'est pas bien ! Ce n'est pas juste ! Nous ne voulons pas de ça!

Pour aider des jeunes à entrer dans le monde de la morale, il est bon de les faire réfléchir sur ce sens inné du bien et du mal dont ils font tous, un jour ou l'autre, l'expérience.

Eloge de la loi

La loi est la condition de la vie en société dans la paix. Vous connaissez la forte pensée de Lacordaire : "Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit".

Sans doute le respect de la loi, quand il vient de la crainte du gendarme (de la force publique), n'est il pas une attitude morale très élevée. Mais le respect de la loi peut être basé sur le sens civique : agir selon les lois, c'est respecter l'autre, les autres, c'est permettre que la société ne soit pas une jungle dominée par les plus forts et les plus puissants. Souvent, des jeunes (et bien d'autres !) assimilent la loi à la contrainte qui brime leur liberté.

Comprendre qu'elle est la condition des libertés civiques est un chemin sûr pour aller vers des comportements proprement éthiques.

Michel Souchon, jésuite, juin 2006

www.croire.com

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