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Le Curé

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Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

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Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 17:42

Les jeunes fiancés qui s'adressent à l'église pour la célébration de leur mariage ne savent pas toujours formuler explicitement la raison de leur demande. Au cours de la préparation à ce sacrement, ils cheminent vers la découverte du sens profond de celui-ci. Premier épisode sur cinq de la série "Le sacrement de mariage", destinée à tous ceux qui se préparent au mariage. À regarder à la maison mais aussi, dans le cadre d'un groupe paroissial pour réfléchir et partager sur cette étape heureuse de la vie de famille.

www.ktotv.com

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 11:06

100_3975.JPG« Hors de l’Église, point de Salut » : si elle est prononcée avec un minimum de conviction, voici une assertion qui, en dépit de sa tournure vieillotte, de ses airs de ritournelle, transforme immanquablement les propos de comptoirs ou les déjeuners du dimanche en pugilat ! Que signifie-t-elle réellement ? Éclaircissement avec le Père Guillaume de Menthière, qui vient de publier Quelle espérance d’être sauvé ? Petit traité de la rédemption, où il répond à bon nombre de questions sur le Sauveur, le Salut, le Paradis, le Purgatoire, l’Enfer, etc.

 « Hors de l’Église, point de Salut », cette phrase a-t-elle encore un sens aujourd’hui ?

Absolument. La formule, de saint Cyprien (IIIe siècle), est très belle et importante dans son origine historique, parce qu’elle s’adresse, non à des païens qui ne connaissent pas l’Église, mais à des chrétiens tentés d’en quitter le giron en pleines persécutions. À un moment où l’Église est une pauvre famille, un petit troupeau persécuté par les Romains, en butte à toutes les haines et les fureurs, saint Cyprien s’exclame : « Hors de l’Église point de Salut ». « Vous pensez sauver votre peau en sortant de l’Église ? Au contraire, c’est en sortant de l’Église que vous mettez en péril votre salut. »

Cette formule n’est donc pas le fait d’une Église sûre d’elle-même, dominatrice, qui toiserait avec mépris ceux qui ne lui appartiennent pas, mais au contraire, elle est le cri magnifique d’une petite Église persécutée : « Votre Salut est dans l’Église. Tout comme les petits poissons ne vivent hors de l’eau, les petits poissons que nous sommes devenus par le baptême ne peuvent sortir de l’eau sans quoi ils mettent en péril leur existence ; nous ne pouvons vivre hors de l’Église. »

C'est donc une phrase mal comprise ?

« Hors de l’Église point de Salut » cela ne veut pas dire : « Si vous ne faites pas partie de l’Église, vous serez damnés », mais : « Si vous êtes sauvés vous ferez partie de l’Église ». Si l’Église se définit comme le rassemblement des sauvés, notre formule devient une lapalissade !

Ne pourrait-on pas la comprendre ainsi : « dans l’Église le Salut » ?

L’Église est la Jérusalem nouvelle. Dans l’Ancien Testament Israël entrevoit un salut de toutes les nations. Tous les peuples se rassembleront dans la cité sainte pour louer Dieu. Ainsi, le salut est la constitution progressive de Jérusalem, la congrégation de tous les hommes en son sein. « Hors de l’Église, point de Salut », est un corollaire de « hors du Christ, point de Salut ». L’Église est le Corps du Christ. Être sauvé, c’est être membre de ce Corps du Christ, l’unique Sauveur du monde.

Comment maintenir « Hors du Christ, point de Salut » ?

C’est la vraie difficulté. Déjà Rousseau disait : « Vous m’annoncez un Dieu né et mort il y a deux mille ans, à l’autre extrémité du monde, dans je ne sais quelle petite ville, et vous me dites que tous ceux qui n’auront point cru à ce mystère seront damnés. Voilà des choses bien étranges… Est-ce un crime d’ignorer ce qui se passe aux antipodes ?»

Si Jésus voulait vraiment que tel Chinois connaisse le Salut, il n’avait qu’à se faire connaître à lui ! Comment un homme, un parmi des milliards, peut-il revendiquer que le Salut de l’humanité se joue par la position qu’on prend vis-à-vis de sa personne ? Comment prétendre que le Salut de l’ensemble de l’humanité – quelle prétention ! –  se joue vis-à-vis d’un juif de Nazareth inscrit dans l’histoire et en un laps de temps très court !

Pourtant, dès l’origine, l’Église proclame qu’il n’y a pas d’autre Sauveur que Jésus, le Sauveur du monde. 

Si Jésus n’est qu’un homme, c’est insensé, bien sûr.

Mais Jésus est vraiment Dieu et vraiment homme : c’est ainsi qu’il peut être sauveur de tout l’homme et de tous les hommes. C’est le cœur de la foi. Si tel bon païen est sauvé, il le sera par Jésus et sera, partant, un membre de l’Église, Corps du Christ.

Propos recueillis par Marie-Christine Lafon

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 15:05

benitier_contemporain_ste_therese.jpgFranck Javary, curé de la cathédrale de Nanterre, répond aux questions de Sophie de Villeneuve dans l'émission de RND, Mille questions à la foi

S. de V. : Dans la Bible, la première bénédiction de Dieu est dite sur l'homme et sur la femme. Tout le récit de la création est bénédiction. Et dans le judaïsme, la bénédiction est très fréquente.  La liturgie chrétienne a tout naturellement repris ce geste, et nous sommes tous bénis après l'eucharistie et à chaque célébration d'un sacrement. Pour autant, faut-il tout bénir ? Des médailles, des images, des motos, des maisons ou encore des animaux ? Quand vous recevez de telles demandes de bénédiction, comment y répondez-vous ?

Franck Javary : Positivement, et volontiers, puisque c'est l'Eglise qui propose que soient bénis des objets dont nous allons nous servir. La première chose à comprendre, bien sûr, c'est que ce n'est pas l'objet qui est béni, mais la personne qui va l'utiliser.

Vous bénissez tout, les chiens, les chats, les voitures ?

F. J. : L'Eglise propose un rituel de bénédiction pour des maisons, des instruments de travail, des animaux, des voitures, des avions, des trains, tout cela est prévu pour sanctifier l'activité humaine  qui est ainsi accompagnée. Toute réalité humaine peut contribuer à la gloire de Dieu. Mais encore une fois ce n'est pas l'objet qui est béni. Dans le rituel pour la bénédiction d'une voiture par exemple, le prêtre dit : "Nous te prions pour ceux qui se serviront de cette voiture. Qu'ils fassent route en toute sécurité, qu'ils fassent preuve de prudence…" Bénir une voiture, c'est demander au Seigneur d'accompagner la route de ceux qui la conduiront.

Et les animaux alors ?

F. J. : Ils sont bénis parce qu'ils sont les compagnons de l'homme, et c'est important. On demande au Seigneur qui a créé les êtres humains, mais aussi tout le vivant avec les animaux pour servir notre vie humaine, de bénir ces compagnons, pour qu'ils soient de bons compagnons et que nous soyons de bons maîtres. Pour beaucoup de gens, un animal est vraiment un compagnon de vie, à sa juste place bien sûr, mais on peut souhaiter que ce compagnon soit béni.

Autrefois on bénissait les moissons. On le fait moins aujourd'hui, est-ce dommage ?

F. J. : C'est une question de culture : notre société est moins rurale qu'autrefois, où l'on demandait au curé de bénir les champs, les semailles, les premiers fruits... C'est toujours prévu. En France, dans une société plus urbaine et moins chrétienne, certaines bénédictions se sont effacées, mais elles peuvent être encore très vivaces dans d'autres pays.

C'est toujours un prêtre qui bénit ?

F. J. : Pas forcément. Le premier ministre de la bénédiction, c'est l'évêque. C'est lui qui bénit une église, un nouvel autel. La bénédiction fait partie du ministère des prêtres et des diacres. Mais les chrétiens aussi peuvent bénir.  Ou bien parce que cela fait partie de leur charge propre : des parents peuvent bénir leur enfant.  Ou bien par délégation, par "ministère extraordinaire",  si le prêtre délègue pour cela tel ou tel chrétien, et dans ce cas la prière sera dite de manière un peu différente.

La petite croix qu'on peut faire sur le front d'un enfant, c'est une bénédiction ?

F. J. : C'en est une, et le rituel propose des prières longues ou courtes pour cela. A l'occasion de la rentrée scolaire par exemple, le père ou la mère de famille peut dire cette prière de bénédiction et marquer son enfant du signe de la croix, au moment où l'enfant part à l'école le jour de la rentrée.

Il y a des paroles spécifiques à prononcer ?

F. J. : Il y a des propositions dans le rituel, mais ce ne sont pas des formules magiques, avec des mots à dire absolument ! Dites : "Seigneur, bénis mon enfant qui va partir en voyage", "Bénis mon enfant qui part à l'école"… On peut dire ensuite un Notre Père ou un Je vous salue Marie, on peut lire un passage de la Bible qui éclaire le sens de cette bénédiction. Même s'il existe des prières précises, un père ou une mère de famille peut bénir le Seigneur et demander que son enfant soit béni avec ses propres mots.

On n'est pas obligé d'employer de l'eau bénite ?

F. J. : Non, la bénédiction peut être donnée par différents moyens : l'imposition des mains ou le geste de l'aspersion. Fondamentalement, la bénédiction est une prière.  Des gestes l'accompagnent pour en donner le sens, mais il n'y a pas là encore de matière particulière qui soit nécessaire.

Peut-on bénir des personnes sans qu'elles le sachent ?

F. J. : Non, parce que ces personnes que l'on veut bénir doivent accueillir cette bénédiction dans la foi. On demande qu'elles soient présentes. On me demande parfois de bénir un objet que l'on désire offrir à quelqu'un qui n'est pas là. Je demande alors le prénom de la personne, et je propose de prier pour elle.

Peut-on croire qu'un objet béni opère des miracles ?

F. J. : Non.  Dieu seul opère des miracles.

Certains n'osent pas jeter des objets bénis. Avoir un objet béni, est-ce une responsabilité ?

F. J. : Ces personnes ont raison de marquer du respect pour un objet béni, non pas pour lui-même, mais pour ce dont il est le signe.  Il arrive qu'on m'apporte à la cathédrale de Nanterre des objets religieux abîmés ou cassés, que les gens ne veulent pas jeter.

Vous exercez un discernement quand on vous fait une demande ?

F. J. : Oui, il arrive que l'on refuse une demande qui ne nous paraît pas adaptée. Quand on m'apporte des litres d'eau à bénir, je demande pour quel usage, et il m'arrive de proposer à la personne autre chose que ce qu'elle demande, tout en l'accueillant.

Conseilleriez-vous à  des jeunes mariés de faire bénir leur lieu de vie ?

F. J. : Pendant le temps pascal, nous proposons à tous les paroissiens de venir bénir leur maison. Bénir une maison ne se fait pas en quelques secondes : on écoute la parole de Dieu, on prie ensemble, il y a la prière de bénédiction proprement dite…  Cela peut être une liturgie développée, une très belle célébration.

Donc, faire bénir des objets, cela sert à quoi ? Protéger la personne ? Lui donner un peu de l'amour de Dieu ?

F. J. : Cela sert d'abord à bénir Dieu, à reconnaître qu'il est présent à chaque instant de notre vie et, parce que Dieu me bénit, à réaliser davantage son amour prévenant, qui veut en effet nous protéger du mal. Ce n'est pas magique : ce n'est pas parce qu'une voiture est bénie qu'on peut conduire n'importe comment ! Bien au contraire, on doit d'autant plus avoir une conduite responsable. Manifester l'amour de Dieu, voilà le sens de toute bénédiction. Bien sûr, il y a des déviations possibles. J'ai trouvé sur internet tout un trafic d'objets bénis, et j'ai eu la satisfaction de voir qu'on tient en haute estime la bénédiction d'un prêtre catholique sur des sites absolument pas catholiques ! L'Eglise n'encourage pas cela, bien au contraire. C'est la relation à Dieu qui sanctifie, l'objet n'est qu'un moyen par lequel est signifiée cette bénédiction de Dieu, qui est pour les personnes qui la demandent dans la foi.

On voit bien dans la Bible que nous sommes bénis dès notre origine.  Quel rapport avec le fait de faire bénir un objet ?

F. J. : Cela rappelle cette bénédiction fondamentale. Nous sommes bénis parce qu'aimés de Dieu, mais nous avons toujours besoin qu'on nous le rappelle, sinon nous ne célébrerions pas dans l'eucharistie le mémorial de la Passion du Seigneur.  Notre vie chrétienne est marquée par le rappel et l'actualisation de cet amour de Dieu.  Nous sommes bénis par notre conception, notre naissance, et il est bon que cette bénédiction soit redite chaque jour, de différentes manières.

Finalement, c'est bien de faire bénir des objets ?

F. J. : Oui, il y a un très bon usage de la bénédiction des objets, qui ne doit pas devenir systématique, mais pour que soit manifesté l'amour de Dieu à travers tel objet, dans telle situation. Il ne faut pas hésiter à faire connaître cette possibilité, à faire savoir qu'elle est prévue par l'Eglise, et à demander à votre prêtre ce qui est possible.

Recueilli par Sophie de Villeneuve 2012

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 14:05

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L'été est un moment propice pour entrer dans les églises et les chapelles, ne serait-ce que pour y trouver un peu de fraîcheur estivale et... spirituelle! Avec l'article de Martine de Sauto, découvrez la symbolique particulière des ces lieux. En partenariat avec le journal la Croix.

Quel est le sens du mot église pour les chrétiens?

Le mot « église » ne désigne pas d'abord un édifice. L'Église est là« où deux ou trois sont réunis en mon nom »(Mt 18-20). L'Église est donc l'assemblée de ceux que Dieu a appelés et qui suivent le Christ. Saint Paul parle de l'église comme d'un édifice. Elle est la « maison de Dieu » (1Tim 3,15).

Mais les pierres vivantes ne sont autres que les baptisés et la pierre angulaire est le Christ. Les chrétiens qui avaient besoin de lieu pour se rassembler et célébrer l'Eucharistie se retrouvèrent sans doute d'abord dans des maisons particulières.

Mais à partir du IVe siècle, quand le christianisme devient une religion autorisée puis recommandée, ils construisirent des églises – le mot étant alors écrit avec « e » minuscule - édifices consacrés qui sont aussi des haltes offertes à tous pour la rencontre et le dialogue avec Dieu.

À quoi voit-on que les églises sont des constructions nées de la foi chrétienne?

L'architecture des églises s'est diversifiée au long de l'histoire, selon le génie des constructeurs, l'évolution de la sensibilité religieuse et de la liturgie. Cependant, une église est généralement « orientée » vers l'est, le Soleil levant, symbole du Christ ressuscité. Son plan, pour ce qui concerne les églises occidentales, évoque la croix latine, faisant penser au Christ en croix.

Comment vivre la visite d'une église comme un itinéraire spirituel ?

Chaque étape, chaque lieu, a une dimension symbolique. À commencer par les portes de l'église qui constituent l'invitation visible que Dieu adresse à tout humain à s'installer en sa présence. Entrer dans l'église, c'est donc aussi laisser le Seigneur entrer en soi. « De même que tu entres dans cette église, Dieu veut entrer dans ton âme », dit saint Césaire, évêque d'Arles au VIe siècle. L'entrée dans l'église renvoie aussi à l'entrée dans la vie chrétienne. Au fond de l'église, le bénitier invite d'ailleurs le chrétien à prendre le temps de tracer un signe de croix, et ainsi de se souvenir de sa condition de baptisé.

Le narthex, ensuite, constitue un espace de transition entre l'intérieur et l'extérieur. Les catéchumènes s'y rassemblaient. Baptisés le soir de Pâques, ils s'avançaient alors dans l'église.

La nef (du latin navisqui signifie vaisseau), lieu de rassemblement des fidèles, invite symboliquement à marcher vers l'Orient, le Soleil levant, à passer des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, à accomplir un déplacement intérieur. Sur ce parcours, les vitraux, qui représentent le plus souvent des scènes de la Bible, de la vie de Jésus, de la Vierge Marie ou des saints, notamment du saint patron de l'église, sont des fenêtres de lumière, mouvante selon l'heure et les couleurs du temps. « Les fenêtres vitrées sont les écritures divines, qui versent la clarté du vrai Soleil (dieu), dans l'Église, c'est-à-dire dans le cœur des fidèles, tout en les illuminant »,écrit au XIIIe siècle le liturgiste Guillaume Durand de Mende. Sur les piliers ou les murs de la nef se trouvent deux sortes de croix: douze croix peintes rappellent les douze onctions effectuées lors de la consécration de l'église par l'évêque. D'autres croix, accompagnées de représentations, constituent les quatorze stations du chemin de croix suivi par Jésus, de sa condamnation à sa mise au tombeau. Parfois, une chaire du haut de laquelle le prêtre expliquait la Parole de Dieu est également adossée à un mur ou un pilier de la nef. Le long de la nef se trouvent parfois un ou plusieurs confessionnaux.

Avant le chœur, la croisée du transept, point de croisement entre la nef principale et le transept, est le lieu précis où sont célébrés les temps forts de l'existence de tout baptisé: baptême, communion, mariage.

Tout l'édifice semble ordonné autour de l'autel. Pourquoi?

Dans une église, le chœur, réservé au déploiement de l'action liturgique, apparaît comme la proue d'un navire dont la nef serait la coque où embarquent ensemble ceux qui souhaitent atteindre la terre Promise en prenant le chemin de l'Évangile.

Trois éléments essentiels y sont réunis. L'autel (du latin altare dé rivé de altus, élevé) un peu surélevé, est destiné à la célébration de l'Eucharistie, que Benoît XVI qualifiait de « trésor le plus précieux de l'Église ». L'autel est la table du repas partagé où, comme il l'a annoncé et signifié lors de son denier repas avec ses disciples à la veille de la passion, le Christ s'offre en sacrifice et se donne en communion. C'est le lieu où se dévoilent le plus visiblement l'amour radical de Dieu et sa présence.

Le second élément est l'ambon (du grec ambôn, « bosse » ou « petit sommet ») d'où sont proclamées les lectures de l'Écriture sainte, et notamment l'Évangile. L'ambon rappelle aussi que le cheminement vers Dieu ne peut se faire qu'à la lueur de la Parole qui brûle comme une lampe dans la nuit. Le siège enfin, sur lequel s'assoit le ministre ordonné qui préside la célébration liturgique, évoque, vide, la présence invisible du Christ.

Quels autres éléments symboliques trouve-t-on dans les églises?

Leur emplacement peut varier. C'est le cas de la croix, qui ne devint que tardivement le signe distinctif des chrétiens, et qui rappelle que Jésus a donné sa vie par amour pour nous. Vide, elle signifie que le crucifié est vivant ressuscité. Les fonts baptismaux (du latin fons, « source ») contiennent ou reçoivent quant à eux l'eau, symbole de vie, utilisée pour le baptême. À côté, le cierge pascal allumé lors de la Vigile pascale et qui symbolise le Christ vivant pour toujours, Alpha et Oméga, est rallumé lors de chaque baptême. Le tabernacle (de tabernaculum qui désigne la tente sous laquelle les Hébreux au désert abritaient l'Arche d'alliance) dans lequel sont conservées les hosties consacrées, se trouve sur l'autel d'avant Vatican II, situé au fond du chœur, ou plus souvent sur l'autel d'une chapelle latérale. Une petite lampe, souvent de couleur rouge, signale la présence du Saint Sacrement ce qui signifie, pour les chrétiens, que Dieu est réellement présent parmi les hommes. 

Martine de Sauto - Article publié dans le supplément Religion et Spiritualité du samedi 6-dimanche 7 juillet 2013.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 12:39

Au sens étymologique, la vocation est un appel (latin vocare, appeler). Il a longtemps désigné l'appel à s'engager dans une vie religieuse (prêtrise, vie monacale, etc.). Le concept s'enracine dans la Bible et est corrélatif au thème de l'écoute. Aujourd'hui ce mot est utilisé dans un sens plus large pour désigner l'appel que peuvent ressentir des personnes à une mission particulière : humanitaire, professionnelle, scientifique, etc.

 

Au pluriel, ce mot désigne le nombre de prétendants à la vie religieuse, et notamment à la prêtrise.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 10:19

pierre-et-paul2.jpg1. « Il n’y a plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jean, 15) Saint Pierre et saint Paul ont été battus plusieurs fois, flagellés, emprisonnés et finalement martyriser pour leur foi. L’Eglise nous les donne en modèle car ils n’ont jamais reculé devant l’effort pour prêcher l’Evangile. Rien ni personne ne les arrête dans leur désir d’aider Jésus à fonder son Eglise. Saint Paul lui-même raconte dans sa seconde lettre aux Corinthiens tout ce qu’il a dû endurer pour le Christ : « cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme…" Pierre a dirigé fidèlement l’Eglise selon la volonté du Seigneur pour finir crucifié et Paul a prêché l’évangile sans répit. Aujourd’hui, les deux apôtres infatigables nous regardent du haut du ciel. Ils nous murmurent à l’oreille de ne jamais nous lasser de suivre Celui pour lequel ils ont tout donné.

2. Apôtres du Christ. Le choix de vie de ces deux hommes n’est pas des plus courants. Ils ont réalisé ce qui différencie les chrétiens du reste de l’humanité : la mission. La rencontre avec Jésus-Christ suppose un changement radical dans nos projets de vie. Il nous invite à nous unir à sa mission : sauver des âmes. Il ne s’agit pas là de se trouver soi-même, de se sentir et de se savoir aimé de Dieu. Notre mission nous dépasse ; elle concerne le salut du monde ; elle peut prendre les mille et une directions que Dieu nous inspire.

Prière

Jésus, donne-moi le courage d’être apôtre par mes paroles et mes actes.

 

http://viechretienne.catholique.org/meditation/9858-fete-de-saint-pierre-et-saint-paul

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 13:11

st-Jean.jpg Les textes des évangiles rapportent la place importante du Baptiste : il prépare la venue de celui qui doit venir. Mais en même temps, ils prennent toujours de la distance avec lui car il n'est pas le Messie.

"L'Église considère la naissance de Jean-Baptiste comme particulièrement sacrée : on ne trouve aucun des saints qui nous ont précédés dont nous célébrions solennellement la naissance. Nous ne célébrons que celle de Jean et celle du Christ. Ce ne peut être sans motif." Saint Augustin

Jean-Baptiste, fils d'Elisabeth et de Zacharie, est le précurseur du Messie. L'Evangile nous dit qu'avant sa naissance, et alors que Marie, enceinte de Jésus, rend visite à Elisabeth, il tressaille d'allégresse dans le ventre de sa mère. Signe qu'il reconnaît le Christ. Il naît trois mois après l'annonce de l'ange Gabriel à Marie : "Voici qu'Elisabeth, ta parente, en est à son sixième mois". Elisabeth est âgée, et Zacharie ne croit pas à cette fécondité soudaine : pour avoir douté de la parole de l'ange, il perd la parole et ne la retrouve qu'à la naissance de son fils. Il l'appelle Jean, ce qui signifie "Dieu fait grâce".

Au temps de Jésus, Jean est un grand personnage religieux. Il prêche la venue des temps neufs de Dieu et demande à ses auditeurs de plonger dans l'eau vive pour manifester leur volonté de s'y préparer. Les évangélistes racontent que Jésus lui-même vint l'écouter et se faire baptiser. Jean, ayant provoqué la colère d'Hérode Antipas, gouverneur de Judée, aurait été exécuté.

A Jean, Jésus rendra ce témoignage : "Parmi les enfants des femmes, il n'en est pas un de plus grand que Jean-Baptiste." Jean-Baptiste baptisera Jésus et guidera vers lui ses meilleurs disciples. Il s'effacera pour lui laisser la place.

Le 29 août, l'Eglise fait mémoire de son martyre.

"Dieu fait grâce"

La tradition liturgique propose de s'arrêter sur l'épisode de la naissance de Jean le Baptiste. Cet épisode, avec beaucoup de fabuleux ou de miraculeux, est centré sur le nom qui doit être donné au fils d'Elisabeth. Le choix suscite des polémiques dans la famille, mais rien n'y fait : ce n'est pas la tradition qui importe, mais la convergence du cheminement dans la foi d'Elisabeth et de Zacharie, la fidélité dans l'accueil de l'inattendu de Dieu - fidélité qui fait que Zacharie retrouve la voix pour bénir Dieu.

Jean signifie "Dieu fait grâce". Comme si c'était le cri du cœur d'Elisabeth, comblée de la grâce de Dieu dans sa vieillesse, comme si Zacharie, en indiquant ce nom sur une tablette, disait le cheminement de foi qui s'était fait en lui, dans le silence, après le doute qu'il avait exprimé à l'annonce de cette naissance. Dieu fait grâce à Zacharie et à Elisabeth au-delà de leurs espérances. Une fois de plus, ce nom est indicateur d'une mission : Jean-Baptiste va inviter le peuple à découvrir que Dieu fait grâce.

Ce message ne sera accueilli que par ceux et celles qui acceptent de se convertir, de se déplacer, d'aller au désert écouter la Parole. Et nous, comment découvrons-nous que Dieu fait grâce à son peuple aujourd'hui encore ?

 

Prière de saint Anselme de Cantorbéry 

O bienheureux Jean 

toi qui as baptisé le Fils de Dieu,

tu étais rempli de l'Esprit Saint

avant même d'être enfanté.

Et tu reconnaissais Dieu

avant que le monde ne l'ait connu.

Tu as reconnu la Mère de ton Dieu

avant que ta mère l'ait saluée.

Ami de Dieu, intercède pour nous.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 12:28
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:56
homme-et-femme1-copie-1.jpgVous le savez sans doute, les Évangiles bénissent le mariage (Jésus se rend à une fête de mariage à Cana) et le Christ milite pour sa durée (ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas). 

Mais le Christ n’idolâtre pourtant pas le mariage. Dans une parabole, il montre un couple de jeunes mariés qui est tout à la joie de sa nouvelle vie et qui prétexte de cela pour renoncer à se rendre au Royaume de Dieu. En fait, même pour les chrétiens, le mariage n’a de sens qu’en vue de ce Royaume. Les époux se choisissent et font alliance entre eux pour marcher ensemble vers Dieu lui-même. Le sens du mariage n’est pas dans le mariage mais dans le terme de la vie : ce que les chrétiens appellent la béatitude, le bonheur éternel. 

Cependant, nous le savons, pour vieillir ensemble les époux ont dû traverser bien des épreuves, en particulier des conflits.

 

A. Ne pas éviter les conflits.

Le pire serait d’éviter les conflits. A propos de la gestion d’une crise ou d’un conflit, les chrétiens ont une longue expérience : Apprendre se disputer ; savoir dire comment on ressent les événements, les gestes ou les paroles de l’autre plutôt que de prêter au conjoint des intentions assassines qu’il n’a probablement pas ; apprendre à nommer l’objet du conflit ; ne pas mélanger les problèmes ; inviter un tiers… Les traditions monastiques et religieuses, les associations de conseillers conjugaux comme le CLER sont les héritiers de toute une expérience deux fois millénaire en la matière.
Mais comme je crois que tout ceci est votre spécialité, je n’insiste pas.


B. Savoir accompagner une séparation.

L’Église catholique ne veut pas l’unité du couple à tout prix. Lorsqu’il y a de la violence conjugale, de la violence sur les enfants ; lorsque le couple est mort petit à petit, mais qu’il est vraiment mort. Lorsque l’un des deux ne veut plus du tout le couple, … le divorce s’avère parfois nécessaire.

L’Église catholique n’interdit pas la séparation. Ce qu’elle demande, c’est que, l’on recherche d’abord les chemins de réconciliation. Et si c’est vraiment impossible, alors que dans ce moment très douloureux où le deuil de tant d’espoirs doit être mis en œuvre, il n’en soit pas rajouté sur l’injustice et le mensonge. Que l’on n’utilise pas les enfants. Trop de divorces sont l’occasion d’accroître la violence et l’injustice, parfois à l’instigation des avocats.


C. Nullité et non pas annulation.

Il me faut ici lever une ambiguïté du langage. Beaucoup pensent que l’Église catholique peut annuler dans certaines conditions un mariage. Annuler voudrait dire qu’il y aurait eu mariage. Dans l’Église catholique, nous disons plutôt que les conditions nécessaires au mariage chrétien (engagement pour la vie, à la fidélité, désir d’enfants, dans un contexte de liberté et de maturité suffisantes, …) n’étaient pas remplies au jour du mariage. Et si un procès (tout se fait par écrit) manifeste que ces conditions n’étaient pas remplies, l’Église catholique déclare alors qu’il n’y a jamais eu mariage, qu’il a toujours été nul sur le plan juridique. C’est pourquoi, les personnes concernées n’ayant jamais été juridiquement mariées peuvent alors se marier à l’église. 

La déclaration de nullité est bien à prendre au plan juridique et non au plan moral. La plupart du temps les époux ont fait de réels efforts pour construire leur couple et leur famille. Parfois, certains refusent d’engager une telle procédure au simple fait qu’ils ne veulent pas remuer des souvenirs douloureux ou encore parce qu’ils ne veulent pas que leurs enfants aient l’impression d’être nuls, ou le fruit de quelque chose de nul. Il faut savoir leur dire que la déclaration de nullité a un effet uniquement juridique.
A vous qui êtes des professionnels et qui accueillez parfois des chrétiens convaincus, il est important que vous sachiez leur rappeler cela. Le fait d’être croyant redouble parfois la souffrance liée à un échec. Ouvrir la possibilité d’un procès sur la nullité d’un mariage peut ouvrir des horizons et apaiser bien des conflits. 

Les demandes pour déclaration de nullité doivent s’adresser à Monsieur l’official au siège de l’évêché du diocèse où les époux se sont mariés. La procédure dure en général deux ans et coûte aux environs de 500 € (chacun donnant à la mesure de ses moyens).

Conclusion : Il est possible d’espérer.

Les chrétiens sont des hommes comme tous les autres, affrontés aux mêmes difficultés que tous les autres. Ceux qui vivent de leur foi bénéficient, me semble-t-il, d’une vision de leur couple plus idéalisée. Cela les aide à persévérer mais lorsqu’ils vivent un échec, ils risquent de tomber de plus haut. Pourtant, même en cas d’échec grave, ils disposent de ressources originales car leur projet conjugal ne repose pas sur leur seul sentiment amoureux c’est-à-dire sur eux-mêmes, mais sur un projet, la volonté réelle de le mettre en œuvre et plus encore sur leur foi au Christ qui lui, ne déçoit jamais. 

Je n’ai pas eu l’espace pour vous parler du pardon. Mais lorsqu’il est vécu en profondeur et avec droiture, le couple ressort de son conflit plus fort. C’est une chose formidable que d’être aimé non seulement parce que ceci ou cela mais aussi malgré ce que l’on a dit ou fait. Je rappelle seulement que le pardon n’est pas l’oubli mais qu’il est une décision d’ouvrir et de préférer l’avenir commun et l’engagement à ne pas faire mémoire de la faute de l’autre contre lui.

Et je veux croire que si, vous, les médiateurs familiaux, vous êtes tout à fait capables d’aider à trouver des accords pour gérer les séparations, vous ne vous interdisez pas de proposer des chemins de réconciliation. Sous la cendre, il peut y avoir encore de la braise.

P. Bruno Feillet

http://www.discernement.com/EthiquesParticulieres/EthiqueFamilleSexualite/

conferencesprincipal/mariagecatholique.htm

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 06:45

mariage.jpg Le concept d’engagement peut nous aider à comprendre au plan philosophique ce que les chrétiens comprennent par sacrement de l’alliance conjugal.

 

A la différence du contrat qui porte sur un bien ou un service à obtenir dans une durée limitée en échange d’un autre bien ou service, l’engagement porte sur l’être même de la personne, sans durée de temps. Chacun s’engage sur lui-même à vouloir le bonheur de l’autre parce que l’autre en fait autant à son égard.

 

Dans l’Église catholique, on parle de sacrement. Celui-ci donne une grâce spéciale au mariage : Celle de l’assouplissement du cœur lorsque la tentation des calculs mesquins se fait jour. Nous disons aussi que le mariage entre deux baptisés est indissoluble, c’est-à-dire qu’il acquiert une solidité particulière que personne ne peut défaire.
 

Mais ne croyez pas que cette solidité vienne seulement de l’extérieur du couple, comme une chape de plomb qui les recouvrirait. C’est le vœu même de l’amour que de durer toujours. C’est le plus beau cadeau que les époux se font : « rien jamais ne pourra détruire notre projet ». Je ne nie pas la part d’idéalisation qui existe dans ce genre de propos, mais au fond du cœur, tous ici nous avons le désir de dire une parole que nous tiendrons toute notre vie parce se joue dans cette parole le sens même de notre vie. 

 

L’Église catholique accompagne, vérifie et bénit cet engagement lorsqu’il est pris avec suffisamment de maturité.

3e partie

P. Bruno Feillet 

http://www.discernement.com/EthiquesParticulieres/EthiqueFamilleSexualite/

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