Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Entrer en contact...

Secrétariat paroissial
5 rue saint Martin,
06390 Contes
tel. 04.93.79.00.58

paroissestvincentdepaul@gmail.com


Horaires d'ouverture :
Mardi 15h00 - 18h00

Jeudi 15h00 - 18h00

Vendredi 15h00 - 18h00

 

 

Site internet :

blogstvincentdepaul@gmail.com

 

Facebook :

https://fr-fr.facebook.com/paroissestvincent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Curé

Abbé Ildephonse NIYONGABO

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric REBUFFEL

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

ob_4a2372_dscf5396.JPG
Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 19:33

Les quatre évangiles, un témoignage pour le faire connaître, un documentaire proposé par KTO.

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 17:07

images--3-.jpgL'Avent est là. C’est une bonne période pour renouveler le désir, la nostalgie, l’envie sincère de la venue du Christ! De sa venue quotidienne dans ton âme avec l'Eucharistie! — "Ecce veniet!" — Voici qu’Il vient! Nous encourage l'Eglise.

Forge, 548 

Le compte à rebours 

Ouvrez les yeux et relevez la tête, car le jour de votre Rédemption est proche (Lc 21, 28), avons-nous lu dans l'Évangile. Le temps de l’Avent est un temps d’espérance. Tout le panorama de notre vocation chrétienne, cette unité de vie dont l’axe est la présence de Dieu, Notre Père, peut et doit être pour nous une réalité quotidienne.
Demande cela avec moi à Notre Dame, en imaginant comment elle vivait ces mois dans l’attente du Fils qui allait lui naître. Et Notre Dame, Sainte Marie, fera en sorte que tu sois alter Christus, ipse Christus: un autre Christ, le Christ lui-même!
C’est tout ce que je voulais vous dire en ce premier dimanche de l’Avent où nous commençons à compter les jours qui nous approchent de la Nativité du Sauveur. Nous avons vu la réalité de la vocation chrétienne, comment le Seigneur compte sur nous pour conduire les âmes vers la sainteté, pour les lui approcher, les rapprocher de l’Église et étendre ainsi le royaume de Dieu dans tous les cœurs. Le Seigneur veut que nous lui soyons dévoués, fidèles, délicats, aimants. Il nous veut saints, que nous soyons tout à Lui. 

Quand le Christ passe, 11

Pour écouter Dieu 

Si nous avons recours à la Sainte Écriture, nous verrons que l’humilité est une condition indispensable pour nous disposer à écouter Dieu. Chez les humbles se trouve la sagesse enseigne le livre des Proverbes. L’humilité, c’est nous regarder tels que nous sommes, sans rien nous cacher, avec vérité. Et, comprenant que nous ne valons presque rien, nous nous ouvrons à la grandeur de Dieu : c’est là notre propre grandeur.
Comme elle l’avait bien compris Notre Dame, la Sainte Mère de Jésus, la créature la plus éminente de toutes celles qui ont existé et qui existeront sur la terre ! Marie glorifie le pouvoir du Seigneur, qui a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles. Elle chante cette providence divine qui s’est accomplie une fois de plus, en elle : parce qu’il a jeté les yeux sur son humble servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse.

Marie se trouve transformée en sainteté, dans son cœur très pur, en présence de l’humilité de Dieu : L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’enfant sera saint et sera appelé Fils de Dieu. L’humilité de la Sainte Vierge est la conséquence de cet abîme insondable de grâce, qui se produit avec l’Incarnation de la Seconde Personne de la Très Sainte Trinité dans les entrailles de sa Mère toujours Immaculée.

Amis de Dieu, 96

Les 'ennemis de l’âme'

Aujourd’hui commence le temps de l’Avent, temps opportun pour penser aux pièges que nous tendent ces ennemis de notre âme que sont les désordres de la sensualité et de la légèreté; cette folie de la raison quand elle s’oppose au Seigneur; la présomption hautaine, qui rend impossible l’amour de Dieu et des créatures Tous ces états d’esprit sont des obstacles certains, et leur pouvoir de perturbation est grand. C’est pourquoi la liturgie nous fait implorer la miséricorde divine: vers Toi, Seigneur, j’élève mon âme, c’est en Toi que j’espère; fais que je ne sois pas confondu, que mes adversaires ne se réjouissent pas (Ps 24, 1-3), : telle est la prière que nous avons faite à l’Introït. Et, dans l’antienne de l’Offertoire, nous répéterons: j’espère en Toi, Seigneur, que je ne sois pas confondu!

Maintenant qu’approche le moment du salut, il est consolant d’entendre, de la bouche de saint Paul, que, lorsque Dieu le Père, notre Sauveur, a daigné nous révéler sa bonté et son amour pour les hommes. Il nous a sauvés, non pour nos prétendues œuvres de justice, mais dans sa miséricorde (Tit 3, 5).

Quand le Christ passe, 7

Tous attendent d’être sauvés

Jésus-Christ Dieu-Homme. C’est là une des magnalia Dei, une « des merveilles de Dieu », que nous devons méditer et dont nous devons remercier ce Seigneur qui est venu apporter la paix sur la terre aux hommes de bonne volonté (Lc 2, 14)., et à tous les hommes qui veulent unir leur volonté à la Volonté suprêmement bonne de Dieu: non seulement aux riches et aux pauvres mais à tous les hommes, à tous nos frères! Car nous sommes tous frères en Jésus, fils de Dieu, frères du Christ: sa Mère est notre Mère.
Quand le Christ passe, 13

 

http://www.fr.josemariaescriva.info/article/avent

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 22:01

louange-copie-1.jpg Croire en Dieu signifie énormément pour moi. C'est avant tout croire à la vie, à l'amour et évidemment à la vie éternelle. Mais ça signifie beaucoup plus que cela, c'est d'avoir un véritable lien avec le Seigneur, de vivre en permanence avec lui. Dans les moments de joie et de bonheur, le Seigneur est là et partage ses grands moments. Et dans les situations les plus douloureuses, le Seigneur est également présent et vit ses moments si difficile avec nous.

Il y aura des périodes ou vous aurez des doutes ou vous vous éloignerez du Seigneur, il ne faudra pas vous inquiéter, Dieu, par son immense amour, sera vous donner quelques signes qui vous feront revenir vers lui parce que nous revenons tous un jour ou l'autre vers lui.

N'oubliez jamais d'aider et d'aimer son prochain et surtout oublier la haine et la vengeance, ce sont des poisons redoutables. Seul le pardon vous apaisera et rendra votre vie meilleure. Adressez vous toujours au Seigneur, il vous répondra, à sa façon mais il vous répondra et surtout il sera toujours là.

 

Jessica.

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 10:11

"La foi, se réveillant, comme un doux souvenir, Jette un rayon d'espoir sur mon pâle avenir, Sous l'ombre de la mort me ranime et m'enflamme, Et rend à mes vieux jours la jeunesse de l'âme,..." ainsi résonnent les sublimes vers de Lamartine qui expriment ce qui reste parfois indicible. La Foi peut-elle se définir ? Peut-on connaître son contenu ? Peut-on la résumer à simplement "croire en Dieu" ? Quel nouveau dialogue peut-il exister entre Foi et Raison et comment progresser dans la Foi ? La foi prise au mot vous propose de revenir au coeur de notre raison de croire et d'espérer, en compagnie de deux invités : le père Matthieu Villemot, professeur de Philosophie au Collège des Bernardins et le Père Denis Dupont-Fauville, professeur de Théologie au Collège des Bernardins et Chapelain de Notre-Dame de Paris.

www.ktotv.com

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 14:56

Lorsque des personnes de deux religions différentes décident de se marier, la question de l'éducation religieuse des enfants devient cruciale. Très vite, dès la naissance du premier enfant, des choix se présentent, différents selon l'appartenance religieuse : choisir la circoncision ou privilégier le baptême ? Ou laisser l'enfant choisir plus tard ? Que préconise l'Eglise catholique ? Comment permettre à l'enfant de construire sa vie spirituelle de manière cohérente ? Témoignage et éclairage dans Vies de Famille.

www.ktotv.com

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:17

050.JPGL'enlèvement du P. Vandenbeusch au Cameroun jeudi dernier et la lecture hier des textes mentionnant la fin des temps nous interpellent en tant que chrétiens. Comment trouver le courage de témoigner de notre foi lorsqu'elle est menacée ? La réponse du P. Michel Souchon, jésuite.

Des prédictions terribles Les évangiles synoptiques rapportent ces discours en les situant dans les semaines qui précèdent la Passion. Ils annoncent la fin d'une époque (la prise de Jérusalem, la ruine du Temple) et la fin des temps, avec de terribles catastrophes et une profonde détérioration des rapports humains dans les familles et dans la société. Les disciples de Jésus seront persécutés. Ils devront témoigner devant les tribunaux : "On portera les mains sur vous et l'on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous mènera devant des rois et devant des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous donnera l'occasion de rendre témoignage. Mettez donc en vos cœurs de ne pas vous soucier d'avance à votre défense, car je vous donnerai une bouche et une sagesse à quoi tous vos adversaires ne pourront résister ni contredire" (Luc 21,12-15). Mais la force de l'Esprit nous sera donnée Bien sûr, nous ne vivons pas dans des conditions aussi dramatiques (au moins en France). Pourtant nous pouvons entendre les paroles de Jésus sur le témoignage comme des consignes pour aujourd'hui et pour chacun de nous. Le courage pour témoigner ne dépend pas de nos forces, dit Jésus. Il vient de "la puissance de la Résurrection", de la force de l'Esprit "que le Père vous enverra en mon nom" (Jean 16,33 ; Act 23,11). La survenue de l'Esprit à la Pentecôte est une manifestation du Christ ressuscité transformant les Apôtres et les disciples apeurés en témoins courageux. Au long des âges, des témoins (marturoi en grec, le mot qui a donné "martyrs") disent : "Christ est ressuscité !" Le chrétien est un vivant témoignant du Vivant revenu de la mort. Par quelle force ? Par aucune autre que celle de l'Esprit. Ce qui est demandé aux témoins, c'est de ne pas mettre d'obstacles à cette action de l'Esprit en nous. Et à l'action de l'Esprit dans le monde à travers nous. Témoigner de notre expérience Quels obstacles aujourd'hui ? J'en vois deux : l'absence - ou du moins la faiblesse - d'une véritable expérience spirituelle ; l'incapacité à exprimer notre foi en des paroles audibles aujourd'hui. Premièrement, ce que l'on demande aux chrétiens, c'est de parler de leur expérience personnelle de la rencontre du Christ. De dire ce qu'ils ont entendu de la parole de Dieu. De témoigner de leur vie spirituelle, de leur vie dans l'Esprit. De "rendre raison de leur espérance" (1 Pierre 3,15). Dites-nous ce qui vous fait vivre. Jésus affirme : "Ayez confiance, j'ai vaincu le monde" (Jean 16,33). Pouvons-nous témoigner de cette victoire ? Ne nous racontez pas de ces histoires qui endorment les enfants. Ne nous récitez pas vos catéchismes. Vous, personnellement, avez-vous fait la rencontre de Jésus qui est révélation du Père ? Vous dites que vous croyez en un Dieu qui est Père, qui nous aime et veut notre bonheur. Vous dites que vous croyez en Jésus Christ vrai Dieu et vrai homme, mort et ressuscité pour nous. Vous dites que vous croyez en l'Esprit saint qui anime l'Église et travaille au cœur de tout homme de bonne volonté. Vous le dites. Mais quelle expérience avez-vous faite de ces mystères formidables ? Avez-vous entendu une parole personnelle, à vous adressée, et un appel singulier ? Parlez-nous de cela : de votre expérience spirituelle, cela seul nous intéresse. Trouver les mots pour le dire Pour témoigner de notre foi, il faut encore avoir les mots qui nous permettraient de la dire en des termes que nos interlocuteurs, nos amis et nos proches, puissent comprendre parce qu'ils rejoignent leurs questions et leur vie. Ces mots souvent nous font défaut. Notre catéchisme est bien loin et les mots de notre enfance sont insuffisants pour "rendre raison" de notre foi et de notre espérance, pour tenir un discours raisonnable. Cette constatation ne doit pas nous désespérer : elle est une invitation à mettre notre culture religieuse au niveau de notre culture humaine. Participez à des rencontres de réflexion et de partage sur la foi dans votre paroisse ou dans votre ville. Demandez à un libraire religieux de vous indiquer quelques lectures sur le credo (1). Votre vie professionnelle demande aujourd'hui une "formation permanente" : pourquoi pas notre vie de foi ?

1) Par exemple : "Bruno Chenu explique le Credo", Panorama, hors-série n° 43 - Michel Dubost, Prier le Credo, DDB, 2008 - Bernard Sesboüé, Croire. Initiation à la foi catholique pour les hommes et les femmes du XXIe siècle, Droguet & Ardant, 2003. Ou encore plusieurs hors-série de Croire aujourd'hui : - n° 3, "La foi en questions, 25 repères pour comprendre la foi" - n° 4, "Le Credo, le Notre Père expliqués à tous". Enfin (mais la liste est loin d'être exhaustive), le hors-série des Cahiers croire : "50 mots de la foi". P. Michel Souchon, jésuite ; janvier 2011

www.croire.com 

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 17:12

Jesus-de-Nazareth.jpg Pour les chrétiens, Jésus est cet homme en qui Dieu s’est totalement manifesté. Par sa vie, ses paroles et son enseignement, il nous a révélé qu’il était lui-même Dieu.

Pour les chrétiens, Jésus est Dieu. Cette affirmation est le centre et le cœur de leur foi. Jésus n’est pas seulement l’envoyé de Dieu ou celui qui parle en son nom. Il est Dieu. Il l’est tout en étant totalement homme. Ce que la tradition chrétienne appellera la double nature de Jésus – homme et Dieu – dans son unique personne. Cet homme appartient, par sa naissance, sa vie et sa mort, à notre humanité.

Sur quoi s’appuie la foi des chrétiens ?

La foi des chrétiens s’appuie sur le contenu des évangiles qui, de façon complémentaire, nous rapportent l’enseignement et les faits et gestes de Jésus.  Les 4 évangiles sont  une référence majeure et incontournable pour ceux qui se disent aujourd’hui ses disciples. Dans l’évangile de saint Jean, il est rapporté qu’après le lavement des pieds, Jésus a dit à ses disciples : « Ce que j’ai fait pour vous, faites-le vous aussi… » (Jn 13). Au-delà du geste symbolique qu’il vient de réaliser, il s’agit de leur faire comprendre qu’ils doivent vivre comme lui, c’est-à-dire en posant des actes d’amour, de paix et de réconciliation. Cette exigence de vie va demeurer des origines à nos jours.

Mais qu’en est-il de Jésus aujourd’hui ?

La foi des chrétiens s’appuie sur la conviction que Jésus est vivant aujourd’hui et qu’il n’est pas resté mort, après son procès, sa condamnation et sa crucifixion. C’est ce que les chrétiens appellent la résurrection de Jésus. Ses disciples, hommes et femmes, l’ont vu vivant. Il s’est montré à eux et leur a parlé, avant de se séparer d’eux non sans les avoir assurés de sa présence définitive dans l’invisible et  particulièrement dans le signe eucharistique du pain et du vin partagés. La résurrection de Jésus est également un élément central de la foi chrétienne, des origines à nos jours. Pierre dira dans son discours de la Pentecôte : « Cet homme, vous l’avez livré et supprimé, mais Dieu l’a ressuscité » (Ac 2,23) et saint Paul sera radical en affirmant :  « Si le Christ n’est pas ressuscité votre foi est illusoire… »(I Co 15,17).

Quel est le lien actuel des chrétiens à Jésus ?

La foi des chrétiens ne se vit pas isolément mais ensemble. Jésus  le Christ a rassemblé ses disciples et fondé ce que l’on appelle l’Église dont le signe d’appartenance est le baptême donné au nom de Dieu, Père, Fils et Esprit-Saint. C’est par son enseignement que Jésus nous a appris qu’il était Fils, qu’il nous a parlé de Dieu comme Père et de l’Esprit comme souffle de Dieu, pleinement manifesté lors de la Pentecôte.

Pour ceux qui portent aujourd’hui le nom de chrétiens, c’est-à-dire qui sont baptisés – quelle que puisse être la différence des traditions catholique, protestante, anglicane ou orthodoxe – le point commun, ce qui les rassemble et les tient en communion spirituelle et humaine, c’est leur lien personnel et communautaire à Jésus, le Christ ressuscité. Ce lien est constamment affermi et consolidé par la prière et la célébration liturgique (la messe). C’est un lien de confiance, d’amour et d’espérance. Au fur et à mesure de leur chemin spirituel, les chrétiens croient que Jésus agit en eux, que, par Jésus, la grâce de Dieu les transforme intérieurement et leur permet d’être capables d’aimer comme Dieu aime. Le chrétien a conscience que, sans la relation avec Jésus, il est limité par sa condition humaine qui l’empêche de vivre pleinement dans l’amour, la paix, la joie, l’espérance.

Mgr André Dupleix, recteur honoraire de l’Institut catholique de Toulouse

http://jesus.catholique.fr/questions/qui-est-jesus-pour-les-chretiens/qui-est-jesus-pour-les-chretiens/

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 18:47

DSCF0570---copie.JPGLa petite sortie de Jean-Michel APATHIE sur le manque de prêtres est une belle occasion de parler d’un sujet qui, même pour les catholiques pratiquants, est source d’interrogations et d’incompréhensions. Oui, nos évêques, les prêtres et beaucoup de fidèles sont préoccupés par cette question des vocations. Mais des propos aussi courts peuvent-ils aider à la compréhension d’un sujet bien plus profond ? Je voudrai dire une chose simple, au risque de surprendre : l’Église en France ne manque pas d’abord de prêtres ; elle manque de chrétiens ! Pourquoi voudrions-nous plus de prêtres alors que les chrétiens sont les premiers à déserter les églises et la pratique dominicale ? Sera-t-il vraiment utile de multiplier les messes dominicales ? Est-ce que marier les prêtres et augmenter leur salaire ramènera, spontanément et sans effort, des flots de chrétiens à la pratique de la foi ? Je posais un jour la question à un ami athée : « si j’étais marié, te poserais-tu la question de la foi différemment ? » Sa réponse fut négative évidemment …  C’est d’abord de croyants que l’on manque, et non de prêtres. Les saints nous l’ont toujours dit : les communautés chrétiennes ont les prêtres qu’ils ont envie d’avoir …

Malheureusement, appeler les prêtres à se marier et vouloir les enrichir revient simplement à leur demander d’abandonner le Christ … et c’est peut-être cela qui me touche le plus ! Pourquoi, sans me demander ce que je vis, sans s’intéresser à ce que je vis, aux désirs profonds de mon cœur, me demanderait-on d’abandonner celui par qui je suis profondément consacré à Dieu et à son service ?

Déjà, Jésus, dans l’évangile, avait prévenu que le célibat serait source d’incompréhensions et de scandale et qu’il serait incompris. Pourtant lui-même l’a vécu et a appelé ses disciples à faire de même  :

« Ce n’est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l’a révélée. (…) Il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! » (Mt 19, 11-12).

Pourrait-on donc leur en vouloir de ne pas comprendre ? L’amour et la consécration du cœur à quelqu’un seront toujours un mystère pour celui qui est extérieur à cet amour : que ce soit l’amour humain ou l’amour divin.

Pour l’habit et pour la paie, là aussi Jésus « dit à ses disciples :

« C’est pourquoi, je vous le dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie au sujet de la nourriture, ni pour votre corps au sujet des vêtements. La vie vaut plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. » (Lc 12, 22-23) … Et encore, Jésus leur prescrivit : « ne prenez pas de tunique de rechange » (Mc 6, 9).

Alors oui, je n’ai qu’un habit, mon col romain, noir qui plus est ; et je ne m’en inquiète pas davantage. C’est ma joie de l’enfiler chaque matin en me disant que je revêts la tenue du serviteur. Tant d’hommes et de femmes revêtent leur blouse pour se mettre au service de leurs frères. C’est ma tenue de service ! Mes filleuls me voient vivre avec ; ils s’amusent de cette languette blanche si caractéristique de leur parrain ; et c’est ma joie ! Ils sont comme tant d’hommes et de femmes qui aiment nous reconnaître. Pas dans une mondanité mal placée, mais parce que cet habit, lui aussi, est signe de notre consécration. Un prêtre habillé n’importe comment ou habillé avec des marques de luxe se coupe nécessairement de gens qui n’oseront plus l’approcher. L’habit du prêtre, sobre et sombre, dit sa disponibilité à être rejoint d’abord pour ce qu’il est, et non pas pour sa réussite sociale.

Au fond, dans cette question de l’habit et de notre paie, c’est bien l’évangile qui se laisse à nouveau questionner par le monde : Jésus appelle ses disciples à vivre de ce que l’on appelle les « conseils évangéliques » de chasteté (ce qui dans la vie du prêtre se traduit par la continence), de pauvreté et d’obéissance. Et c’est là, peut-être, le clivage le plus profond. L’engagement à vivre ces conseils évangéliques est une réponse que le Christ a toujours donnée à son Église pour les maux de notre temps. Face à une humanité en mal de désirs charnels, d’avoir et de pouvoir, ces trois conseils évangéliques questionnent encore, la preuve.

Veut-on nous marier vraiment ou nous propose-t-on d’entrer dans cette frénésie sentimentale et sexuelle qui fait que l’on change de partenaire toutes les semaines ? Serait-ce bien là la joie véritable de la vie conjugale ? Nous propose-t-on d’avoir un salaire plus « décent » ou d’entrer dans cette frénésie de la consommation qui fractionne, chaque jour un peu le clivage toujours plus scandaleux entre pauvres et riches ? La sobriété de notre habit, que l’on veut sans cesse réformer, est le signe de notre obéissance (et je mets de la couleur tous les jours : à la messe !). Au fond, donc, à quoi cela servirait-il si ce n’est à faire du prêtre un homme comme tout le monde … ?

À travers les siècles, la tentation n’aura jamais diminué de vouloir faire du prêtre quelqu’un de transparent … L’Église ne sera jamais un club ou une association qui avancera au gré des vents. Le prêtre ne sera jamais un homme comme tout le monde, puisque par sa volonté de vivre des conseils évangéliques, il rappelle à notre société qu’elle n’est pas uniquement faite pour le sexe, le pouvoir et l’argent.

La présence du prêtre au monde rappelle aux hommes qui veulent bien les écouter qu’ils sont appelés sur un chemin de plus grande liberté alors que ce monde tend à l’enchaîner dans des pulsions jamais assouvies totalement : on en voudra toujours plus ! Nos engagements, nos « vœux » si l’on préfère, manifestent la liberté suprême de l’homme qui peut s’engager et se donner à Dieu.

Il en va du rapport de l’homme aux biens (pauvreté), à autrui (la chasteté), et à son destin (l’obéissance) : l’homme est une liberté à même de ne pas se laisser emprisonner. Et c’est ce témoignage que nous voulons donner au monde, y compris à travers d’inévitables combats. Oui, les choses ne sont parfois pas simples à vivre au quotidien. Mais la joie qui découle de notre fidélité renouvelée et fortifiée, y compris par le pardon du Seigneur, vaut bien toutes les richesses du monde, croyez-moi ! Ma famille et mes amis ne cessent de le constater : je suis un prêtre heureux ; qu’on se le dise !

L’idéal que nous voulons donner en exemple au monde est un idéal difficile à atteindre et à vivre, oui. Mais la prise en compte du vécu, de nos histoires sacerdotales, quelles qu’elles soient, et de ses souffrances, de ses blessures et de ses difficultés aussi, ne sera jamais une raison suffisante pour considérer que cet idéal est inaccessible. Si le Christ nous a laissé cet appel vibrant dans l’évangile à ne pas vivre comme le monde, c’est pour que notre vie témoigne d’un peu plus que nous-mêmes. Nous essayons à travers cela, bien humblement certes, de montrer le chemin vers Dieu. Nous ne sommes pas les seuls ; mais nous y participons.

C’est la conception de l’Église qui est en jeu : n’est-elle qu’une institution parmi tant d’autres, jouant le même le jeu des lobbyings et du pouvoir ou demeure-t-elle capable, par son mode de vie et par l’Évangile où elle puisera jusqu’à la fin des temps, du courage nécessaire pour contredire le monde qui a tant besoin de se décentre de lui-même et de relever la tête ? Jésus a prévenu ses disciples : « vous n’êtes pas du monde » (cf. Jn 17, 16). Vouloir nous faire du monde, vouloir nous faire vivre comme le monde, c’est au fond, nous éloigner encore un peu plus de l’évangile … Et c’est cela, vous le comprendrez, qui me gêne le plus.

Père Cédric BURGUN

http://www.cedric.burgun.eu/pretre-et-heureux/

Partager cet article
Repost0
12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 16:34

creation-copie-1.jpgCes dernières années, la «théorie du genre» est venue bousculer la notion de différence sexuelle. Qu’en est-il au juste ? Qu'en pense l'Eglise?

Le « genre » est un terme traduit de l’anglo-américain gender. Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas un concept univoque qui se rattacherait à une « théorie » unifiée. Ce mot a plusieurs définitions et sert à de nombreux usages académiques ou militants.

De quoi s’agit-il ?

Il est apparu dans les années 1970, dans le cadre d’études américaines sur les « anomalies » de la sexuation. Il existe en effet de très rares cas de personnes ayant le sentiment subjectif d’être des hommes alors qu’elles sont biologiquement des femmes et inversement. D’où l’idée de distinguer le sexe biologique, corporel, du genre qui correspond au sentiment d’appartenir à l’un ou l’autre sexe. Les psychiatres, sociologues, anthropologues qui se sont penchés sur cette question ont vite compris qu’un certain nombre d’habitudes culturelles renforçaient le genre dans le lent processus d’éducation. On connaît bien le trop fameux : « Les filles sont douces et les garçons brutaux ». Mais de façon plus subtile on dit aussi par exemple d’un bébé qui crie qu’« il aura du caractère » si c’est un garçon, alors qu’une petite fille attirera plutôt la compassion : « Elle est malheureuse »… D’où l’idée, assez simple au fond, que le genre est construit par les idées toutes faites, les « stéréotypes » culturels du milieu ambiant. Tout, ensuite, est une question de curseur : un peu construit, beaucoup construit ou, pour les extrémistes, totalement construit ?

Sur ce point, il faut bien dire que toutes les écoles ne sont pas d’accord. Ce n’est que tardivement, en 1990, qu’est apparue, avec Judith Butler, la Queer theory (théorie étrange) qui prône une déconnexion totale du biologique et du culturel afin de « subvertir » la domination masculine.

Cette théorie est-elle vraiment menaçante ?

En soi, une théorie aussi vague et générale n’a rien de menaçant. Au contraire, certains apports des études de genre sont très utiles pour que les hommes et les femmes prennent conscience, ensemble, de leurs préjugés respectifs. Ceci notamment pour parvenir à une plus grande égalité et à une meilleure entente.

On songe notamment à l’apport trop méconnu de Carol Gilligan, une psychologue, qui, dans les années 1980, a ouvert les recherches sur le « care » par une étude très concrète menée avec des hommes et des femmes à partir d’une batterie d’entretiens. Il en ressortait que les caractéristiques mêmes de la génération (une femme est issue d’un corps semblable au sien, un homme d’un corps différent du sien), induisaient des comportements différents devant la vie et les relations humaines. 

Mais il faut bien avouer qu’en dehors de milieux universitaires assez pointus, c’est la théorie la plus extrémiste – que l’on a appelée, à tort, la «théorie du genre » – qui a surtout été véhiculée en France par les médias. Les promoteurs du mariage entre personnes de même sexe ont trouvé, dans cette théorie extrême, un appui idéologique ou une forme de confirmation.  

Quel est le point de vue de l’Église ?

L’Église n’a pas de point de vue précis sur les études de genre en général. Mais elle a une position assez claire sur l’anthropologie elle-même. Elle affirme, elle n’est pas la seule à le faire, que l’on ne peut dissocier le corps et l’idée que l’on s’en fait. Le genre (le sentiment que nous avons de notre identité sexuée) peut bien être en grande partie construit, il repose aussi sur une réalité physique (notre sexe corporel). Cette réalité physique nous fait nous souvenir que nous sommes des êtres finis, incomplets, dépendants. Créés par Dieu « mâles et femelles », nous avons à devenir vraiment « hommes et femmes ». C’est un travail de relation fait de respect, de reconnaissance, d’amour, d’écoute. Un travail toujours inachevé, toujours à reprendre, toujours à poursuivre.

Jean-Pierre Rosa. Article paru dans " les Cahiers Croire" n ° 288 sur le Corps. 

www.croire.com

Pour savoir plus consultez :

http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/la-theorie-du-genre/la-theorie-du-genre.html

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 15:12

« L’euthanasie, jusqu’où ? » est le fruit d’un travail de deux années sur le terrain, par une équipe de journalistes et de professionnels de l’audiovisuel qui a cherché à mettre en lumière les dérives du suicide assisté en Belgique.

Cette enquête inédite, boycottée à ce jour par les principales chaînes de télévision, vous est offerte en exclusivité sur Internet.

Vous pourrez ainsi vous faire votre propre opinion et en parler autour de vous.

Un documentaire incontournable pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à ce sujet de société.

 http://www.leuthanasiejusquou.com/leuthanasie-jusquou-le-documentaire/

Partager cet article
Repost0