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Le Curé

Abbé Ildephonse NIYONGABO

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric REBUFFEL

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

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Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:29

Pourquoi fêter Noël le 25 décembre ? réponse du Fr. Yves Combeau pour Question à un prêtre proposé par Lejourduseigneur.com.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 15:31

noel.jpgC’est la contemplation de ce grand mystère dont nous avons en premier lieu besoin pour transformer notre monde: Dieu seul change les cœurs et convertit.

Nous avons besoin de Noël, car l’âme humaine aspire à des choses «plus élevées, plus brûlantes, plus pures» que les simples besoins matériels de l’homme. Quel contraste pourtant entre l’humble naissance du Sauveur de l’humanité, et la frénésie de consommation qui s’empare de nos centres-villes en cette fin ­d’année!

Non, décidément, il n’a pas pris une ride, cet avertissement de Soljenitsyne au monde occidental, en 1978, à Harvard. L’Occident subit le même déclin spirituel que le communisme, affirmait le prix Nobel de littérature, parce qu’il a renoncé à toute transcendance, lui préférant «l’adoration de l’homme» et de ses désirs sans limites.

Nous avons besoin de Noël, parce qu’après avoir beaucoup manifesté et s’être découvert une conscience politique toute neuve, il nous faut aussi entendre la fine pointe du discours de ce même Soljenitsyne. Lequel fit grincer des dents l’élite occidentale de l’époque en déclarant: «Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux: notre vie intérieure»

Nous avons besoin de cette bienfaisante douceur de Noël. Elle n’est pas un enfantillage, mais le charme et la pureté des commencements, du renouveau qui ne vient pas de nous-mêmes, mais du Seigneur des seigneurs, Maître de l’Histoire et Dieu des armées, et Prince de la paix. La paix et la fraternité auxquelles nous aspirons, écrit le pape François dans son message pour le 1er janvier, ne sont pas le fruit de nos efforts: elles sont d’abord la reconnaissance d’un même Père. Et elles sont régénérées, ajoute le pape, par la Croix et la résurrection de Jésus Christ. Voilà toute la logique de l’Incarnation.

C’est donc la contemplation de ce grand mystère dont nous avons en premier lieu besoin pour transformer notre monde: Dieu seul change les cœurs et convertit. C’est ce dont témoignent un Charles de Foucauld, sauvé du désespoir en s’agenouillant devant Jésus, dans les sacrements de l’eucharistie et de la confession; ou encore un Paul Claudel, pourtant baigné dans un climat d’irréligion, qui retrouve à Noël l’esprit d’enfance par la voie de la beauté, en écoutant chanter le Magnificat.

Nous avons besoin de Noël, car la fin des temps, l’abomination de la désolation, affirmait encore récemment le pape, est un temps où «on ne peut pas parler de religion [car] c’est une chose privée». Beaucoup de belles choses sont possibles, mais ce qui ne l’est pas, c’est d’adorer Dieu. Les chrétiens sont en quelque sorte «interdits d’adoration»

Alors oui, résistons à cet air du temps, en adorant l’Enfant de la crèche. Joyeux et saint Noël!

Aymeric Pourbaix

http://www.famillechretienne.fr/celebrer/noel-avent/nous-avons-besoin-de-noel-!-121179

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 11:42

À Noël, Dieu se donne en son fils Jésus pour se révéler à tous les hommes. C’est l’incarnation. Que comprendre de ce mystère ? Comment se disposer à accueillir l’Emmanuel « Dieu avec nous » ? Comment vivre Noël avec nos enfants ? C’est le troisième épisode de la série Les Enfants et l’Avent, qui dans le cadre de l’Année de la Foi veut encourager les parents à cheminer en famille vers Noël.

http://jesus.catholique.fr/questions/que-fetent-les-chretiens-a-noel/dieu-est-venu-partager-notre-vie-humaine-et-nous-ouvre-les-portes-de-leternite/

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 19:46
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:20

creche3.jpgJésus est-il réellement né dans une étable entouré de bergers ?

La réponse du Père Jacques Nieuviarts, bibliste, assomptionniste, aux questions de Sophie de Villeneuve dans l'émission "Mille questions à la foi" sur Radio Notre-Dame.

Sophie de Villeneuve : Certains peinent à croire à cette histoire merveilleuse d'une naissance entre un âne et un bœuf… Est-ce vraiment ainsi qu'est né le Fils de Dieu? Les rois mages sont-ils vraiment venus lui offrir des présents? Que disent les textes exactement?

J. N. : Saint Jean ouvre son évangile par ces mots mystérieux : "Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu". Je crois que saint Jean annonce qu'au plus profond, la naissance de Jésus est un mystère. Dans l'évangile de Marc, on est quasiment tout de suite au bord du Jourdain, au moment du baptême de Jésus. Seuls les premiers chapitres des évangiles de Matthieu et de Luc, qu'on appelle aussi les récits de l'enfance, nous parlent de la naissance de Jésus. Celui de Luc est tout entier centré sur Marie. Après l'apparition de l'ange à Zacharie qui annonce la naissance de Jean-Baptiste, Élisabeth rencontre Marie, et toutes deux sont dans l'allégresse, car Marie vient d'avoir la visite de l'ange qui lui annonce la naissance de Jésus.

Donc, tous les évangiles ne racontent pas la naissance de Jésus?

J. N. : Non, seulement Matthieu et Luc, et ils le font de manière différente, en étant d'accord sur l'essentiel.

Quel est l'essentiel?

J. N. : Que Jésus est fils de Dieu, conçu du Saint-Esprit, né de la Vierge Marie. Voilà ce que disent les textes. Ils disent aussi que Jésus est de la race de David, ce qui est très important, car Jésus est l'héritier de toute l'espérance messianique qui traverse la Bible.

Les textes sont aussi très précis sur les conditions de la naissance de Jésus?

J. N. : Oui, l'évangile de Luc parle de Nazareth et de Bethléem, mais l'âne et le bœuf ne figurent pas dans les évangiles, ils sont issus de l'intuition de saint François d'Assise, pour dire jusqu'où Jésus est allé dans l'humilité. Jésus naît à Bethléem, dit Luc, au cours d'un recensement, dans une salle à l'écart, parce que dans la salle commune il y avait trop de monde. Matthieu dit très peu de choses : que l'ange est apparu à Joseph pour lui demander d'accueillir Marie, qui porte en elle un enfant qui vient de l'Esprit saint.

C'est vrai qu'il n'y avait personne pour les accueillir?

J. N. : Le pape Benoît XVI a publié un livre dans lequel il demandait que l'on reçoive ce qui est dit dans les Évangiles comme une réalité profonde, qui est dans la foi factuellement vrai. Les historiens ont un regard beaucoup plus critique. Bien sûr, Jésus est probablement né en – 6 de notre ère. Mais il est né au milieu des bergers, qui sont les pauvres des pauvres, qui vont courir adorer l'enfant et en être les messagers. Le message de Jésus passe par la voix des pauvres. Matthieu, pétri d’Écriture, décrit Jésus comme un nouveau Moïse : Jésus est menacé par Hérode, et Dieu demande à Joseph de prendre l'enfant et de partir en Égypte. Rien ne prouve que la sainte famille, historiquement, soit partie en Égypte, mais les évangiles, en le disant, nous invitent à comprendre que Jésus est le nouveau Moïse.

Et les mages, qui suivent leur étoile et viennent de très loin?

J. N. : Dans le livre des Nombres, au chapitre 25, on trouve l'histoire de Balaam, un astrologue, un devin qui lisait dans les astres, qu'un roi païen appelle à maudire Israël. Balaam ne le fait pas, disant : "Je vois son astre se lever", et il se lance dans une véritable annonce messianique. Le texte de Matthieu est imprégné de cette histoire, ainsi que du livre d'Isaïe, et l'on voit qu'il tisse les Écritures de façon extrêmement serrée. Il dessine une véritable tapisserie qui nous montre qu'à peine né, Jésus est déjà menacé de mort. Et tandis que les gens de Jérusalem, qui lisent les Écritures, ne bougent pas, ces mages venus de loin, eux, viennent adorer Jésus.

Est-ce qu'ils sont vraiment venus?

J. N. : Je pense que la force de ces textes, c'est qu'ils sont une affirmation théologique, qu'on retrouve dans nos crèches où nous avons rajouté des chameaux. Dans le psaume 72, on dit que pour venir vers le roi choisi par Dieu, on montera des chameaux chargés de présents. C'est ce que font les mages. On peut croire aussi que c'est rigoureusement vrai. On ne peut pas l'affirmer historiquement, mais c'est une façon de lire l'Évangile qui enracine dans la foi et dit qui est Jésus.

Si je comprends bien, même si on ne sait pas si tout cela est vrai dans les faits, ce n'est pas très grave au fond? Ce qui est important pour notre foi, c'est ce que cela signifie ?

J. N. : Je ne dirais bien sûr pas cela de tout l'Évangile. Le P. Benoît, qui enseignait à l’École biblique de Jérusalem, disait : "Les évangiles n'ont pas voulu nous donner de l'histoire, mais de l'historique". Les Évangiles nous parlent le langage des Écritures, pour nous emmener beaucoup plus loin que l'histoire des événements.

Et la fameuse étoile, a-t-elle un sens?

J. N. : Je parlais à l'instant de l'histoire de Balaam, écrite bien avant la naissance de Jésus, qui voit l'astre se lever. Au temps de Jésus, on parlait d'un astre qui se lève pour une naissance extraordinaire, celle d'un empereur par exemple. Matthieu ne parle pas d'un empereur, mais du Fils de Dieu. Il parle là le langage des Écritures. Des chercheurs se sont demandé s'il s'était passé quelque chose à ce moment-là, et on a trouvé une conjonction d'astres particulière. Mais ce que disent les Évangiles est beaucoup plus profondément vrai que la réalité factuelle d'un événement, c'est que rencontrer Jésus Christ sauveur est essentiel pour nous tous. Cela bouleverse ma vie et celle de chacun d'entre nous. C'est une source d'espérance.

Vous lisez ces textes chaque Noël avec autant de passion?

J. N. : Avec autant de passion, avec une lecture naïve. Je lis ces textes comme un enfant, avec toute mon expérience d'exégète qui me dit qu'il y a une autre manière de les comprendre. Je pense que l'attitude croyante consiste à superposer les deux, pour laisser les Écritures dont ces textes sont gorgés remonter à travers eux et nourrir notre foi.

Donc, on peut sans problème se laisser bercer par la crèche, l'âne et le bœuf, les rois mages…

J. N. : L'enfant qui écoute ces textes les comprend magnifiquement, et cela le conduit au cœur de la rencontre du Christ. Quand on les lit comme un adulte, on est amené à faire fonctionner son intelligence, avec son cœur. Mais pour la nuit de Noël, je laisse longuement travailler le cœur, en laissant l'intelligence m'avertir doucement.

Croire, Octobre 2013

www.croire.com

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 10:22

Visage-de-Jesus---Annee-de-la-Foi-copie-1.jpgLa question mérite qu’on s’y attarde, car près d’un tiers de l’humanité se réfère à Jésus et croit qu’il a vraiment existé.

Cette question s’est posée de façon plus aiguë à partir du XVIIIème siècle, quand la science a remis en cause ce qui passait pour évident jusque-là. Le domaine de la foi est particulièrement secoué par les questions nouvelles. Des historiens ont alors affirmé que Jésus serait né de l’imagination et du cœur de ceux qui attendaient le Messie, le libérateur du Peuple de Dieu, soumis à l’empire romain dans la Judée et la Galilée du Ier siècle. D’ailleurs, Jésus lui-même n’a rien écrit. Alors, la personne de Jésus n’est qu’une fiction littéraire. Jésus est le produit, non le créateur du christianisme, comme on a pu l’affirmer à la fin du  XIXème siècle. Que répondre ? Disons d’entrée que presque personne ne doute aujourd’hui de l’existence historique de Jésus. Sur quelles sources pouvons-nous nous appuyer ?

Les écrits du Nouveau Testament

Il y a d’abord les sources chrétiennes elles-mêmes, très abondantes : les lettres de saint Paul, les évangiles, les apocryphes. Saint Paul est le premier auteur chrétien. Son message repose sur la croix, sur la réalité incontournable de la croix, qui est « scandale pour les Juifs, folie pour les païens mais pour ceux qui sont appelés,… puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Corinthiens 1, 23-24). Pouvait-il inventer une telle mort, infâme, ignominieuse ? Quand il écrit, il y a encore beaucoup de témoins des événements de la passion. Le fait de la mort sur la croix n’a pas été contesté, contrairement à son interprétation : pour Paul, Jésus n’est pas resté prisonnier de la mort mais il est Vivant, Ressuscité. C’est pour lui une évidence, une réalité qu’il annonce à temps et à contre temps. Autant la mort sur la croix appartient à l’histoire, autant le fait de la résurrection reste invérifiable. La résurrection repose sur le témoignage, celui des apôtres, celui de Paul et des chrétiens à leur suite.

Un fait historique : il est mort sous Ponce Pilate !

Les évangiles annoncent qu’il est mort sous Ponce Pilate. Disent-ils vrai ? Ponce Pilate était préfet romain en Judée au moment de la mort de Jésus ; l’évangile ne l’a pas inventé, c’est en effet attesté par une inscription latine trouvée lors de fouilles à Césarée maritime.

Jésus évoqué par des auteurs non-chrétiens

D’autres sources, non-chrétiennes, parlent de Jésus appelé Christ, devenu référence de nombre de communautés répandues dans tout l’empire romain dès le premier et le début du second siècle. Ainsi l’historien Tacite, à propos de l’incendie d’une partie de Rome en 64 après Jésus-Christ : « Néron produisit comme inculpés, … des gens détestés pour leurs turpitudes, que la foule appelait chrétiens. Ce nom vient de Christ, que sous le principat de Tibère, le procurateur Ponce Pilate avait livré au supplice«  (Tacite, Annales, XV, 44). Pline le Jeune écrit à l’empereur vers 110 pour dénoncer les pratiques des chrétiens qui se réunissent pour « chanter entre eux un hymne à Christ comme à un dieu«  (Pline le Jeune, Lettres, X, 96).

Des auteurs juifs parlent aussi de Jésus. Flavius Josèphe, historien de la fin du premier siècle, donne cette précision dans les Antiquités juives (XX, 9, 1) : « Ananus rassemble le sanhédrin des juges et fit comparaître devant eux Jacques, le frère de Jésus, dit le Christ, ainsi que quelques autres ; il les accusa d’avoir violé la loi et les livra à la lapidation ».

Devant tant d’attestations, internes ou externes, il est difficile de dire aujourd’hui que Jésus n’a pas existé ! La question porte davantage sur la réponse que chacun peut donner à la question que Jésus lui-même a posée à Pierre, son compagnon, et à travers lui à chacun de nous : « Pour vous qui suis-je ? » (Marc 8, 29).

Père Michel Garat, exégète, curé de la paroisse Saint-Vincent de Paul et professeur à l’Antenne de Théologie des Pays de l’Adour, diocèse de Bayonne

http://jesus.catholique.fr/questions/jesus-a-t-il-vraiment-existe/jesus-a-t-il-vraiment-existe/

http://jesus.croire.com/Jesus-a-t-il-vraiment-existe

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 21:06

Avent 2013

Déjà parvenus au deuxième dimanche de l'Avent, revenons sur les principaux aspects de ce temps liturgique.

L’Avent est un temps d’attente, de conversion et d’espérance:

- l’attente, qui consiste à faire mémoire de la première et humble venue du Sauveur dans notre chair mortelle; attente aussi de l’ultime et glorieuse venue du Christ, Seigneur de l’histoire et Juge universel;

- la conversion, à laquelle la Liturgie de ce temps invite souvent par la voix des prophètes, spécialement par celle de Jean-Baptiste: "convertissez-vous, parce que le Royaume des cieux est tout proche" (Mt 3, 2);

- l’espérance joyeuse que le salut opéré par le Christ (cf. Rm 8, 24-25) et les fruits de la grâce déjà présents dans le monde parviennent à leur maturité et à leur plénitude, de telle sorte que la promesse soit transformée en possession, la foi en vision, et qu’ainsi "nous lui soyons semblables parce que nous le verrons tel qu’il est". (1 Jn 3, 2).

Le temps liturgique de l’Avent transparaît volontiers dans les formes de la piété populaire, spécialement lorsqu’il s’agit de faire mémoire de la préparation de la venue du Messie. La longue attente qui a précédé la naissance du Sauveur est solidement ancrée dans la conscience du peuple chrétien. Les fidèles savent que Dieu soutenait l’espérance d’Israël dans la venue du Messie au moyen des prophéties.

La piété populaire n’élude pas l’événement extraordinaire de la révélation de ce Dieu de gloire qui s’est fait petit enfant dans le sein d’une vierge, humble et pauvre, mais elle contribue au contraire à en souligner le caractère stupéfiant. Les fidèles sont particulièrement sensibles aux difficultés que la Vierge Marie a dû affronter tandis qu’elle attendait la naissance de son fils, et ils s’émeuvent à la pensée qu’il n’y avait plus de place dans la salle commune pour Joseph et Marie, qui s’apprêtait à donner le jour à son fils premier-né (cf. Lc 2, 7).

L’Avent donne lieu à des expressions variées de la piété populaire, qui soutiennent la foi du peuple et transmettent de génération en génération un certain nombre de valeurs, qui font partie de ce temps liturgique.

La Couronne de l’Avent

La disposition de quatre cierges sur une couronne constituée de rameaux toujours verts, qui est en usage spécialement dans les pays germaniques et en Amérique du Nord, est devenue le symbole de l’Avent dans les maisons des chrétiens.

La couronne de l’Avent, qui consiste à allumer successivement, d’un dimanche à l’autre, les quatre cierges, jusqu’à Noël, contribue à raviver la mémoire des différentes étapes de l’histoire du salut antérieure au Christ, et elle symbolise la lumière des prophéties qui tout au long de l’histoire illuminèrent la nuit de l’attente du peuple de Dieu, jusqu’à l’apparition du Soleil de justice (cf. Ml 3, 20; Lc, 1, 78).

Les processions de l’Avent

Durant le temps de l’Avent, différentes sortes de processions sont organisées traditionnellement dans diverses régions; elles illustrent tantôt l’annonce de la prochaine naissance du Sauveur, en parcourant les rues de la ville (ainsi, la "chiara stella" de certaines contrées d’Italie), tantôt l’évocation du chemin accompli par Joseph et Marie vers Bethléem, et leur recherche d’un lieu hospitalier prêt à accueillir la naissance de Jésus (le "posadas" de la tradition hispanique et latino-américaine).

Les "Quatre-Temps d’hiver"

Dans l’hémisphère nord, le temps de l’Avent est marqué par la célébration des "Quatre-Temps d’hiver". Ceux-ci signalent à la fois l’entrée dans une saison nouvelle et aussi une suspension des activités dans certains secteurs de la société. La piété populaire est très attentive au déroulement du cycle vital de la nature: tandis que se célèbrent les "Quatre-temps d’hiver", la semence est enfouie dans le sol en attendant que, par sa lumière et sa chaleur, le soleil la fasse germer, en reprenant son cycle à partir du solstice d’hiver.

Dans les régions où la piété populaire a suscité des formes de célébrations s’inspirant du changement des saisons, il faudra les conserver et les valoriser pour qu’elles constituent vraiment des moments privilégiés de supplications adressées au Seigneur, et qu’elles permettent aux fidèles de réfléchir sur les différents sens du travail humain: la collaboration de l’homme à l’œuvre créatrice de Dieu, l’autoréalisation de la personne, le service du bien commun et l’actualisation du projet de la rédemption.

La Vierge Marie dans le temps de l’Avent

Durant le temps de l’Avent, la Liturgie célèbre fréquemment et d’une manière particulière la bienheureuse Vierge Marie: elle évoque certaines femmes de l’Ancien Testament, qui furent les figures annonciatrices de sa mission; elle exalte l’attitude de foi et d’humilité dont Marie de Nazareth fit preuve en adhérant totalement et avec empressement au plan de salut de Dieu; enfin, elle met en évidence sa présence dans les événements de grâce qui précédèrent la naissance du Sauveur. Durant le temps de l’Avent, la piété populaire prête aussi une attention particulière à la Sainte Vierge Marie, comme l’atteste incontestablement la variété considérable des pieux exercices, parmi lesquels il convient de citer avant tout la neuvaine de préparation à la solennité de l’Immaculée Conception et celle qui précède la Nativité du Seigneur.

Il reste que la valorisation de l’Avent, qui est "un moment particulièrement adapté au culte de la Mère du Seigneur" ne signifie pas pour autant que ce temps liturgique doive être présenté comme un "mois de Marie".

Dans les calendriers liturgiques de l’Orient chrétien, la période de préparation au mystère de la manifestation (Avent) du salut divin (Téophanie) dans les mystères de la Nativité-Épiphanie du Fils unique de Dieu le Père apparaît comme un temps éminemment marial. L’attention se concentre sur la préparation à la venue du Seigneur dans le mystère de la maternité divine. Pour l’Orient, tous les mystères qui se rapportent à la Vierge Marie sont des mystères christologiques, c’est-à-dire qu’ils se réfèrent au mystère de notre salut dans le Christ. Ainsi, dans le rite copte, on chante, durant cette période, les louanges de Marie dans les Theotokia;dans l’Orient syrien, ce temps est appelé Subbara, c’est-à-dire Annonciation pour souligner son caractère marial. Dans le rite byzantin, la préparation de Noël est marquée par une série croissante de fêtes mariales et de refrains chantés en l’honneur de la Vierge Marie.

La solennité de l’Immaculée Conception (8 décembre), profondément ancrée dans la vie spirituelle des fidèles, donne lieu à de multiples manifestations de la piété populaire, dont la principale est la Neuvaine de préparation à cette solennité. Il ne fait aucun doute que le contenu de la fête de la Conception pure et sans tâche de Marie, en tant que préparation prochaine à la naissance de Jésus, s’harmonise bien avec quelques thèmes primordiaux de l’Avent: comme la Liturgie de l’Avent, la solennité de l’Immaculée Conception évoque aussi la longue attente messianique, et elle fait référence aux prophéties et aux symboles de l’Ancien Testament.

Dans les lieux où la Neuvaine préparatoire à la solennité de l’Immaculée Conception est célébrée, il faudra mettre en lumière les textes prophétiques qui, en partant de la prophétie de Genèse 3, 15 aboutissent au salut de Gabriel à celle qui est "comblée de grâce" (lc 1, 28) et à l’annonce de la naissance du Sauveur (cf. Lc 1, 31-33).

À l’approche de Noël, les fidèles du continent américain célèbrent Notre-Dame de Guadalupe, le 12 décembre, en accompagnant cette fête de multiples manifestations populaires. Par cette célébration, ils se préparent donc à bien accueillir le Sauveur: Marie "unie intimement à la naissance de l’Église en Amérique, fut l’Étoile radieuse qui illumina l’annonce du Christ Sauveur aux fils de ces peuples".

La Neuvaine de Noël

La Neuvaine de préparation à Noël a pour origine le besoin de communiquer aux fidèles les richesses d’une Liturgie à laquelle ils n’avaient pas facilement accès. La Neuvaine de la Nativité s’est, de fait, révélée très utile, et elle peut encore continuer à remplir cette fonction salutaire. Toutefois, étant donné qu’à notre époque l’accès du peuple à la participation aux célébrations liturgiques a été facilité, il est souhaitable qu’entre le 17 et le 23 décembre, les fidèles soient invités à participer aux Vêpres, qui sont solennisées par la proclamation des "Grandes Antiennes O". Une telle célébration pourrait être associée à certains éléments particulièrement chers à la piété populaire, qui pourraient être mis en valeur avant ou après les vêpres. Elle constituerait ainsi une excellente "Neuvaine de Noël" à la fois pleinement liturgique et attentive aux exigences de la piété populaire. Au cours de la célébration des Vêpres, il est possible de mettre en évidence certains éléments déjà prévus par la Liturgie (par exemple, l’homélie, l’usage de l’encens, l’adaptation des intercessions).

La Crèche

Outre les représentations de la crèche de Béthléem, qui existent depuis les premiers siècles dans les églises, la coutume s’est répandue, à partir du XIII siècle, d’installer de petites crèches dans les maisons, en prenant exemple sur celle qui, en 1223, avait été aménagée à Greccio par saint François d’Assise. Leur préparation - à laquelle les enfants sont tout particulièrement associés - permet de rendre présent le mystère de Noël auprès des différents membres de la famille, qui, parfois, se recueillent pour un moment de prière ou pour lire les passages de l’Écriture Sainte, qui concernent la naissance de Jésus.

La piété populaire et l’esprit de l’Avent

La piété populaire, du fait de sa compréhension intuitive du mystère chrétien, peut contribuer efficacement à sauvegarder certaines valeurs présentes dans le temps liturgique de l’Avent, qui sont menacées par les mœurs actuelles de la société de consommation; en effet, de nos jours, la préparation de Noël se réduit à l’organisation d’une "opération commerciale", qui est faite de multiples propositions vides de sens.

La piété populaire permet, en revanche, de mieux comprendre que la célébration de la Nativité du Seigneur va de pair avec un climat de sobriété et de joie simple, et qu’elle implique aussi une attitude de solidarité envers les pauvres et les exclus; de plus, l’attente de la naissance du Sauveur rend les fidèles plus sensibles à la valeur de la vie, c’est-à-dire au devoir de respecter cette dernière et de la protéger depuis la conception. Enfin, la piété populaire permet de percevoir qu’il n’est pas possible de célébrer d’une manière convenable la naissance de celui "qui sauvera son peuple de ses péchés" (Mt 1, 21) sans consentir un effort pour renoncer au péché, en vivant dans l’attente vigilante de Celui qui reviendra à la fin des temps.

Directoire sur la piété populaire et la liturgie, 2001

http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/ccdds/documents/rc_con_ccdds_doc_20020513_vers-direttorio_fr.html#Chapitre IV

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 19:24

saint-nicolas-et-les-trois-filles-pauvres_article.jpgDe la vie de saint Nicolas, il ne nous reste que des traits légendaires tissés de nombreux miracles.. On sait toutefois qu'il fut évêque de Myre (sud de la Turquie actuelle), au début du IVe siècle. Dans un contexte bouleversé par les hérésies et les cultes païens, il est un pasteur soucieux de conduire les hommes à s'ouvrir au Sauveur et à devenir amis de Jésus.. Sa bonté et sa foi ont donné naissance à de nombreux récits fabuleux... Il vient au secours de matelots en péril...

http://www.famillechretienne.fr/archives/archive/saint-nicolas-victime-de-sa-popularite-!-34929

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 14:28

1797715.jpgLes 6 et 7 décembre a lieu l’opération médiatique du Téléthon. A cette occasion, la Fondation Jérôme Lejeune publie 10 pages afin d’apporter des éléments de décryptage demandés par de nombreux citoyens chaque année. Ce livret destiné au grand public expose les enjeux éthiques et scientifiques soulevés par des recherches soutenues par l’AFM-Téléthon. Il contient deux mises en garde importantes relatives à la recherche sur l’embryon et aux diagnostics avant la naissance. Les demandes de fléchage des dons, qui permettrait de donner sans s’associer à ces pratiques contestables, ont toujours été refusées par l’association.

 

Pourquoi maintenant ?

Une opération « 1000 chercheurs dans les écoles », organisée en partenariat entre l’AFM-Téléthon et l’Association des professeurs de biologie et de géologie (APBG), s’est déroulée du 4 au 30 novembre 2013. Sous forme de rencontres dans 25 établissements entre des chercheurs et des élèves de collèges et lycées. Ce livret est un outil de décryptage à la fois éthique et scientifique mis à disposition des élèves, des professeurs, des parents, et plus largement, des citoyens. Car les enjeux méritent un débat.

 

La recherche sur l'embryon

Première mise en garde: parmi les travaux de recherche financés par l’AFM-Téléthon figurent des recherches utilisant des embryons humains. Cette pratique est contestée d’un point de vue éthique, car elle implique la destruction d’embryons humains. Par ailleurs, elle n’est pas indispensable sur le plan scientifique. Le livret de la Fondation explique la contestation et précise les alternatives à l’utilisation de cellules souches embryonnaires. La Fondation Jérôme Lejeune regrette l’obstination de certains scientifiques à continuer sur les voies du « tout-embryon » quand plus rien ne le justifie.

 

Les diagnostics avant la naissance

Deuxième mise en garde : l’AFM-Téléthon soutient le diagnostic pré-implantatoire et le diagnostic prénatal, qui sont des pratiques pouvant conduire à la destruction d’embryons ou de fœtus. Ils font naître des enfants sains dans des familles à risque. Cependant, cette prouesse n’est pas due à des avancées thérapeutiques de la médecine. De nombreux observateurs signalent depuis des années les dérives eugénistes qui découlent de ces pratiques.

 

téléchargez le dépliant en cliquant sur le titre :  Eléments d'information télethon Eléments d'information télethon

{C} {C}

Plus d'informations sur : http://www.fondationlejeune.org/blog/15-communique-presse/547/elements-d-information-sur-le-telethon#sthash.1yrjaHoA.dpuf

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 16:01

A partir d'une icône, approche de la réponse donnée à l'invitation de Jésus "Viens suis moi". Réalisation du service des vocations du diocèse de Montpellier, avec les commentaires de Mgr Pierre Marie.

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