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Secrétariat paroissial
5 rue saint Martin,
06390 Contes
tel. 04.93.79.00.58

paroissestvincentdepaul@gmail.com


Horaires d'ouverture :
Mardi 15h00 - 18h00

Jeudi 15h00 - 18h00

Vendredi 15h00 - 18h00

 

 

Site internet :

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Le Curé

Abbé Ildephonse NIYONGABO

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric REBUFFEL

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

ob_4a2372_dscf5396.JPG
Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 17:35

De tout temps, les chrétiens ont prié pour leurs défunts, non dans la tristesse mais dans la joie. Pour fêter la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d’hommes et de femmes. C’est pour cela que dès les premiers siècles, cette fête se situe aux alentours de Pâques ou de la Pentecôte.

En Orient, la Toussaint reste célébrée le dimanche qui suit la Pentecôte. À Rome, cette fête existait certainement dès le Ve siècle. Elle est déplacée une première fois à la date du 13 mai en l’an 610, par le pape Boniface IV.

Ce jour-là, il fait transporter dans l’ancien temple païen du Panthéon toutes les reliques des martyrs des catacombes romaines. Le Panthéon devient l’église "Sainte-Marie et des martyrs". Un siècle plus tard, cette fête est transférée définitivement au 1er novembre par le pape Grégoire III, qui dédicaça en ce jour une chapelle de Saint-Pierre de Rome en l’honneur de tous les saints.

 

En 835, Grégoire IV ordonna que cette fête soit célébrée dans le monde entier.

C’est seulement au XXe siècle que Pie X l’insère sur la liste des huit fêtes, avec obligation d’entendre la messe. La fête de tous les saints devient une fête chômée. Elle illumine le jour suivant, le 2 novembre, journée du souvenir de tous les défunts.

Fêter la Toussaint, c’est fêter tous les saints, connus et inconnus, qui partagent la joie de Dieu. Nous leur demandons de nous aider dans notre vie quotidienne.

 

Qu’est-ce qu’un saint ?

En réalité, toute prière s’adresse à Dieu. Ainsi, on ne prie donc pas les saints, mais on leur demande d’intercéder pour nous auprès de Dieu, de prier Dieu et le Christ pour nous.

La Litanie des saints est l’une des plus belles et des plus simples prières. Par cette longue invocation, l’Eglise de la terre appelle à son aide l’Eglise du ciel. D’abord nous nous adressons à Marie, mère de l’humanité pour qu’elle intercède pour nous, puis sont invoqués les apôtres, les martyrs, les missionnaires, les docteurs de l’Eglise, les saints de nos diocèses. Chaque invocation est ponctuée de la demande : "priez pour nous". Les Litanies sont chantées tout spécialement pendant la veillée pascale, lors des baptêmes, des ordinations des diacres, des prêtres et des évêques ou à l’ouverture de la messe de la Toussaint.

 

La Toussaint invite les croyants à fêter les saints. Mais qu'est ce qu'un saint ? Comment le devenir ? Faut-il faire des miracles, avoir des visions, entendre des voix ? Faut-il une reconnaissance officielle, être canonisé en grande pompe ?

 

L'Eglise Catholique voit dans la sainteté un chemin que tous peuvent suivre. Un saint n'est pas un étranger lointain ! Ce n'est ni un héros, ni un modèle de vertu. C'est un homme ou une femme qui s’est singularisé par son cheminement de foi et qui, ainsi, devient un exemple que d’autres peuvent suivre. Le saint revêt donc le statut d’exemple vivant de ce qu’il est possible de faire pour chaque croyant. Ainsi, nombre de chrétiens invoquent la protection de ces guides spirituels que sont les saints. Beaucoup pensent que les saints continuent d’agir dans le monde. "Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre…"affirmait Thérèse de Lisieux. Ces interventions sont ce que l’Eglise appelle des miracles. Rien d'étonnant donc à ce qu'un miracle soit un des éléments essentiels qui entrent en compte dans la canonisation (reconnaissance de sa sainteté) d'un individu.

Pour devenir saint, il n'y a pas 36 000 chemins : l’Eglise reconnaît comme saints des personnes dont elle estime la conduite comme entièrement conforme au message des Evangiles. En ce sens, les saints sont réellement des modèles pour les chrétiens. Non dans l'imitation de leur vie, mais dans l'imitation de leur attachement au message du Christ, tel qu’il est transmis par le dogme catholique. Il n’y a donc pas de saint-type, l'un aura pu donner sa vie dans le martyr, un autre fonder d'un ordre, un autre vouer son existence aux pauvres, un autre encore être tout simplement portier dans une école ...

Pour les catholiques, les saints sont auprès de Dieu. Ils sont vivants. C'est le sens premier de la Fête de la Toussaint. Le fait que le lendemain soit le jour des défunts a souvent associé cimetières et Toussaint. Si le jour des défunts est, pour les catholiques, un jour de mémoire des êtres chers disparus, la Toussaint est un jour d’espérance pour ces mêmes êtres dont les croyants espèrent que la sainteté a été reconnue. C’est l’origine du nom de cette fête « Tous les saints » mais aussi « Que tous soient saints ».
(D'après Croire.com)

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:29

 

Le site vient de fêter ses deux premières années d'existence. L'occasion de présenter à ses fidèles lecteurs quelques chiffres représentatifs de sa fréquentation.

Le blog de la paroisse en chiffres :

101 articles publiés depuis sa créations, répartis en
14 catégories,
24 pages fixes, mais mises à jour,
20 abonnés à la newsletter et publication automatique des articles,
+ de 500 photos en ligne,
et beaucoup d'heures de rédaction et de publication.

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 13:50

Fr. Timothy Radcliffe, ancien maître de l’ordre des Dominicains, a publié un livre intitulé « Pourquoi aller à l’église ? » Il répond, sans détour, à quelques questions sur la messe, en l’occurrence quelles sont les bonnes, tout comme les mauvaises, raisons d’y aller… ou pas !... 

 

- Aller à la messe est-il vraiment une obligation pour être chrétien ?

 

Il y a sans doute des personnes très saintes qui ne vont pas à l’église !

Dieu seul sait ce qu’il y a au cœur de chacun, ce n’est pas à nous de juger.

De toute façon, aller à la messe n’a rien à voir avec une obligation juridique comme celle de payer ses impôts chaque année où comme l’interdiction de conduire à plus 110 km/h…

Pour moi, aller à la messe est une obligation au sens où faire partie de la Communauté de Jésus fait partie de mon identité même.

Etes-vous obligé de fêter l’anniversaire de votre mère ? Non, ce n’est pas une obligation juridique ! Mais votre mère est celle qui vous a donné la vie : fêter son anniversaire est comme une obligation naturelle… Lorsqu’on prend conscience du sens de l’Eucharistie, on a naturellement envie d’y aller.

 

- Pourquoi se déplacer à l’église, alors que l’on peut prier chez soi ?

 

                C’est vrai, on peut avoir une relation personnelle avec Dieu.

Nous sommes cependant invités à entrer dans l’amitié de Jésus. Or, partager cette amitié, c’est aussi partager ses amis. Il serait absurde de vouloir vivre une spiritualité chrétienne tout en ignorant les autres chrétiens. Cela reviendrait à vouloir jouer tout seul au foot…

Jésus n’a-t-il pas commencé sa prédication en invitant les gens à manger avec Lui ? Il a fini sa vie, le Jeudi St, en nous offrant son Corps et en nous invitant à répéter ce geste en mémoire de Lui. Allons-nous décliner l’invitation ?

Par ailleurs, sortir de chez soi n’est pas anodin. Aller à l’église, se déplacer, nous rappelle que nous sommes des pèlerins et que notre demeure finale est en Dieu.

 

- N’est-il pas plus important d’être croyant que d’être pratiquant ?

 

                Je ne souhaite pas me poser en juge de ce genre d’affirmation.

Cette façon de voir me paraît très typique d’une société qui a une idée très individualiste de la personne humaine. Finalement être chrétien, c’est croire que je suis invité à être membre de la communauté de Jésus. Dans l’Eucharistie, Jésus nous donne son être. Pour moi, il serait un peu étrange de dire : « Je crois en Toi mais, non merci, je ne veux pas recevoir ton Corps. »

 

- La célébration du dimanche est parfois ‘tristounette’.

  Si elle était plus belle, ne rapprocherait-elle pas davantage de Dieu ?
 

La beauté ne nous rapproche pas de Dieu… mais, grâce à elle, nous prenons conscience que Dieu est proche de nous.

Car Dieu vient toujours nous chercher : il n’est pas nécessaire d’aller à Lui, c’est Lui qui vient vers nous…

La beauté d’une célébration éveille notre conscience de la présence de Dieu.

Quant aux homélies, oui, il est possible d’aider les prêtres à bien prêcher !...

 

- Comment comprendre que les divorcés remariés * ne puissent pas communier ?
Quel sens donner à cette exclusion ?
 

               
Personnellement, je pense que le moment est arrivé de repenser la discipline de l’Eglise sur cette question. Sans doute faut-il envisager pour les divorcés qui se remarient un temps de réconciliation et de rapprochement avec l’Eglise. De nombreux évêques pensent ainsi, et Benoît XVI est lui-même très préoccupé par cette question.

Je pense qu’on ne peut pas exclure quelqu’un de l’Eucharistie pour toujours. N’importe qui peut, en effet, se retrouver dans cette situation. Or, Jésus est venu pour nous tous. Les gens viennent communier, non parce qu’ils sont forts mais parce qu’ils sont faibles comme nous le sommes tous.
Tout le monde a besoin de nourriture pour le pèlerinage… Au IIIème siècle, la discipline de l’Eglise prévoyait que ceux qui avaient sacrifié aux cultes des idoles ne pouvaient être réadmis à la communion. Mais la situation est vite apparue intenable et l’Eglise a décidé de repenser sa discipline. Et c’est ce qu’il faut faire de temps en temps.


- Finalement, la messe est-elle le meilleur moyen de rencontrer Dieu ?

 

Cela dépend de nous et cela dépend de Dieu. Peut-être entrera-t-il dans nos vies par un ami, des parents, un livre… C’est Dieu qui prend l’initiative, et c’est à nous d’être attentifs à ses pas et à sa voix. Dieu est toujours là, en avance.

L’Eucharistie est la reconnaissance qu’il est déjà présent auprès de nous, elle est la célébration de sa Présence.


« Pourquoi aller à l’église ? »

 (Ed. Cerf, 294p. )

 Extraits… (« Pèlerin », N°6610, août 2009, p. 31-33) 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 15:24

Qu'est-ce que cela lui apportera ?

Inscrire votre enfant au catéchisme, c'est lui permettre de rencontrer Jésus et de découvrir que Dieu aime chacun d'entre nous : c'est lui faire connaître la richesse de la tradition chrétienne. C'est aussi lui donner l'occasion de réfléchir sur les questions qu'il se pose sur lui-même, le monde et Dieu, avec d'autres chrétiens : enfants, adultes, catéchistes, prêtres... Et si vous le souhaitez, vous pouvez aussi vous joindre à eux pour accompagner votre enfant.

  

Est-ce que je ne l'empêche pas de choisir en lui imposant le catéchisme ?

Pour qu'un enfant puisse choisir s'il veut être chrétien, il faut lui en donner la possibilité. Au départ, les parents choisissent pour lui ce qu'ils pensent être le meilleur, comme dans tous les autres domaines de la vie. Ce n'est pas entraver sa liberté que lui parler de Jésus, et de la foule des témoins de Dieu qui constituent l'Eglise. C'est lui donner les moyens de choisir vraiment, en connaissance de cause. C'est une occasion de le faire grandir.


Peut-on aller au catéchisme sans être baptisé ?

Bien sûr, on peut aller au catéchisme sans être baptisé ! De plus en plus d'enfants sont dans cette situation. Au cours de ces années de catéchèse, et s'il le désire, l'enfant pourra demander le baptême. Avec l'accord de ses parents, et en lien avec les catéchistes et le prêtre de la paroisse, il suivra une préparation en plusieurs étapes. Puis au bout de quelques temps, il recevra le baptême.

Le catéchisme, n'est ce pas trop avec toutes les activités qu'il a déjà ?  

Catéchisme, judo, danse ou piano ? C'est vrai, les enfants sont parfois débordés. Mais le catéchisme n'est pas une activité comme les autres : ni école, ni club, c'est un lieu singulier où ils peuvent être eux-mêmes et lier ensemble tout ce qu'ils vivent. Ils posent des questions qu'ils n'ont pas l'habitude de poser ailleurs et réfléchissent avec d'autres sur ce qui leur tient à cœur, avec l'aide d'un adulte : ni un prof ni un parent.
 

Qu'est-ce qu'on fait au catéchisme ?

Au catéchisme, les moyens les plus divers sont mis en œuvre pour faire connaître Jésus aux enfants. Un jour, ils étudient un texte d'Evangile et l'illustrent eux-mêmes. Un autre jour, ils regardent un montage audio-visuel (une vidéo, un DVD) ils miment un épisode de la Bible, la découvre aussi par le jeu, ils rencontrent d'autres croyants, ils écoutent l'histoire de la vie d'un Saint. Ou encore ils participent à une célébration et prient ensemble. Le catéchisme les accompagne dans leurs découvertes, les écoute, lance le débat, répond aux questions, les invite à prier. Au cours des années de catéchisme, les enfants se préparent à recevoir les sacrements : notamment l'Eucharistie, la réconciliation, mais aussi le baptême. Des rassemblements avec les familles et la communauté paroissienne sont souvent proposés.

C'est un lieu unique de rencontres et de jeux où se nouent souvent de belles amitiés.
Oui décidément, le catéchisme est une activité à ne pas manquer !

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 10:01

Aujourd'hui 23 442 clochers français sont répertoriés sur ce site qui compte bien atteindre le seuil des 40 000. Une idée intéressante pour faire découvrir et redécouvrir des petits trésors de notre patrimoine catholique, souvent ignorés ou abandonnés. Une invitation  en  cette période de vacances à voyager de clocher en clocher sur ce site : http://www.40000clochers.com/Visite.asp?Tri=Date&CP=06390&Ville=&Type=&Nom=&Forme=&Siecle=&Login=&x=5&y=10

Voici l'édito de l'initiateur de ce site :

Selon les dires, il y aurait en France plus de 40 000 clochers répartis dans nos 36 861 communes recensées par l’INSEE.

Mais comment les situer et connaître leurs caractéristiques ?

  • C’est encore un "mystère" voire un "chemin de croix" pour accéder à la documentation livresque et sur internet.

Depuis 2001, lors du lancement de notre portail communal www.MonClocher.com j’ai eu l’envie de créer un site dédié à tous ces clochers si chers à nos communes au sens propre comme au figuré.

Aujourd’hui, enfin, le site 40000 clochers répond à cette ambition avec son approche ludique et pratique.
J’espère le faire évoluer au fil de vos critiques si vous prenez le temps de remplir le chapitre
contact du site.

Pourquoi vous solliciter pour publier sur ce site vos propres clichés ?

  • Tout d’abord, qui ne possède pas dans ses albums, des photos prises lors de voyages et qui méritent d’être diffusées au plus grand nombre, tant par la qualité du cliché que par l’originalité du monument.
  • Cette base de photos dort aujourd’hui dans les armoires ou sur des CDROM, et constitue non seulement une vue de notre patrimoine de clochers mais aussi votre vue au moment du cliché.
  • En apposant votre nom d’auteur (sous forme de pseudo si vous le souhaitez ou en clair) cette base d’images en ligne accompagnée d’une signature sera à disposition des internautes pour la postérité.
  • Enfin, grâce à votre contribution, ce projet devient réaliste et les 40 000 clochers de France seront peut être réunis ici pour le plus grand plaisir de tous.

Un concours pour les contributeurs les plus assidus est aussi associé à ce projet, il est destiné à récompenser les photographes qui vont user leur appareil ou les cartes mémoires par leur quête des 40 000 clochers !

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 16:32

A l'occasion de la parution de la nouvelle encyclique du pape Benoit XVI, revenons sur la définition d'une telle publication.

Une encyclique est une lettre de caractère solennel et universel écrite par le Saint Père. Son nom qui vient du  terme (du grec ‘egkuklios’, «circulaire »), dont l’usage remonte aux Pères de l’Église, désigne à l’origine des lettres échangées entre les évêques et les archevêques. Aujourd’hui, il est réservé à certains documents que le pape adresse à l’ensemble des évêques et, par leur intermédiaire, au clergé et aux fidèles du monde entier, voire – sur des sujets d’ordre plus général, et depuis Jean XXIII – à l’ensemble des « hommes de bonne volonté ». 
 

Rédigée en latin avant d'être traduite dans un grand nombre de langues, elle est envoyée aux patriarches, archevêques et évêques de l'Église universelle, en communion avec le Siège apostolique, portant sur un point de doctrine ou de morale. L’encyclique ne définit pas un dogme, mais actualise la doctrine catholique à travers un enseignement ou un thème d’actualité particulier. Détenant la plus haute autorité parmi les documents pontificaux, elle est à lire comme faisant référence pour la position de l’Église catholique. Par exemple, l'encyclique Ubi primum de Pie IX (2 février 1849) précéda la promulgation du dogme de l'Immaculée Conception. Elles ont plutôt pour but de rappeler la doctrine catholique, analyser une situation ou exalter une figure jugée exemplaire, comme la Vierge Marie ou un docteur de l'Église (par exemple Thomas d'Aquin dans Æterni Patris). 

Quand à l’usage du latin, il existe des exceptions :

« Au milieu des sollicitudes », lettre du 29 février 1892 adressée en français par Léon XIII aux évêques de France, au sujet du Ralliement ;
« Non abbiamo bisogno », lettre du 29 juin 1931 de Pie XI sur le fascisme italien ;
« Mit brennender Sorge », lettre du 21 mars 1937 de Pie XI sur le nazisme.  

On désigne une encyclique par ses premiers mots, généralement à partir du texte latin.

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 14:55

A l'occasion de la publication de la nouvelle encyclique de Benoit XVI, le cardinal André Vingt- Trois livre un commentaire concis de "Caritas in veritate" dans une conférence de presse dont voici le texte.

Avant d’entrer dans la présentation de grands repères de lecture de l’encyclique Caritas in Veritate, que j’ai le redoutable privilège de vous présenter maintenant, je voudrais vous partager une impression personnelle que j’ai retirée de cette première lecture. La troisième encyclique de Benoît XVI m’apparaît d’abord comme un formidable message d’espérance que le Pape veut adresser aux catholiques et, plus largement, à « tous les hommes de bonne volonté », selon la formule consacrée, c’est-à-dire à tous ceux qui sont intéressés par des réflexions inspirées par la foi chrétienne et qui sont disposés à les accueillir sans a priori négatif.

Ce message d’espérance est le suivant : l’humanité a la mission et les moyens de maîtriser le monde dans lequel nous vivons. Non seulement elle n’est pas soumise à une fatalité, mais encore elle peut transformer ce monde en agissant sur les événements et faire progresser la justice et l’amour dans les relations humaines, y compris dans le domaine social et économique, et même dans une période de crise comme celle que nous connaissons.


Cette espérance se fonde sur une conviction : dans l’univers, l’être humain a une dimension particulière qui lui permet de n’être pas soumis à la domination mécanique des phénomènes, qu’ils soient naturels ou économiques et sociaux. Il assume cette dimension particulière dans la mesure où il reconnaît qu’il se reçoit dans une relation à un plus grand que lui, un Absolu, plus grand que chacune de nos existences. Tout homme, qu’il soit croyant ou non, doit bien prendre position sur la question d’un jugement moral qui dépasse ses intérêts particuliers et dont sa conscience est le témoin. Bien sur, pour les croyants, cette référence à une transcendance a un nom, c’est Dieu. 


Si je voulais maintenant entrer dans la lecture de ce livre de plus de cent pages, la matinée n’y suffirait pas. Il ne faut pas évidemment y chercher un catalogue de solutions mais sur beaucoup de sujets de la vie sociale, l’encyclique est une stimulation pour exercer le jugement moral et pour mettre en œuvre les critères de ce jugement. C’est pour répondre à cette stimulation d’ailleurs que j’ai invité des responsables du monde politique, économique et social à se rassembler le mercredi 15 juillet prochain au Collège des Bernardins pour une présentation commentée de cette encyclique. Je me contenterai maintenant de vous donner quelques points de référence qui peuvent ressortir d’une première lecture.


·        Tout d’abord, l’introduction, comme souvent chez le Pape Benoît XVI, n’est pas une simple formalité. Elle est un peu comme un discours de la méthode. Elle consiste en une sorte de commentaire du titre de l’encyclique : L’amour dans la vérité. Elle reprend un thème qui lui est cher sur les relations entre la raison et la foi. Il y développe une réflexion sur l’interaction entre l’amour et la vérité pour souligner combien chacune est dépendante de l’autre dans l’accomplissement de son registre propre. L’amour sans la vérité tourne au sentimentalisme ou au paternalisme inopérant. La vérité sans l’amour peut être efficace, mais risque toujours de s’enfermer dans une technique qui oublie la dimension propre de la personne humaine. Ainsi Benoît XVI nous dit : « Seule, la charité, éclairée par la lumière de la raison et de la foi permettra d’atteindre des objectifs de développement porteurs d’une valeur plus humaine et plus humanisante. »


·        Il nous donne ainsi un des thèmes centraux de tout l’ouvrage qui est le développement. Sa démarche sur le développement s’inscrit d’abord dans la tradition de la doctrine sociale de l’Église, au moins pour la période moderne qui remonte à la fin du XIX° siècle avec l’encyclique de Léon XIII Rerum Novarum de 1891. Dans cette relecture historique, il accorde une attention très particulière au Concile Vatican II, notamment la Constitution Gaudium et Spes, et à l’encyclique de Paul VI Populorum Progressio de 1967, consacrée au « développement intégral » de l’homme. « Intégral », cela veut dire qui concerne la totalité de la personne dans chacune de ses dimensions. Ensuite, Benoît XVI fait une lecture de la situation présente à la lumière de ce programme vieux de plus de quarante ans.


Il relève les progrès qui ont pu être accomplis, mais il souligne aussi l’aggravation de certaines situations, notamment dans l’écart croissant entre une richesse de plus en plus grande pour certain, certains individus et certains pays, et une pauvreté de plus en plus profonde entre les pays et à l’intérieur de chaque pays.


 Je voudrais souligner encore deux points très importants de l’encyclique :


1.      Il n’y a aucun domaine d’activité humaine qui échappe à la responsabilité morale. Ni le domaine économique, ni le domaine financier, ni le domaine technologique, ni le domaine de la recherche scientifique. La moralité et donc la valeur spécifiquement humaine des actions entreprises ne peut pas être seulement une question que l’on pose a postériori quand tout est fini et décidé, pour aménager des corrections aux marges. Elle est inhérente à la totalité de la démarche, elle doit en être un élément constituant permanent. Elle repose sur une évaluation des finalités visées et des moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs. C’est la question du sens de l’action humaine personnelle et collective. La justice et le bien commun sont les deux critères pour évaluer ce qui est conforme à un développement vraiment humain.


2.      Le deuxième point concerne la réflexion sur la mondialisation et son rapport au développement. L’extension de la mondialisation pose des conditions nouvelles pour le développement en raison des interconnexions accrues et de l’internationalisation des échanges économiques et financiers. Cette situation conduit à examiner un certain nombre de questions, ce que fait l’encyclique, que je ne fais qu’énumérer :

·        Le risque de laisser se développer une internationalisation exclusivement économique et financière et de négliger les dimensions sociales et culturelles de ce phénomène.

·        La mondialisation a représenté et représente une chance pour un certain nombre de pays émergents. Elle a été et elle est aussi une catastrophe pour d’autres pays, faute d’une régulation internationale.

·        La mondialisation suscite un nouvel équilibre entre les acteurs économiques, les états et la société civile. Notamment les champs d’action des états et leurs responsabilités ne sont plus les mêmes dans la mesure où beaucoup de centres de décisions ont pris une position internationale qui échappe à l’autorité particulière de chaque état, d’où la nécessité de reprendre à frais nouveaux la question d’une régulation internationale, y compris pour les organismes internationaux déjà existants.

·        Elle pose la question de la répartition des ressources et des moyens de production. Il faut analyser les objectifs réels et les conditions des « délocalisations ». S’agit-il simplement de trouver ailleurs de lieux de production moins couteux au détriment des populations parmi lesquelles on les installe - et en particulier au détriment de leurs droits sociaux – ou s’agit-il de répartir de manière plus équitable l’utilisation d’une technologie et la capacité d’entreprendre ?

 

 Cette encyclique, imposante par sa taille et la multiplicité des sujets qu’elle aborde, est cependant unifiée par une perspective générale sur la responsabilité dans l’action économique et sociale. C’est le service de l’homme qui est le critère ultime et définitif du projet social. Ce n’est pas l’homme qui est au service d’un projet social. Mais quel service de l’homme, quelle promotion de l’homme sont recherchés ? Autrement dit, quels sont les modèles d’humanité qui servent de référence pour établir une évaluation de l’action économique ? Comment est respectée l’unité de la personne humaine dans tous les domaines de sa vie ? Comment éviter de fractionner la perception de l’homme en fonction des critères de production ou en fonction des critères de consommation ? Comment reconnaître et servir l’unité de la personne humaine ? Un homme n’est jamais seulement un consommateur, jamais seulement un producteur, jamais seulement un esthète, jamais seulement un mystique. Il est tout à la fois un être de relation et de production, de consommation et d’échange gratuit, un être socialisé et acculturé. Cette encyclique est donc un commentaire d’une loi fondamentale de la doctrine sociale de l’Église : « pour tout l’homme et pour tous les hommes ».

+ cardinal André VINGT-TROIS

retrouvez le texte de l'encyclique sur le site du Saint Siège :

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20090629_caritas-in-veritate_fr.html

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:48

Dans son dernier clip, Quentin, vainqueur de la starAc 2008, propose des "free hugs" (calins libres) sur le parvis de Notre Dame à Paris. Quelle surprise dans les premières minutes de voir apparaître un prêtre, le frère Axel. Ce prêtre, issu d'une communauté allemande possède une pastorale particulière. Dans le diocèse voisin, à Toulon, il se tient à la disposition et rencontre les jeunes dans  les boites de nuit. Une idée plutôt originale...

C'est bien providentiel que ce prêtre apparaisse dans cette chanson intitulée "Je t"aime" et dont le texte  dénnonce les paroles d'amour dites sans intérêt.

"Il y a je t'aime et je t'aime, je t'aime trop, je t'aime plus, je t'aime moins..."

En regardant certains des couplets, on trouve de belles exhortations, des paroles d'amour vrai. Même si c'est Quentin qui les dit, certaines valent le coup d'être écoutées...

Retrouvez les paroles en dessous de la vidéo



Certains disent tout leur amour
Leur envie que ça dure toujours
C’est un crime comme on embrasse
Un défi au temps qui passe

D’autres sont jetés au vent
N’importe où, n’importe comment
Ils ne comblent que le silence
Et retombent dans tous les sens


Il y a je t’aime et je t’aime
Je t’aime trop je t’aime bien
Il y a je t’aime et je t’aime
Je ne t’aime plus je t’aime loin


Certains parlent du lendemain
Ils font mal ou font du bien
On les chante on les murmure
S’ils nous mentent ils nous rassurent

D’autres n’osent pas dire qu’ils cachent
Tant de choses qui se détachent
Ils demandent et toi tu m’aimes
Ils attendent qu’on les retienne


Il y a je t’aime et je t’aime
Je t’aime trop je t’aime bien
Il y a je t’aime et je t’aime
Je ne t’aime plus je t’aime moins


Il y a ceux qui brûlent et blessent
Et puis ceux qui hurlent et cessent
Il y a ceux qu’on n’oublie pas
Surtout ceux que tu dis toi


Je t’aime trop je t’aime bien
Il y a je t’aime et je t’aime
Je ne t’aime plus je t’aime loin (X2)
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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 15:39

1.  Aspect religieux et aspect social de la profession de foi


La profession de foi  n'est pas un sacrement, mais un temps fort qui permet aux jeunes de réfléchir sur leur foi et une célébration qui compte pour les parents. Pour certains jeunes, la profession de foi est une étape importante dans leur itinéraire vers la confirmation. La profession de foi est une célébration au cours de laquelle des enfants renouvellent en leur nom propre l'engagement pris pour eux par leurs parents à leur baptême.

C'est en même temps une fête familiale, un rite social d'accès à la responsabilité personnelle, un rite de passage de l'enfance à l'adolescence. Dans la religion juive, la Bar Mitzva assure cette fonction de rite d'initiation marquant la sortie de l'enfance.

Tout en étant un temps fort au point de vue religieux, la profession de foi est pour la majorité des jeunes leur dernier acte religieux avant leur mariage à l'église, c'est la fin de leur pratique dominicale en même temps que la fin du catéchisme. Cependant au moment de leur préparation au mariage on constate le plus souvent que la foi les a profondément marqués.


2. Quelle est l'origine de la cérémonie de profession de foi ?


Cette cérémonie est récente, elle a succédé à la cérémonie de la "Communion solennelle".

Celle-ci a elle-même une histoire complexe. A partir du XVIIe siècle, sous l'influence notamment de saint Vincent de Paul, la première communion a pris en France la forme d’une cérémonie solennelle à la fin du catéchisme. Puis elle est devenue au XIXe siècle un rite de passage de l’enfance à l’age adulte.

Lors ce que le pape Pie X en 1910 demanda qu’on admette à l’eucharistie les enfants  dès « l'age de raison » vers 7 ans, on appela cette première communion « communion privée » et on continua à  célébrer la « communion solennelle » vers 12-13 ans couronnement de l’enfance et du catéchisme.

Dans les années 1950-1960, la communion solennelle  devient une profession de foi en lien avec la profession de foi baptismale de la vigile pascale. L'aube remplace les tenues antérieures. L'aube avec la croix et le cierge symbolisent l'aspect baptismal de la communion solennelle. Puis à partir des années 1970, la cérémonie n'est plus appelée Communion solennelle, mais Profession de foi. Dans certaines aumôneries, on l'appelle "fête de la foi".


3. Quelle lien
y a-t-il entre la profession de foi et la communion solennelle ?


La profession de foi a remplacé la communion solennelle. Cependant les deux cérémonies ont un sens assez différent. La communion solennelle était centrée sur l'eucharistie, c'était l'ancienne première communion. La profession de foi est centrée sur le baptême. Elle consiste principalement dans le renouvellement personnel des promesses du baptême.


4.  Comment se déroule
la célébration? 


La profession de foi s'inscrit habituellement dans une célébration eucharistique de la communauté chrétienne. Après l'homélie chaque enfant exprime sa profession de foi personnelle en lien avec la confession de foi de l'assemblée. 

On demande parfois aux parents de rédiger et de lire une prière  pour leur enfant  (Rendre grâce à Dieu pour l'engagement de son enfant et demander à Dieu de l'aider à être fidèle à cet engagement).

Ensuite le rite de l'eau et de la lumière montre comment la profession de foi rappelle le baptême. Chaque jeune, appelé par son nom, plonge la main dans une vasque d'eau bénite et fait le signe de la croix. Parfois le parrain ou la marraine allume un petit cierge au cierge pascal et la donne au jeune.  

Dans certaines aumôneries ou paroisses, on fait la célébration de renouvellement des vœux du baptême le samedi soir, en présence de la famille proche, des parrain et marraine, tandis que la messe festive avec la famille élargie est célébrée le lendemain.


5. Quelle tenue
pour  la profession de foi ?


La tenue vestimentaire (présence ou absence d'un vêtement spéciale) a un caractère symbolique. 

Pour la profession de foi, les paroisses et les écoles catholiques n'ont pas toutes la même pratique. Certaines demandent que l'on porte une aube qui rappelle le vêtement blanc du baptême pour le renouvellement des promesses du baptême. Une écharpe blanche pourrait aussi évoquer le baptême.

D'autres paroisses préfèrent qu'il n'y ait pas de vêtement spécial pour que la profession de foi ne soit pas un évènement exceptionnel, mais un engagement que l'on renouvelle chaque année à la veillée pascale.  


6. Quel cadeau faire pour une profession de foi ou une confirmation?


Le mieux, c'est de demander à celui au quel on veut faire un cadeau ce qu'il souhaite et même, si c'est possible, aller le choisir avec lui. On peut offrir un crucifix, une icône, une petite statue de la Sainte vierge, un livre religieux... pour une fille, une médaille ou une petite croix en pendentif. Il est souhaitable que le parrain et la marraine fassent un cadeau religieux à leur filleul.


7. Que dire à quelqu'un pour sa profession de foi ou sa confirmation?    


Ce que l'on peut dire dépend évidemment de la relation qui existe avec la personne.

On peut lui souhaiter que sa profession de foi (ou sa confirmation) lui apporte du bonheur et de la force pour la vie.

On peut souhaiter aussi que ce soit une occasion de s'engager personnellement dans la vie chrétienne.

 

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 14:33

 

Mgr André Dupleix, secrétaire général adjoint de la Conférence des Evêques de France, rappelle, à partir de textes de Jean-Paul II, ce qu'est l'Eucharistie.
 

Remerciements et louange à Dieu 

 "A chaque messe, nous nous rappelons le premier sentiment exprimé par Jésus dans la fraction du pain et nous le revivons : le sentiment d’action de grâce" (Lettre de Jean-Paul II aux prêtres pour le Jeudi Saint 2005)

Par sentiment d’action de grâce, il faut entendre remerciement et louange adressée à Dieu,le Père. Il a en effet scellé une alliance définitive avec les croyants par la personne et la vie de Jésus, le Christ. L’Eucharistie, en tant qu’elle rappelle la Cène et les paroles du Christ, permet aux baptisés de revivre à la fois le don que Jésus fait de sa vie et le salut -c’est-à-dire la libération totale du mal- qu’il réalise, en acceptant par amour la souffrance et la mort sur la croix. Les baptisés disent à Dieu le Père leur reconnaissance pour sa fidélité indéfectible, sa présence et son amour qui les font constamment revivre. Tout cela par Jésus, qui est manifestation totale de Dieu.


Donner son corps et son sang, comme le fait Jésus, cela signifie donner sa vie .

"Le corps et le sang du Christ sont donnés pour le salut de l’homme, de tout l’homme et de tous les hommes. C’est un salut intégral et en même temps universel, parce que nul homme, à moins qu’il ne pose librement un acte de refus, n’est exclu de la puissance salvifique du sang du Christ. (…) Il s’agit d’un sacrifice offert pour « la multitude », comme le rapporte le texte biblique" (Lettre de Jean-Paul II aux prêtres pour le Jeudi Saint 2005)

L’homme tout entier a besoin d’« être sauvé » : en d’autres termes, il a en permanence besoin de vaincre tout ce qui menace et détruit son existence, non seulement physiquement mais aussi moralement. Il est appelé à une vie éternelle. Malgré toutes ses capacités et, d’une certaine façon, sa grandeur, l’homme est marqué par la fragilité et de nombreuses dérives. Cela dès son origine. S’il est fait référence à un « sacrifice », ce n’est pas au sens du sacrifice sanglant ni d’une sorte de marchandage avec Dieu, mais au sens d’un acte librement réalisé, par amour, par Jésus qui est Dieu lui-même, Dieu dans la chair et dans l’histoire. Seul Dieu peut sauver en donnant la vie éternelle.

Donner son corps et son sang, comme le fait Jésus, cela signifie donner sa vie. La haine et la mort sont vaincues sur leur propre terrain par celui qui est auteur de la vie : Dieu sauve, il opère le « salut » de l’homme. La résurrection concerne Jésus lui-même, qui ne reste pas prisonnier de la mort, mais également tous celles et ceux qui sont en lien spirituel avec lui. Les baptisés sont ainsi en permanence appelés à vaincre toutes les formes de mort qui se manifestent dans leur vie. Puisque Jésus Christ est manifestation du Dieu créateur et universel, ce « salut » ne concerne en fait pas seulement le baptisé, mais bien tous les hommes.




Quand Jésus dit « en mémoire de moi », il signifie « en ma présence ».

"L’Eucharistie est le « mémorial », mais elle l’est dans une mesure unique : non seulement elle rappelle la mort et la résurrection du Seigneur, mais elle les actualise sacramentellement. (…) Jésus a dit : « Vous ferez cela en mémoire de moi ». L’Eucharistie ne rappelle donc pas simplement un fait, elle fait mémoire du Christ ! "(Lettre de Jean-Paul II aux prêtres pour le Jeudi Saint 2005).

L’Eucharistie est ce que l’on appelle un « sacrement » : un rite, un signe visible et efficace, un geste permettant d’être en lien particulier avec le Christ vivant.
Elle est un « mémorial » tout simplement du fait qu’elle est célébrée « en mémoire de » Jésus Christ. Quand Jésus dit « en mémoire de moi », il signifie « en ma présence ». La mémoire n’est pas, en ce sens, le souvenir du passé mais une actualisation, une mise en présence.
Jésus demande à ses disciples de le rendre présent par ce rite symbolique, c’est-à-dire de rendre présente non seulement la dernière Cène, mais aussi tout l’Evangile qui précède, sa vie, ses paroles et ses actes. Il ne veut rien dire d’autre que : « je serai au milieu de vous, je serai présent même dans l’invisible».

 
Deux "signes" sont incontournables dans la célébration de l'Eucharistie.

"Il est significatif que les deux disciples d’Emmaüs, bien préparés par les paroles du Seigneur, l’aient reconnu, alors qu’ils étaient à table, au moment du geste simple de la « fraction du pain ». Lorsque les esprits sont éclairés et que les cœurs sont ardents, les signes « parlent ». (…) C’est à travers les signes que le mystère, d’une certaine manière, se dévoile aux yeux du croyant."(Lettre apostolique de Jean-Paul II pour l’année de l’Eucharistie (octobre 2004-octobre 2005)

Rappelons d’abord que les disciples d’Emmaüs ont été rejoints par le Jésus ressuscité, alors qu’ils repartaient tristement, persuadés de son échec et de sa mort. Lorsqu’il les a rejoints, qu’il leur a expliqué les Ecritures et surtout qu’il a rompu le pain, leurs yeux se sont ouverts et ils ont compris, à travers ces signes, qu’ils étaient bien en présence du ressuscité.
Deux moments, deux « signes », sont incontournables dans la célébration eucharistique :
1.    la prière à l’Esprit-Saint sur le pain et le vin, afin qu’ils deviennent présence effective de Jésus Christ et qu’ils nous aident à comprendre cette présence
2.    le don de ce pain et de ce vin aux fidèles, la « communion », le véritable partage eucharistique.
Ajoutons que lorsque les disciples d’Emmaüs reconnaissent Jésus, ressuscité, tout autour d’eux se réarticule: ils passent de la démission, à la mission, de l’angoisse à la confiance.


Les signes, les rites, toute la symbolique chrétienne ne peuvent réellement parler que lorsqu’ils sont, pour ainsi dire, « bien faits », ce à quoi Jean-Paul II fait référence, dans son encyclique sur l’Eucharistie, quand il parle de « dignité » de la célébration. L’expression « des esprits éclairés » ne désignent pas nécessairement ainsi des esprits « privilégiés » ou spécialement éduqués mais bien des esprits qui se laissent, dans la célébration, éclairer par l’Esprit Saint.



Le repas, c’est le temps, le lieu, où toute communauté se rassemble.

" La dimension la plus évidente de l’Eucharistie est sans aucun doute celle du repas. L’Eucharistie est née au soir du Jeudi saint, dans le contexte du repas pascal. Elle porte donc, inscrit dans sa structure même, le sens de la convivialité : « Prenez et mangez… (…) buvez-en tous… ». Cet aspect exprime bien la relation de communion que dieu veut établir avec nous" (Lettre apostolique de Jean-Paul II pour l’année de l’Eucharistie (octobre 2004-octobre 2005)

Le repas, c’est le temps, le lieu, où toute communauté se rassemble. La dimension retenue aurait pu être seulement celle du sacrifice de la croix. Mais le repas, qui porte en lui ce sens du partage communautaire, l’aspect festif de la convivialité, est un acte profondément humain. Il est socialement très significatif et traduit bien cette dimension indispensable de l’Eucharistie, la dimension communautaire et collective.



L’Eucharistie nous rend présents les mystères de la foi.

"Le Sacrifice eucharistique rend présent non seulement le mystère de la passion et de la mort du Sauveur, mais aussi le mystère de la résurrection (…). C’est en tant que vivant et ressuscité que le Christ peut, dans l’Eucharistie, se faire « pain de vie », « pain vivant ». (Lettre encyclique de Jean-Paul II (2003) sur l’Eucharistie)

Dans la tradition religieuse, le mystère désigne ce qui relève du plus profond de l’existence et que l’on n’a jamais fini de comprendre. Pas nécessairement quelque chose d’incompréhensible ou qui ne s’explique pas. Quand bien même l’homme n’en aurait pas toutes les clefs, le mystère traduit un accès réel à Dieu, un renouvellement de notre vie par sa présence.
L’Eucharistie nous rend présents les mystères de la foi parce qu’elle est mémorial, rappel et actualisation des gestes et des paroles de la Cène, tout autant que de ce qui suivra,la passion, la mort et la résurrection.




Une présence "réelle"

" La représentation sacramentelle du sacrifice du Christ (…) implique une présence (…) « réelle » (…) : « Par la consécration du pain et du vin s’opère le changement de toute la substance du pain en la substance du corps du Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en la substance de son sang (…) » [Concile de Trente]. (…) L’Eucharistie est vraiment « mysterium fidei », mystère qui dépasse notre intelligence et ne peut être accueilli que dans la foi" (Lettre encyclique de Jean-Paul II (2003) sur l’Eucharistie)

Au cœur du sacrement, par la grande prière eucharistique et le don du pain qu’est la communion, se manifeste pour le baptisé et la communauté ecclésiale, une présence dite « réelle », c’est-à-dire véritable et spécifique, bien qu’invisible, du Christ ressuscité.
Un simple discours philosophique sur la matière ou la substance ne suffit pas à expliquer cette présence : elle relève véritablement d’un acte de foi.




Le Christ est présent en nous de multiples façons.

"C’est précisément l’unique Pain eucharistique qui fait de nous un seul Corps. L’Apôtre Paul l’affirme : « Parce qu’il n’y a qu’un seul pain, à plusieurs nous ne sommes qu’un seul corps : car tous nous participons à ce pain unique ». (…) Si l’Eucharistie est source de l’unité ecclésiale, elle en est aussi la plus grande manifestation"

L’image du Corps est particulière à saint Paul. Par la référence au Christ, elle rappelle beaucoup plus qu’une simple solidarité entre les membres. L’Eglise est plus qu’un corps social, elle est union des baptisés et des communautés ecclésiales dans leurs différences. Chaque membre du corps est profondément lié aux autres.

Le Christ est présent en nous de multiples façons : dans la célébration spécifique des sacrements, mais aussi au cœur de toute prière personnelle et ecclésiale, ou encore dans le lien intime de tout baptisé avec lui -quelles que soient les formes dans lesquelles s’exprime cette relation. Comme il était présent au milieu de la foule, Jésus l’est en chaque homme et au cœur de toute communauté rassemblée par sa Parole. Mais cette présence n’est jamais imposée à celui qui la refuse expressément. Elle peut prendre alors et mystérieusement une autre forme -proximité invisible jusque dans la distance- dans le respect de la liberté personnelle.

 

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