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Secrétariat paroissial
5 rue saint Martin,
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Mardi 15h00 - 18h00

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Le Curé

Abbé Ildephonse NIYONGABO

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric REBUFFEL

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

ob_4a2372_dscf5396.JPG
Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 11:00

Jesus-Miseric.jpgAujourd'hui le mot "miséricorde" évoque la pitié que l'on pourrait avoir pour quelqu'un qui a commis une faute et à qui on pardonne. La notion biblique de miséricorde est beaucoup plus vaste.

Ce mot désigne, en hébreu, le cœur profond, les "entrailles" qui frémissent sous le coup de la douleur et de la peine. Quel père ou mère n'a ressenti cela en sachant son enfant malade, perdu ? La miséricorde apparaît donc comme l'attachement profond d'un être pour un autre et particulièrement de Dieu pour l'homme. Dans notre vie, Dieu souffre avec nous, il est bouleversé par nos malheurs, nos souffrances et notre condition d'homme pécheur.

Dans un grand mouvement d'amour pour nous, il nous manifeste sa tendresse, nous aide concrètement dans nos vies, nous témoigne sa "miséricorde", nous pardonne nos manquements, nos faiblesses, nous envoie son Fils. Dans le Nouveau Testament, Jésus nous invite à faire de même envers nos frères : "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux". Mt 5,48) C'est l'une des conditions de la vie éternelle Cliquer pour comprendre.

Le sacrement

Dans notre vie de foi, c'est au travers du sacrement de réconciliation en particulier que nous percevons la miséricorde de Dieu et plus largement dans la prière et les différents sacrements dans lesquels est communiqué le don de Dieu. Le pardon de Dieu nous remplit de joie et d'allégresse, nous redonne la paix. Mais ce n'est pas tout. Dieu nous manifeste aussi son attachement, sa miséricorde, au travers de personnes,  d'événements concrets, de rencontres,  qu'il faut savoir relire dans sa vie.

www.croire.com

DIMANCHE DE LA MISERICORDE DIVINE - 7 AVRIL 2013

11h00 La Pointe de Contes : messe

15h00 Contes (église sainte Marie-Madeleine): chapelet de la Miséricorde Divine

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 18:05

paques1.png« Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rend au tombeau. La pierre a été enlevée... Les bandelettes ont été déposées... Le linge est roulé à part » (Évangile selon saint Jean, 20).
Étymologiquement, « Pâques » signifie « passage » : par ce passage de la mort à la Vie, le Christ a sauvé l'Homme du péché et l'a appelé à la vie éternelle. La Résurrection du Christ est l'accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C'est pourquoi la fête de Pâques, célébrée par une messe solennelle, est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d'allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie et de lumière.

www.cef.fr

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 07:37

2012-2013-0002.jpgLa célébration de la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques est « une veille en l'honneur du Seigneur » durant laquelle les catholiques célèbrent Pâques, passage des ténèbres à la lumière, victoire du Christ sur la mort. C'est pourquoi, dans la nuit, le feu et le cierge de Pâques sont allumés, puis la flamme est transmise aux fidèles.
C'est aussi durant cette veillée - ou Vigile pascale - que sont célébrés les baptêmes d'adultes. Ils sont aussi l'occasion pour les fidèles de renouveler les promesses de leur baptême. Au cours de la Vigile pascale 2008, plus de 2675 baptêmes ont été célébrés (2700 en 2007, 2650 en 2006 et 2400 en 2005). Près de 80 % de ces catéchumènes ont entre 18 et 40 ans.
Pour les enfants, les jeunes et les adultes qui vont être baptisés au cours de la vigile pascale, Pâques résonne en événement inaugural de leur vie de chrétien.
A l'issue de leur chemin catéchuménat, vécu depuis plusieurs années, cette nuit pascale constitue un sommet pour leur initiation chrétienne ; Sommet signifié par l'ensemble de la liturgie qui célèbre la mémoire de Jésus Christ.
Au cœur de la vigile, les rites spécifiques aux sacrements d'initiation sont parlants : La plongée dans l'eau, symbole de mort et de vie, passage à la résurrection dans le Christ. On est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Au sortir de l'eau, les nouveaux baptisés seront revêtus du vêtement blanc. Ils le porteront au cours de certaines célébrations du temps pascal.
S'ils sont confirmés ce soir-là, il y aura le rite avec le saint chrême, la marque de l'Esprit Saint.
Avec toute l'assemblée, ils recevront le cierge allumé. Tels des porteurs de la lumière de foi dans leur vie, ils participent à la liturgie eucharistique et communient pour la première fois.
Ce qui est beau à voir et non moins significatif, c'est la joie rayonnante de ces nouveaux baptisés. Cette émotion profonde et toute simple mais qui en dit long sur la transformation humaine et spirituelle qu'ils sont en train de vivre. Ils sont les mêmes hommes, les mêmes femmes qu'auparavant mais tout autre quand même puisque résolument disciples de Jésus de Nazareth.

www.cef.fr 

Veillée Pascale : La Pointe de Contes à 21h00

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 13:07

la-cene-du-seigneur.jpgJeudi Saint, 28 mars 2013

Jésus prend son dernier repas avec les douze Apôtres dans la salle dite du « Cénacle ». Saint Paul et les évangélistes Marc, Luc et Matthieu rapportent les récits de la Cène (1re Épître aux Corinthiens, 11 ; Évangile selon saint Marc, 14 ; Évangile selon saint Luc, 22 ; Évangile selon saint Matthieu, 26) au cours de laquelle, en prenant le pain et le vin, le Christ rend grâce et offre son Corps et son Sang pour le salut des hommes.
Après ce repas de la Cène, l'heure de l'épreuve approchant, le Christ se rend au jardin des Oliviers avec les apôtres
 pour veiller et prier.
Le Jeudi Saint
, l'Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur », puis les fidèles s'unissent à la prière du Christ ce soir-là, en veillant auprès du Saint-Sacrement (le pain et le vin consacrés au cours de la messe) jusque tard dans la nuit.

La Cène du Seigneur, La Pointe de Contes, église saint Maurice à 19h00.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 13:15

2013-02-22-15.16.57.jpgLes catholiques célébreront cette année la grande fête de Pâques le 31 mars 2013. Cet événement est le cœur même de la foi chrétienne. C'est pourquoi les chrétiens se préparent à la fête de Pâques depuis le début du Carême, et en particulier tout au long de la Semaine Sainte. 

La Semaine Sainte commence le dimanche des Rameaux (célébration de l'entrée solennelle du Christ à Jérusalem), inclut le Jeudi Saint (célébration de l'institution de l'Eucharistie et du Sacerdoce par le Christ) et le vendredi Saint (célébration de la Passion du Christ et de sa mort sur la croix). Elle s'achève avec la veillée pascale, pendant la nuit du samedi Saint au dimanche de Pâques (résurrection du Christ).

Parmi les célébrations jalonnant cette montée vers Pâques - messe du dimanche des Rameaux, messe chrismale (lundi saint à Don Bosco à Nice à 19h00), messe de la Cène du Seigneur (La Pointe de Contes à 19h00), office de la Passion (Contes, église sainte Marie-Madeleine à 18h00), Vigile pascale (La Pointe de Contes à 21h00) et messe de Pâques - l'une d'entre elles tient une place particulière : la Vigile pascale. La Vigile pascale rassemble, par ses rites, tous les éléments du message de Pâques. Les baptêmes d'adultes et de jeunes, qui seront célébrés cette nuit-là, rejaillissent sur toute la communauté et rappellent à chacun les promesses de son baptême.

Niedziela Palmowa 995114Dimanche des Rameaux, 24 mars 2013

Six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vient à Jérusalem. La foule l'acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de manteaux et de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur.
En mémoire de cet événement, les catholiques viennent à l'église, ce jour-là, avec des rameaux
 (de buis, olivier, laurier ou palmier, selon les régions) que le prêtre bénit au début de la messe. Les fidèles les emportent ensuite chez eux pour orner leur crucifix jusqu'au dimanche des Rameaux de l'année suivante.

messe-chrismale.jpgMesse chrismale, 25 mars 2013

Le lundi de la Semaine Sainte, de nombreux diocèses proposent la messe chrismale (Nice). Elle peut être fixée un autre jour de la Semaine Sainte : dans le rite catholique latin, la messe chrismale n'appartient pas, au sens strict, au triduum pascal. Si elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin, elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu'elle soit proche de Pâques.
Beaucoup d'évêques, pour faciliter la participation des fidèles et des prêtres, 
choisissent un soir de l'un ou l'autre des jours saints, le lundi, le mardi ou le mercredi.
Durant la messe 
chrismale, l'évêque consacre le saint chrême et bénit les autres huiles saintes.

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 13:48

« Je donne au Denier de l’Église depuis cinq ans. Engagée dans ma paroisse, je sais combien elle a besoin de la participation de chacun.

J’ai choisi le prélèvement automatique dans un souci de confort personnel : cela me permet d’étaler mon don sur toute l’année sans déséquilibrer mon budget, je n’ai plus à me préoccuper de signer mon chèque, de le poster, etc.

Ensuite, je sais que le prélèvement automatique permet à ma paroisse de mieux gérer ses comptes, de prévoir un budget.

Et je sais aussi que je peux diminuer mon don ou l’arrêter quand je veux. »

Sophie, 37 ans

« Je donne au denier de l’Église depuis que j’ai un salaire : je peux me le permettre.

J’ai eu l’exemple de mes parents qui ont toujours donné et, une année, j’ai été interpelée par le slogan de la campagne annuelle – “Il y a une église dans ma vie” – Cela a été une prise de conscience : je me suis dit que c’était le moment de faire un geste.

Comme je donnais déjà à des ONG, j’ai hiérarchisé mes dons, en privilégiant l’Église, car je sais qu’elle a peu de moyens et de prêtres. Pour moi, donner au denier de l’Église c’est rétribuer justement l’Église pour les services qu’elle m’apporte au jour le jour.

C’est aussi une façon de participer à l’effort de sa mission. »

Audrey, 26 ans

« Après le décès de ma mère, j’ai découvert qu’elle donnait 15 % de ses revenus au Denier de l’Église.

Ayant vécu la séparation de l’Église et de l’État, mes grands-parents lui avaient expliqué que l’Église ne vivait que de la générosité des fidèles.

A mon tour, je veux transmettre cette tradition familiale à mes propres enfants en leur faisant comprendre qu’ils ne peuvent pas se dire catholiques et ne rien donner au Denier. »

Martine, 54 ans

« J’ai vraiment pris conscience de l’importance du Denier lorsque j’ai côtoyé l’Église de près, ayant passé une année au noviciat d’une congrégation apostolique.

Passer outre l’image de l’Église riche, accepter que les structures doivent vivre, et puis accomplir aussi mon “devoir”. Pour moi, c’est devenu une forme d’évidence : il est normal que le chrétien donne.

Pour simplifier la démarche, j’ai choisi le prélèvement automatique qui permet d’assurer un don régulier, et de ne plus y penser !

J’ai par ailleurs défini une somme qui me paraissait raisonnable : conséquente mais pas douloureuse. »

Maximin, 31 ans

www.ktotv.com

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 12:05

Niedziela Palmowa 995139Avec le jour de Noël et le mercredi des Cendres, le dimanche des Rameaux rassemble des assemblées nombreuses dans les églises. Ce dimanche inaugure la Semaine Sainte.

Le décorum liturgique du dimanche des Rameaux peut sembler folklorique pour le non-initié. Pourtant il met en scène liturgiquement l’essentiel de la vie de foi du croyant.

Après la lecture d’un des textes de l’entrée de Jésus à Jérusalem, les rameaux sont bénis et distribués sur le chant du Hosanna directement emprunté à l’épisode de l’Evangile. La célébration commence à l’extérieur de l’église, toutes portes closes. Chacun reçoit un rameaux : une banche d’arbre ou d’arbuste. En fonction de la latitude où l’on célèbre ce jour, d’aucun utilisera du sapin, des palmes, de l’olivier, du buis etc.

Ces branches vertes, levées par l’Eglise en prière sur le chant joyeux "Hosanna !"  est une réponse collective et personnelle à l’invitation du Seigneur : "suis-moi !".

En franchissant les portes et en entrant dans l’église, l’assemblée, conduite par la croix de procession manifeste ce désir de suivre le Seigneur jusqu’au bout.

La violence de la Passion

Le croyant est ainsi prévenu. La vie à la suite du Christ n’épargne pas de la violence, de la haine ou de la mort. L’Evangile n’est pas un conte de fées qui permettrait de s’évader des réalités concrètes. Après cette  marche de tous derrière la croix, l’évangile de la Passion est lu, comme pour insister à nouveau sur l’exigence d’une vie de croyant à la suite du Christ.

A la fin de la célébration chacun retournera chez lui, et traditionnellement déposera son rameau près d’un crucifix. C’est le signe fort de la volonté du disciple de suivre toutes les exigences de l’Evangile au quotidien, dans l’intimité de sa maison et de l’ordinaire des jours. Cet élan généreux va pourtant, au long de l’année et au rythme des reculs et du péché du croyant, peu à peu s’assécher.

Au bout d’un an cette branche sèche deviendra l’image de l’impuissance des seules forces du croyant et donc de son besoin d’être sauvé. Mais la vie du croyant n’est pas une spirale infernale dont l’issue serait le désespoir.  Cette branche morte servira à fabriquer les cendres qui marqueront les fronts des disciples repentants. En étant marqué par la cendre se son rameau et en entendant "convertis-toi et crois à l’Evangile", le disciple prend conscience  que seuls la fidélité et l’amour du Seigneur pourra les relever. Il en prend le chemin pendant les 40 jours du carême qui vécu dans la prière, le jeûne et le partage, lui permettront de soulever un nouveau rameau et de chanter Hosanna en redisant son désir d’être vraiment disciple : humblement mais fermement !

Sébastien Antoni, assomptionniste

www.croire.com

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 11:40

Un reportage biblique sur une question de foi, utilisable par des catéchistes ou des parents pour lancer une réflexion avec des enfants.
Extrait de "Mille questions à la foi", à voir en entier ici :

 http://www.ktotv.com/videos-chretienn...

Messe de solennité de saint Joseph, mardi 19 mars à 18h30, chapelle Saint Joseph à Contes.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 22:00

vatican2.pngL’un des obs­tacles mis à une ré­vi­sion des choix in­ef­fi­caces ef­fec­tués il y a un de­mi-siècle ré­side dans l’éla­bo­ra­tion doc­tri­nale qui a été opé­rée au cours de cette pé­riode et qui contri­bue à brouiller la lu­ci­di­té en­vers la réa­li­té.

Du concile Va­ti­can II à au­jourd’hui, la consti­tu­tion Gau­dium et spes  a re­pré­sen­té la pierre an­gu­laire de la doc­trine so­ciale et po­li­tique de l’Eglise. Selon les termes de Jean-Paul II, elle est « la Magna Carta de la di­gni­té hu­maine ». De­puis 1965, « Gau­dium et spes trace le vi­sage d’une Église “in­ti­me­ment so­li­daire du genre hu­main et de son his­toire”, qui che­mine avec toute l’hu­ma­ni­té et qui est su­jette, avec le monde, au même sort ter­restre, tout en étant “le ferment et, pour ainsi dire, l’âme de la so­cié­té hu­maine ap­pe­lée à être re­nou­ve­lée dans le Christ et trans­for­mée en fa­mille de Dieu” ». Quant à la clé de com­pré­hen­sion de Gau­dium et spes, c’est la per­sonne :

« Tout [y] est consi­dé­ré à par­tir de la per­sonne et en di­rec­tion de la per­sonne, “seule créa­ture sur terre que Dieu a vou­lue pour elle-même”. La so­cié­té, ses struc­tures et son dé­ve­lop­pe­ment doivent être fi­na­li­sés à “l’essor de la per­sonne”. Pour la pre­mière fois, le Ma­gis­tère de l’Église, à son plus haut ni­veau, s’ex­prime de ma­nière aussi large sur les dif­fé­rents as­pects tem­po­rels de la vie chré­tienne : “On doit re­con­naître que l’at­ten­tion ap­por­tée par la Consti­tu­tion aux chan­ge­ments so­ciaux, psy­cho­lo­giques, po­li­tiques, éco­no­miques, mo­raux et re­li­gieux a sti­mu­lé tou­jours plus […] la pré­oc­cu­pa­tion pas­to­rale de l’Église pour les pro­blèmes des hommes et le dia­logue avec le monde” ».

Gau­dium et spes est l’acte ini­tial d’in­tro­duc­tion du per­son­na­lisme dans le ma­gis­tère ca­tho­lique, de sorte que la concep­tion que ce texte dé­ve­loppe au sujet de la per­sonne dé­ter­mi­ne­ra le type de re­la­tion entre l’Eglise, le monde et les hommes. L’objet du pré­sent ar­ticle est d’élu­ci­der ce point de dé­part.

Qu’est-ce que l’homme pour Gau­dium et spes ? Dans son prin­cipe, il se pré­sente comme un mys­tère, une contra­rié­té, dès lors que « tout homme de­meure à ses propres yeux une ques­tion in­so­luble qu’il per­çoit confu­sé­ment », ques­tion qui « ne s’éclaire vrai­ment que dans le mys­tère du Verbe in­car­né ». La vé­ri­té de l’homme se laisse trou­ver quand le Christ, la Vé­ri­té même, lui ré­vèle sa propre vé­ri­té : le Christ, image de Dieu le Père, ré­vèle à l’homme sa vé­ri­té d’image de Dieu. Le Christ, nou­vel Adam, « dans la ré­vé­la­tion même du mys­tère du Père et de son amour, ma­ni­feste plei­ne­ment l’homme à lui-même et lui dé­couvre la su­bli­mi­té de sa vo­ca­tion ».
C’est dans le Christ, image du Dieu in­vi­sible, que l’homme a été créé à l’image et res­sem­blance du Créa­teur ; « c’est dans le Christ, ré­demp­teur et sau­veur, que l’image di­vine, al­té­rée dans l’homme par le pre­mier péché, a été res­tau­rée dans sa beau­té ori­gi­nelle et en­no­blie de la grâce de Dieu ». De la théo­lo­gie pau­li­nienne selon la­quelle l’image par­faite de Dieu est le Christ lui-
même, il suit que l’homme doit se confor­mer à cette Image pour de­ve­nir en­fant du Père, par la puis­sance de l’Es­prit Saint. Pour de­ve­nir en­fant de Dieu, il est né­ces­saire que l’homme par­ti­cipe ac­ti­ve­ment à sa trans­for­ma­tion en se confor­mant au mo­dèle, c’est-à-dire à l’Image du Fils. Etant image de Dieu ré­vé­lée par le Verbe, l’homme ac­quiert sa di­gni­té dans la créa­tion. « La di­gni­té de la per­sonne hu­maine s’en­ra­cine dans sa créa­tion à l’image et à la res­sem­blance de Dieu ». En rai­son de cette di­gni­té per­son­nelle, pré­sente de ma­nière égale en tout homme, la per­sonne hu­maine est « la seule créa­ture sur terre que Dieu a vou­lue pour elle-même », for­mule sou­vent re­prise par Jean-Paul II, et qui se fonde sur les ca­pa­ci­tés spi­ri­tuelles d’in­tel­li­gence et de vo­lon­té, prin­ci­pa­le­ment, par le don de la li­ber­té, la vraie li­ber­té étant dans l’homme « le signe pri­vi­lé­gié de l’image di­vine ».

En consé­quence « [l’]Eglise [re­con­naît et af­firme] le ca­rac­tère cen­tral de la per­sonne hu­maine en tout do­maine et ma­ni­fes­ta­tion de la so­cia­li­té » ; « L’ac­tion so­ciale des chré­tiens doit s’ins­pi­rer du prin­cipe fon­da­men­tal de la cen­tra­li­té de l’homme », parce que la per­sonne hu­maine « est et doit être le prin­cipe, le sujet et la fin de toutes les ins­ti­tu­tions », en vertu de quoi « tout sur terre doit être or­don­né à l’homme comme à son centre et à son som­met ». Mais l’homme ne doit-il pas s’or­don­ner au Christ, et par sa mé­dia­tion, à Dieu ? C’est d’ailleurs ce qu’af­firme une autre consti­tu­tion conci­liaire, Lumen Gen­tium, en sui­vant l’en­sei­gne­ment de saint Paul (1 Cor 3, 23). Tou­jours est-il que Gau­dium et spes ne le fait pas, concen­trant la to­ta­li­té de son at­ten­tion sur la per­sonne hu­maine. Telle est la clé de l’hu­ma­nisme chré­tien, qui com­prend le chris­tia­nisme « comme un grand mou­ve­ment pour la dé­fense de la per­sonne hu­maine et la pro­tec­tion de sa di­gni­té ». La di­gni­té de la per­sonne hu­maine est la co­lonne ver­té­brale de la doc­trine so­ciale de l’Eglise, le « prin­cipe […] sur le­quel re­posent tous les autres prin­cipes et conte­nus de la doc­trine so­ciale ».

Est-il pos­sible de dou­ter que la clé de la ré­dac­tion et de la lec­ture de Gau­dium et spes soit an­thro­po­cen­trique ? Comme cela est dit dès l’in­tro­duc­tion du do­cu­ment, ce texte ne s’adresse pas aux chré­tiens mais à tous les hommes, dont les dis­ciples du Christ se sentent « so­li­daires ». En se tour­nant vers l’homme, l’Eglise d’au­jourd’hui sem­ble­rait re­joindre ainsi l’hu­ma­nisme chré­tien de la Re­nais­sance, et voler au se­cours de l’hu­ma­nisme mo­derne pour le bap­ti­ser et l’in­té­grer à son propre hé­ri­tage. Et bien qu’elle ne soit que l’ex­pres­sion d’un sou­hait, cette vo­lon­té di­rige la ren­contre de l’Eglise avec le monde et avec Dieu, se per­sua­dant que « l’homme est la fi­na­li­té du monde et que le de­voir du genre hu­main consiste dans la maî­trise de la réa­li­té mon­daine ».

La théo­lo­gie de l’imago Dei se ré­fère à la di­gni­té ob­jec­tive de la per­sonne, ap­pe­lée au salut en rai­son de sa ra­tio­na­li­té et de sa li­ber­té. Cette di­gni­té et ce salut se réa­lisent d’une ma­nière dy­na­mique dans la­quelle s’en­tre­croisent l’his­to­ri­ci­té de la vie hu­maine et la réa­li­sa­tion de sa fi­na­li­té au-de­là de l’his­toire. La di­gni­té exige un dé­ploie­ment so­cial, car « en se dé­cou­vrant aimé de Dieu, l’homme com­prend sa di­gni­té trans­cen­dante, il ap­prend à ne pas se conten­ter de soi et à ren­con­trer l’autre dans un tissu de re­la­tions tou­jours plus au­then­ti­que­ment hu­maines » ; c’est la loi de l’amour, « ca­pable de trans­for­mer de façon ra­di­cale les rap­ports que les êtres hu­mains en­tre­tiennent entre eux ». Le péché as­som­brit la di­gni­té on­to­lo­gique, mais il ne l’ef­face pas, car, bien que la rup­ture avec Dieu pro­duise un dé­chi­re­ment, l’homme de­meure imago Dei et capax Dei.

Jean Fernando Segovia

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:18

Toute sa vie, Jésus exprime la mission pour laquelle il est venu sur terre : servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. Il affirme : " Ma vie, nul ne la prend, c'est moi qui la donne. " même si au moment de son arrestation " son âme est triste à en mourir ", comme le raconte l'Evangile. Si Jésus va jusqu'au bout du don de sa vie, c'est pour nous sauver du péché, pour nous montrer jusqu'où va le mal mais surtout jusqu'où va l'amour.

www.ktotv.com

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